The Holiday ScamA story about getting lost
Cela fait maintenant quelques mois que nos Voyageurs, embarqués depuis Boston vers une destination paradisiaque vantée dans une annonce publicitaire douteuse, ont fait escale sur l’île d’Egún, dans le triangle des Bermudes. Mais nos braves étrangers se retrouvent à présent coincés sur l’île, à la suite d’un terrible ouragan...

En dehors des dégâts monstrueux provoqués par la tempête, une étrange ouverture est apparue dans les montagnes jusqu’alors infranchissables. Cette « porte » s’ouvre vers l’autre côté de l’île, où vivent les habitant originels d’Egún, les Natifs. Ni les voyageurs ni les Natifs de l'île n’avaient connaissance de l’existence des autres et pourtant seul un couloir antique les sépare à présent. Que leur réserve l’avenir ?
event
L'event loup garou est lancé ! Toutes les explications relatives à cet event se trouvent juste ici www.

Il se fait en deux temps avec un topic pour chaque groupe : pour les voyageurs et pour les natifs
Màj Avril 2020
Pour les deux ans du forum, nous avons procédé à une colossale mise à jour, concernant à la fois la strcuture du forum, son système et son design ! Toutes les nouveautés sont récapitulées dans ce sujet !

Parmi les détails les plus important, il faut citer la mise en place d'une carte intéractive de l'île et la création de 4 nouveaux prédéfinis (Wura, Feran, Karim et Brooke) !
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The Holiday Scam est un forum fondé sur un concept original, imaginé par ses fondatrices, Aiden et Lenorian. De fait, l'ensemble du contenu fourni (contexte, annexes, intrigues, etc.) et les codes proposés appartiennent au staff. Le design du forum a été réalisé par Lenorian. Les productions écrites sur le forum appartiennent à ses membres.

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Not all those who wander are lost
Medeïa
— Tu es prêt, papa ?

Sur le seuil de leur logement, Khali a les bras croisés sur ses hanches. Du haut de ses trois pommes, elle fixe intensément son père, visiblement trop lent à son goût.

— Presque, j’arrive ! râle-t-il.

Depuis quand Khali fait-elle la loi ?

— Dépêche-toi, Iyara attend !

L’enfant piaffe d’impatience, dans sa tenue de voyage. Avec cette astucieux alliage de tissu léger et de cuir, elle aurait presque l’air d’une chasseresse miniature. Pressée de rejoindre le dos robuste d’Iyara, la jument d’Iwuri, pour le début de leur voyage la petite n’en peut plus d’attendre que son père rassemble leurs dernières affaires.

— Tu préfères Iyara ou papa ? l’interroge le blond en la soulevant dans les airs.

Moue pensive de l’enfant, qui manque de briser le cœur du géant.

— Papa ! s’exclame-t-elle en l’étreignant, avant d’ajouter : mais que si tu dépêches…

— Oui, oui…

D’un signe de tête, il lui fait signe de venir sur ses épaules, de sorte à ce qu’il puisse se saisir du sac avec sa main. Sortant de la petite habitation, il charge l’équipement sur la jument un peu plus loin, adresse de dernières salutations et, Khali devant lui, les reines dans ses mains minuscules. Deux claquements de langue suffisent à Iyara pour qu’elle comprenne qu’il est l’heure de partir. La petite tête blonde n’est pas installée à même la selle, pour sa santé comme sa sécurité, et Iwuri a fait bricoler pour elle une sorte de petit siège évitant d’avoir à directement subir les à-coups de l’équitation. Lorsqu’elle est fatiguée, il la prend contre lui dans des tissus noués à l’avance, pour qu’elle puisse se reposer sans risquer de tomber du cheval. La vie avec Khali est faite d’improvisations saugrenues, mais au moins, Iwuri peut continuer à voyager comme il l’entend.

La veille, l’un des marchés du delta a pris fin. Cet événement rassemblant des Ijọbiens venus de partout, les organisateurs et la reine font souvent appel à qui veut bien prêter sa force au maintien de la sécurité. S’il s’agit d’un carrefour entre les trois grandes régions de l’île, c’est aussi un endroit regorgeant de danger. Pour peu qu’un enfant s’éloigne de ses parents et tombe dans l’eau, il est probable qu’on ne retrouve même pas son cadavre. Quelque peu apeurés par la présence humaine mais tout de même là, des bêtes rôdent en effet dans les parages. Iwuri s’est porté volontaire, parce qu’il voulait montrer le grand marché à Khali. Improvisant des vacances lorsque son devoir lui laissait du répit, la petite famille avait eu accès aux privilèges réservés aux protecteurs du lieu.

A partir du delta, deux jours à peine suffisaient à atteindre Oluh, dernier lieu de travail d’Iwuri en date. Khali aimait vient le village de pierre, mais le maître d’arme craignait que les tensions qui y règnent d’explosent trop vite. Les étrangers cristallisaient contre eux la curiosité comme les inquiétudes, mais dans le cœur des Ijọbiens grandissait une crainte évidente. D’où viennent-ils ? Pourquoi sont-ils si différents et parlent pourtant notre langue ? Que veulent-ils ? Certains pensent qu’ils sont les envoyés maudits des Dieux, sortis des entrailles de la mer et de la terre de l’autre côté des montagnes, autant de lieux interdits pour les braves Ijọbiens. Le fait est que leur présence au palais avait causé une grande agitation, chaque fois accrue lorsque l’un d’eux venait à manquer à l’appel quotidien.

S’éloigner d’Oluh, c’était aussi quitter une fourmilière agitée, que même la reine avait du mal à contrôler.

— Plus vite, papa !

Tout sourire, Iwuri claqua sa langue contre son palais une fois et Iyara s’élança.

Les cheveux les mieux dressés venaient d’Isokan, où la jument avait grandi, avant d’être offerte au maître d’arme en guise de paiement. Forte et agile, elle parvenait sans mal à s’éloigner des sentiers si cela était nécessaire. Néanmoins, même pour impressionné sa fille, Iwuri n’était stupide pour lancer son cheval à toute vitesse entre les arbres et les grosses racines. Rapidement, le voyage repris un rythme normal.

Ne souhaitant pas tout de suite rentrer au palais - il n’était pas vraiment un garde, de toute manière, personne ne devrait se formaliser de son évident retard -, il se décida à montrer un endroit secret à Khali avant de rentrer à Oluh. Cet endroit était une oasis majestueuse, dotée de milles et unes cascades, enfoncée dans la forêt entre Alafia et Aisiki comme si Iseda elle-même l’avait posée là. Le blond sait que cela ne pourra que plaire à sa fille, une enfant dont la curiosité et l’émerveillement n’a aucune limite et que le voyage, pour peu qu’il soit accompagné de nouveauté, ne dérange pas.

Pour parvenir à cet endroit, il fallait suivre des chemins secondaires pour rejoindre la route principale d’Aisiki, avant de partir vers le nord-est.

****

Après avoir chevauché une bonne partie de la matinée et empiété sur l’après-midi, du fait des pauses multiples - entre les animaux à observer, les fleurs à ramasser pour orner les cheveux de papa, puis les cheveux de Khali et autres nécessités -, la route principale d’Aisiki s’offrait à eux.

Augmentant doucement la cadence, ils croisèrent quelques Ijọbiens, dont un marchand plein de bagage qui avait du mal à s’orienter, et reprirent leur route. Il fallait ensuite atteindre la limite entre Aisiki et Alafia pour quitter le chemin. D’ici-là, ils auraient la possibilité de profiter d’une route droite et bien entretenue.

— Papa ! Regare !

Le cri de sa fille, alors qu’ils viennent de dépasser un autre cavalier, le surprend. Baissant la tête vers elle, il constate qu’elle pointe son doigt dans une direction sur laquelle elle braque un regard plein de curiosité. Se retournant, Iwuri constate que c’est la personne qu’ils viennent de dépasser qui fait l’objet de l’adulation soudaine de l’enfant.

Mais Khali ne s’arrête pas, piaffant d’enthousiasme.
Impossible pour l’objet de son attention de ne pas entendre la suite.

— Elle a des cheveux tout blancs ! Tu crois que c’est une déesse, papa ? Kere dit que les dieux sont très très très beaux !

Plissant des yeux, il observe un instant la cavalière, avant de comprendre. Impossible de ne pas la reconnaître, avec ses traits si particuliers. Peau diaphane, élégance et grâce d’une noblesse évidente, cheveux d’un blanc pur… Medeïa. Tirant doucement sur les rênes il attend que la jeune femme se retrouve à leur hauteur.

— Bonjour ! Navré, vous avez piqué l’intérêt de ma fille, lance-t-il avec un sourire. Êtes-vous une envoyée des dieux ?

Affichant une mine bienveillante, il laissa Khali se redresser sur la selle, toujours maintenue contre son torse par une écharpe en tissu.

Petites mains fermement ancrées sur la manche de son père, elle attend avec des yeux pétillants la réponse de la jeune femme, sans la quitter des yeux - ça briserait presque le cœur du pauvre homme, de se voir doublé en beauté aux yeux de Khali par quelqu’un d’autre -

Le sujet était délicat, mais Iwuri choisit de ne pas révéler ce qu’il sait au sujet de cette jeune femme. Si elle était sur cette route, c’est qu’elle allait probablement à Oluh. Qui sait ce qu’il se passerait, une fois qu’elle y aura mis les pieds…

Comme si la confusion qui y règne déjà n’est pas suffisante.


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Mon esprit était épris de tourments depuis mon départ. En tant que Protectrice, je n’étais pas sans savoir les dangers que comportaient les voyages d’une ville à une autre d’Ijọba. Mes privilèges au sein de la communauté d’Aisiki m’avaient permis d’emprunter un canasson nommé Pedro. Avec lui, mes craintes étaient diminuées de moitié. Toutefois, l’image d’Ebo me restait en tête. Jusqu’à présent, je ne m’étais jamais opposé à ses décisions. Bien que mon choix de me rendre à Oluh n’allait en rien à l’encontre de ses propos, je sentais sa désapprobation muette me parcourir l’échine et me dévorer à petit feu. Elle s’était occupée de moi pendant tellement de temps, que j’avais fini par trop m’en remettre à elle. Ce n’était ni bon pour moi, ni bon pour elle. C’est pourquoi les Dieux avaient dû me ramener dans le droit chemin. Leurs paroles n’étaient pas claires, mais elles me laissaient penser que je trouverais réponse à Oluh, auprès des prêtres.

Mon voyage devait s’effectuer dans la plus grande discrétion. Ayant été chassée de la Cour par le passé, je n’étais pas la bienvenue en ces lieux. A juste titre, la reine Ayaba me tenait en héritière potentielle du trône, par conséquent, j’étais considérée comme son ennemie ; une ennemie de l’ombre qui pourrait tenter d’usurper le trône à tout instant, d’après ses conseillers. Pour ma part, j’avais la preuve que de nous deux, ma demi-sœur était la véritable usurpatrice. Les Dieux m’étaient favorables et attendaient mon couronnement avec impatience. Je commençais à entrevoir leurs desseins. Si seulement j’avais accès à plus de précisions, j’aurais pu comprendre pourquoi ils m’appelaient au secours du peuple ijọbien maintenant.

Ce n’était qu’au second jour de route, que je compris la raison de cette alerte. Un marchand itinérant quittant un des marchés d’Oluh m’informa de la présence d’étrangers au palais. Ces « étrangers » n’étaient autre que les marcheurs venus de l’autre versant de la montagne. Leurs objectifs de conquêtes restaient incertains, néanmoins le brave homme me raconta qu’ils avaient mis le palais sans dessus-dessous, créant une agitation rare en ces lieux presque sacrés. Ils n’étaient respectueux de rien ni de personne. Je comprenais pourquoi les Dieux m’avaient mandée. Ayaba s’affaiblissait de jour en jour. La venue de ces envahisseurs au palais était une preuve évidente du danger craint par notre peuple. Au cœur même de notre civilisation, qui sait combien de dégâts pouvaient causer ces gens ?

La nouvelle était rude à apprendre. Une menace de cette ampleur ne pourrait être gérée seule. Deux choix s’offraient à moi : rentrer pour en informer Ebo et les miens ou avancer afin d’en apprendre plus sur eux tant qu’ils étaient encore au palais. Avec un peu de chance, je pourrais déterminer des informations stratégiques comme leur objectif, leurs effectifs et leurs armes. Cette chance ne se représenterait pas de si tôt. Très bien, le choix était fait. J’avais pris pour tâche de me rendre malgré tout à Oluh.

Rabaissant ma capuche sur mon visage, alors que je m’approchais d’un carrefour routier et que les ijọbiens se faisaient de plus en plus présent, j’essayais de passer incognito en ignorant les badauds. Pedro avait pu se reposer la nuit dernière, nous pourrions atteindre la ville avant la tombée de la nuit si nous ne faisions aucune halte. Je le croyais avec certitude, mais à peine cette pensée avait effleuré mon esprit, que mon chemin me fut coupé par la plus charmante des créatures : une enfant d’Ijọba ! Elle et son père montaient une belle jument et se dirigeaient dans la direction opposée. Visiblement, mes cheveux étaient un peu trop retombés sur le côté, dévoilant leur identité. Je ne pouvais sciemment ignorer cet homme et sa fille, qui m’interrogeaient avec piété.

Leur mentir était à n’en pas douter la meilleure solution sur le moment. Si je leur révélais ma mission, celle-ci n’aurait plus rien de secret et je risquerais de m’attirer des ennuis. Ayaba, apprenant mon arrivée, pourrait dans un accès de rage se confronter à moi. Je serais alors éliminée, car impuissante à l’heure actuelle, et les envahisseurs n’auraient alors qu’à se servir sur nos terres, toute défense étant réduite à néant. Non, non. Le mensonge était de mise pour la sauvegarde de notre peuple.

- Non, qu’est-ce qui vous fait croire cela ? Répondais-je en souriant, abaissant ma capuche sur mes épaules. J’habite Aisiki, je suis une simple voyageuse. J’approchais une main pour caresser la chevelure de la gamine. Mais tu as raison de croire aux messagers des Dieux. Certains vivent parmi nous et veillent sur nous.
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Medeïa
Souriant à la jeune femme, Iwuri essaie de lui faire comprendre par sa mine bienveillante qu’aucune intention ne se dissimulait derrière ses paroles. Khali, quant à elle, le lâche pas la voyageuse du regard, les yeux brillants d’admiration, à moitié cachée derrière l’épaisse manche de son père.

La jeune femme ne semble en aucun cas offensée par la soudaine intervention du blond. Se fendant d’une sourire bienveillant, elle une main bienveillante dans la chevelure de l’enfant, qui boit les paroles de Medeïa.

Il est vrai que son apparence captive. Bien que complètement différente de la reine et de son physique flamboyant, la blancheur de sa peau comme celle de ses cheveux dénote au sein du peuple Ijọbien. Certains prétendent que c’est là la preuve de sa légitimité, mais a-t-on déjà vu une reine dont les cheveux ne serait pas teints de l’écarlate couleur du soleil couchant ? Iwuri n’adhère pas aux idées révolutionnaires qui semblent vouloir détruire l’équilibre en place. Mais Aisiki est un territoire propice à l’émergence de ce genre de mouvement, que la reine laisse bien volontiers grandir, tant que cela n’est pas une menace.

Mais est-on seulement vraiment au courant de ce qui se cache derrière la fine silhouette de Medeïa ? C’était là l’une des craintes de l’Ogun qui l’avait formé.

La mine dépitée de Khali, alors qu’elle apprend que la jeune femme n’est aucunement envoyée sur la terre d’Ijọba par les dieux, laisse rapidement la place à une mine réjouie. Comme un chat, elle ferme les yeux le temps de la caresse, avant de les rouvrir pour les braquer sur son interlocutrice.

— Mais comment on les reconnaît alors ? Kere dit qu’ils sont très beaux, et même qu’ils sont différents ! s’exclame l’enfant.

Elevée dans le respect des dieux par sa nourrice, son père et le reste de sa famille, Khali s’est vue transmettre les contes et légendes qui ont jadis bercé l’enfance de son père. Leurs voyages et les rencontres qu’ils ont été amenés à faire leur ont aussi permis d’en entendre de nouvelles, au coin du feu d’une auberge ou chez des habitants conservant la mémoire orale de ces récits.

Baissant la tête vers sa fille, Iwuri reporte rapidement son attention sur la voyageuse, un sourire d’excuse, quoique teinté d’amusement, aux lèvres. La petite tête blonde relevant les yeux vers lui, à la recherche de réponses, il prend à son tour la parole.

— Peut-être se cachent-ils parmi nous pour mieux nous protéger… tu imagines s’ils étaient suivis de la lumière d’Oorun partout où ils allaient ? Ce serait embêtant…

Sceptique, l’enfant laisse un grand sourire étirer ses lèvres à cette image.

— Mais Khali pourrait les reconnaître !

Elle marque une pause, un peu hésitante.

— Khali voudrait parler aux dieux…

S’esclaffant, Iwuri se courbe pour déposer un bref baiser sur le front de sa fille.

— Tu peux leur parler à tout instant. Ce n’est pas parce que tu ne les vois pas qu’ils ne t’écoutent pas.

Peu convaincue, l’enfant se fend d’une mine légèrement boudeuse, de celles qui attendrissent plus qu’elles n’inquiètent les adultes. Reprenant un air plus sérieux, le blond incline légèrement la tête en direction de la jeune femme.

— Désolé de vous avoir interrompue dans votre voyage. Vous vous rendez à Oluh ?

— Papa aussi ! s’exclame Khali sans laisser une chance à la jeune femme de répondre.

Alors qu’elle braque de nouveau des yeux brillants sur celle-ci, il n’est pas compliqué de deviner qu’elle n’a pas avalé les explications des deux adultes. Laissant échapper un soupir amusé, Iwuri espère que l’attitude enthousiaste de sa fille n’importunera pas la voyageuse, mais il n’en dit rien, refusant de contrarier l’espoir pieux de sa fille.


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