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Intrigue n°1 Δ La Faille

Capitaine Crook
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Intrigue n°1 Δ La Faille Mar 17 Juil - 8:09


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#1
MEET

Nous sommes en plein cœur de l’été sur l’île. Les festivités des Natifs ont pris fin il y a environ une semaine, violemment clôturées par un ouragan dont les effets se sont faits ressentir à travers l’intégralité d’Egún.

Iji Ile le scribe, La Grande Nuit.




L’ultime jour des fêtes, les Dieux se déchaînèrent
Un vent terrible  balaya tout sur nos terres
Tuant les faibles, rompant les blés et la pierre
Provoquant l’avènement d’une nouvelle ère.

Ltempête dura une semaine, et les deux côtés de l’île en pâtirent de la même façon : des vents violent abattirent les arbres, un séisme agita le sol et les vagues, manquant de provoquer un tsunami. Il n’y avait presque aucune chance de s’en sortir pour les habitants de l’île en vérité. Mais c’était sans compter sur les prévisions divinatoires d’Ayaba et les estimations du Capitaine.

Vous avez senti passer la tempête et vous émergez hors de votre abri sauvage pour ceux qui avaient fait bande à part. Les autres, vous avez pu vous serrer les coudes dans le camp de survie de fortune construit par le Capitaine en plein milieu de la forêt, ou dans le Refuge aménagé par la reine pour accueillir les pèlerins qui n’étaient pas d’Oluh dans cette annexe oubliée du palais royal, lui aussi converti en abri, en plein cœur de la forêt. Dans tous les cas, vous découvrez le bilan de l’ouragan avec stupeur : pour les uns, vous ne vous attendiez pas à vivre The Impossible pendant vos vacances, pour les autres, vous savez qu’à des kilomètres de vous vos connaissances ne sont pas assurées d’être en vie, de même que vos maisons.

A Oluh, les dégâts sont moindres car les habitations faites de pierres solides, mais l’on ne peut pas en dire autant d’Isokan, où le vent et la pluie ont balayé les cultures et détruit les maisons de bois les moins résistantes. A Alafia, les cabanes restant encore dans les arbres se comptent sur le bout des doigts, tandis que le village, protégé par ses murs de bois, s’est vu à moitié détruit. Les anciens, restés chez eux pendant les festivités, ont trouvé refuge dans les sous-sols, mais ont besoin de secours. Certains sont morts pendant l’ouragan, et le peuple Natifs émerge d’une Nuit de plusieurs jours atterré par ces découvertes.

Du Du côté de l’Escale, les Voyageurs ont perdu leur seule habitation : le bateau. Voyant la tempête approcher, le Capitaine s’est fait la malle avec tous leurs biens sans demander son reste ou chercher à aider ses clients, fidèle à lui-même. Après tout, vous connaissez sa politique : est-ce qu’on aide une grand-mère pendant une apocalypse zombie ? Réponse de Crook : « Nope, sorry not sorry ». D’ailleurs, par un effet de surtension pseudo quantique assez classique, tous les appareils électroniques des Voyageurs ont grillé pendant la tempête - oopsie. Le souci, c’est qu’au camp de survie, les barbecues et le matériel de camping qu’ils n’ont pas récupéré ont volé plus loin dans la forêt - la planète elle pleure, bravo - et que les vivres sont maigres, car prévues pour une durée d’une semaine voir un poil plus. C’est donc sidérés par la violence de l’ouragan et sa durée que les Voyageurs sortent de leurs cabanons tout terrain ultra résistant made in China, où ils étaient entassés par 4 durant une semaine.

Mais ce n’est pas tout. D’un point de vue géographique, l’ouragan, doublé d’un violent séisme, a scié les imposantes montagnes qui séparaient l’île en deux. En effet, pour les natifs, c’est la main des Dieux qui a ouvert les montagnes en une plaie béante, et ce pour une raison qui leur est encore mystérieuse. Comble de la surprise, la rupture entre les Rocheuses a été délicate, comme taillée par un artisan, puisqu’en cet endroit précis, une antique porte a fait son apparition, comme si elle avait été longtemps recouverte par une carapace montagneuse. Cependant, cette Porte ne se trouve que du côté des Natifs, tandis que de l’autre côté ne se trouve qu’une fente dans la roche.

Une étrange apparition : la Porte.

La surprise passée, il faut prendre des mesures pour réagir à ces événements pour les moins frappants. Ainsi, dès que les premières rumeurs concernant la Porte se sont fait entendre, la reine, de son côté de l’île, a dépêché les gardes pour empêcher tout passage au travers de cette mystérieuse ouverture. N’oublions pas qu’elle savait déjà ce qu’il se tramait de l’autre côté de l’île. Mais sa priorité de panser les blessures et de réconforter le peuple : de grandes cérémonies de deuil sont organisées très rapidement, pour éloigner les pensées des Montagnes, tandis que les gens se confondent en prière pour implorer le pardon divin. Mais rapidement, les soldats sont envoyés aider le peuple à reconstruire les villages par nécessité. Ainsi, la question de la porte se vote au palais de la reine.

La politique générale suivie est ainsi la méfiance : l’œil des puissants surveille de près les Natifs, voulant à tout prix éviter qu’ils ne dérogent aux ordres de la reine. Néanmoins, à cause de l’ouragan, les forces de cette dernière sont monopolisées par la reconstruction d’Ijọba et ne peuvent vraiment empêcher les curieux de franchir discrètement la gorge creusée par le séisme.

Pour ce qui est des Voyageurs, ils se retrouvent livrés à eux-mêmes, parfois éparpillés sur l’île à cause de la course d’orientation, et seuls ceux qui se sont réfugiés près de la plage sont au courant de la disparition du navire. Que vont-ils devenir, une fois tous réunis pour constater leurs maigres chances de survies ?

Des deux côtés, une question sème le trouble parmi les esprits : que se trame-t-il de l’autre côté de cette étrange Porte ?

Étonnamment, pour aucun d’entre vous le langage ne semble être une barrière. Telle Babel, l’île vous permet mystérieusement de communiquer entre vous sans problème, seul demeure un léger accent, et une sensation étrange : vous entendez une langue étrangère, mais vous la parlez sans problème, que vous soyez Natif ou Voyageur. De même, les ressortissants étrangers présents à bord du Wreck peuvent désormais parler leur langue natale sans craindre d’être incompris.

Vous êtes seuls maîtres de vos actions.

C’est le moment de ce qui restera connu dans l’histoire comme “la Rencontre” entre les deux civilisations. Les communications sont permises comme par magie, et les tensions embrasent l’atmosphère de l’île, tant à cause des problèmes causés par la tempête qu’à cause de l’apparition de cette ouverture à même la roche.

Pour les Natifs, votre comportement ne dépend que de vous. Cela dit, pour le moment la politique de la reine penche vers la méfiance et des gardes sont présents près de la porte. Pour la franchir, il vous faudra être extrêmement astucieux tant pour l’aller que le retour. Si vous réussissez toutefois à franchir la Porte, n’oubliez pas que les Voyageurs, pour vous, sont de bruyantes et bariolées petites choses fragiles, en général, et qu’ils n’ont absolument pas la même apparence que vous.

Voyageurs, Voyageurs, vous jouez à présent votre survie, dans l’étendue verte de l’île. Si vous choisissez de vous diriger vers la porte, il vous faudra traverser la dangereuse forêt qui vous sépare des montagnes, et, là, pénétrer au cœur des montagnes. Au bout, de l’autre côté de la porte, vous verrez des soldats aux habits dignes d’un péplum sur la Grèce antique. Prenez gardes, leurs lances ne sont pas des jouets ! Deux options s’ouvrent à vous : la première est celle furtive et la seconde la frontale. Si vous décidez d’aller parler aux soldats, vous avez de grande chance d'atterrir dans la prison d’Oluh sans que personne ne soit au courant ([NB : pour vous échapper, quoi de mieux que la méthode Skyrim : la trappe sous votre paillasse menant à des souterrains infestés de rats !).




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Capitaine Crook
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Re: Intrigue n°1 Δ La Faille Ven 17 Aoû - 5:28


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#1
MEET

CCe qu’il s’est passé un mois auparavant reste difficile à avaler, tant pour les Voyageurs que pour les Natifs. La violence de l’Ouragan, que les scientifiques du groupe venu de Boston a nommé “Ken” au vu de l’absurdité de la situation, en espérant que “Barbie” ne montrera pas le bout de son nez en plastique le mois prochain, a abattu des arbres, cabanes et autres habitations, détruit des ponts, qu’il a fallu reconstruire.

Nos deux groupes ont été bien occupés ce mois-ci, même si quelques curieux n’en ont eu que faire de l’organisation globale et sont partis en exploration ninja.

Politique royale

Du côté d’Ijoba, la Reine a tenu à redresser le navire rapidement, mais ses priorités s’étant concentrées en premier sur Oluh et Isokan, Aisiki a entamé seule la reconstruction de ses murs et ses maisons, encore à l’abri des bêtes sauvages que la tempête aurait chassée des profondeurs de la forêt. Autant vous dire que les relations entre la capitale et la Aisiki sont un peu tendues.

L'on recense d’ailleurs un certain nombre de disparitions au fond de la forêt : des Natifs ayant décidé de s’offrir à la colère d’Iseda en se laissant mourir dans la noirceurs des bois enchantés d’Aisiki (il n’est pas fréquent de tomber sur un pendu ou un cadavre, mais cela peut arriver).

Pour empêcher toute entrée ou sortie, Ayaba a renforcé la sécurité au niveau de la porte : y est à présent installé un camp avec les gardes royaux, les soldats et les membres des diverses milices des villages, ainsi que des civils volontaires. Leur but : ne rien voir, rien entendre, tout oublier mais empêcher toute menace de pénétrer les terres d’Ijoba.

Personne, ni à l’Assemblée des Imorans ni parmi le peuple, n’a élevé la voix pour protester contre la militarisation de cette zone. Cela dit, il n’est pas certain que les cachotteries d’Ayaba perdurent éternellement.

La faction

Elle n’a pas de nom. Pas de corps. Seuls la constituent les échanges de regards, les hochements de têtes. Sans identité propre, car pas ou très peu organisée, cette frange de la société Ijobienne est complètement opposée à la politique de la Reine : elle rassemble les extrémistes avides d’éviter toute invasion possible, arguant que la faille doit être bouchée pour protéger leur bout de terre ou qu’il faut exterminer toute forme de vie de l’autre côté de l’île parce que les étrangers, c’est le mal ; mais en font aussi partie les curieux, ceux que la Reine déçoit par son manque d’ambition et qui désirent partir à l’aventure en traversant la Porte.

Pour le moment, ces pensées ne s’affirment pas clairement face à la Reine et l’Assemblée, se contentant de séduire certains foyers ou esprits échauffés par la dernière tempête. Le nombre de personnes partageant les idées des dissidents ne peut être établi, cependant, dans un endroit aussi petit, les nouvelles vont vite et qui sait combien de Natifs rallieront cette faction…

Desperate travelers

Heureusement pour les Voyageurs, la diversité des personnages faisant partie de la croisière a permis d’organiser quelque peu la construction d’un camp de fortune là où le Capitaine les avait laissés : composé d’habitations cabossées en plastique et d’abris de fortune en bois, les barbecues y ont retrouvé leur place… encore faut-il trouver le courage de partir chasser les grillades, pas sûr que ce soit évident.

Le camp est établi près d’une source d’eau et, bien ancrés dans le sol, les réservoirs d’eau installés là par le Capitaine ont tenu bon : la boisson n’est pas un problème majeur, sauf pour les dépendant à l’alcool et aux sodas.

Sur la plage, aucun signe d’épave, il paraît que le Capitaine aurait laissé des trucs traîner (parce que l’écologie c’est pas sa tasse de thé), mais à part pour les bouts de transat cassés, les parasols troués et les matelas détrempés, rien de très utile.

Abandonnés par le Capitaine depuis environ un mois, les Voyageurs n’ont d’autre choix que de s’acclimater à l’environnement : découverte des plantes toxiques locales, fin du stock de PQ et dépression à l’ombre de la jungle ont été leur programme. Qui pourrait les en blâmer ?

Toujours sans signe du retour de leur navire de croisière, certains commencent à accuser les autres, d’autres à jouer aux chefs, tandis qu’une petite frange décide à partir à l’aventure.

Boîte mystère !

Mais un beau matin, c’est un parachute qui atterrit au beau milieu du camp de survie dévasté. Il portait une grosse caisse en bois. L’ouvrant, les voyageurs pourront y trouver plein de sacs accompagnés d’une liste écrite d’une écriture tremblante sur une feuille de cahier de cours grossièrement déchirée, pleine de taches de gras, sur laquelle y est inscrit :

SOS CAP’TAIN RESCOUSS’ EST LA, NO PANIC


  • Un cageot de pommes
  • Une paire de tong usées
  • Des chaussettes à orteils (il y a des orphelines, désolées les gars)
  • Deux talkies walkie
  • Une barre chocolatée à moitié mangée
  • Des arcs et des flèches (essayez de ne pas les perdre, ça coûte cher !)
  • Des lances (attention, le truc pointu fait mal)
  • Des couteaux de survie (c’est pas pour vous battre, attention !)
  • Des matelas gonflables individuels (épaisseur : 2cm : attention aux cailloux)
  • Une cornemuse (parce que je sais que je vous manque déjà, mes sardines)


xoxo, votre capitaine préféré.

PS : si vous voulez des trucs vraiment utiles, y’a mon cousin qui a une boutique du côté de la plage. J’dis ça, j’dis rien.

PPS: j’ai enterré mon stock de rhum sur la plage.

Les Voyageurs lisent ça d’un air atterré, peu surpris de trouver une trace de rouge à lèvres à la fin du message, tandis qu’un lecteur audio datant des années 2000 beugle en boucle  “Amusez-vous bien, mes p’tits loulou !”. Surprise, c’est la voix du capitaine, suivie d’un rire et d’un air de cornemuse, qui retentit du fond de la caisse.

Le constat est sans appel : le capitaine se fout clairement d’eux (bon, ils commencent à avoir l'habitude).

Sorry not sorry~





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Re: Intrigue n°1 Δ La Faille Lun 24 Sep - 5:05


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#1
MEET

Les choses chauffent, à Egún, le chaos menace de se frayer un chemin sur l'île pourtant d'ordinaire si paisible. On conteste, on s'agite, on ne comprend pas. La peur domine, chez les Natifs comme chez les voyageurs.

Ijọba et la politique royale

Il semblerait que les Ijọbiens se remettent peu à peu des émotions ressenties durant la Grande Nuit. Les cabanes reprennent leurs places originelles dans les arbres et le commerce reprend doucement. Certaines récoltes ont durement pâti de la tempête qui s’est abattue sur l’île deux mois auparavant et il s’agit maintenant d’assurer la subsistance du peuple entier. Heureusement, si certaines plantations d’Isokan ont été sévèrement atteintes, les rizières d’Oluh demeurent nourricières. Par chance, la rivière qui sépare les trois villages n’a pas provoqué de grandes crues et les rives sont toujours praticables, à condition d’être prudent.

Toujours dans le déni le plus total, la royauté continue de maintenir la garnison en position près de la Porte. Rien ne doit en franchir la limite vivant, a-t-elle ordonné. Le Conseil comme la souveraine semblent cacher quelques lourds secret, mais rien ne semble en mesure de les percer à jour, puisque personne n’a encore franchi les limites de la porte ou établi un contact avec une chose extra-ijọbienne.

Cependant, ce tabou pèse sur les épaules de la société des Natifs, qui s’en retrouve chamboulée à l’intérieur même de ses fondations les plus solides.

L'éveil de la faction

Les murmures sont devenus voix. Les voix se sont élevées. La Faction est sortie de l’ombre, à peine née. Réelle, matérielle, organisée et dominée par une figure mystérieuse, il ne lui aura fallu que quelques temps pour que ses idées ne se répandent dans les foyers, touchant ainsi une petite minorité de l’île.

L’extrémisme à l’ijọbienne, voilà ce qu’est la Faction. Elle ne vit que pour le sécularisme, le protectionnisme et la peur de l’inconnu. Ne pas passer la porte, pousser la reine à adopter des mesures plus fermes et se protéger des possibles envahisseurs (s’ils savaient) comme les chasser à travers tout leur territoire dans de grandes battues, pour peu que l’on soupçonne quelqu’un d’être étranger (c’est le moment de balancer votre voisin relou !) à Ijọba.

Des événements obscurs vont venir entacher la gaieté de l’île, et la reine n’a pas la main sur cette organisation, née indépendamment de sa volonté. Mais si elle n’agit pas très vite, les choses risquent de se précipiter, dans une direction encore inconnue, mais non moins douloureuse.

Les Éclaireurs d’Imo

Né d’une pensée complètement opposée à celle de la Faction, le groupe des Éclaireurs se revendiquent de la bénédiction d’Imo, dieu du savoir et de la connaissance. Ils prétendent que la voie de la sagesse est celle de la curiosité et de l’exploration, et veulent franchir la limite de la porte pour découvrir l’autre côté de l’île et ses mystères.

Nombreux sont les érudits, opposés à la fermeture d’esprit de la reine, qui les ont rejoints, mais en réalité c’est une véritable troupe hétéroclite qui se forme petit à petit dans l’espoir de pouvoir, un jour, lancer la première expédition vers l’inconnu, par-delà la Porte, qu’elle soit secrète ou accordée par la reine. Pour eux, la découverte est un but, tout comme le savoir, et c’est pour cela qu’ils se placent sous la bannière d’Imo, sans chef particulier, si ce n’est des représentants, au nombre de 3 : un par village.

Tout comme la Faction, les Éclaireurs se réunissent en secret en attendant leur heure de gloire, tout en tentant de rallier d’autres Ijọbiens à leur cause et, si possible, Ayaba elle-même.

Touristes en galère

Le Capitaine et le bateau ne sont toujours pas revenus au large de l’île. Certains y croient encore, attendant des heures sur la plage en dessinant d’immenses « S.O.S » partout sur le sable, à l’aide de branche et de cailloux - l’un d’entre eux aurait d’ailleurs tenté d’invoquer le capitaine moyennant une danse du ventre particulièrement douteuse - mais en vain : tous leurs espoirs finissent par tomber à l’eau. On recense d’ailleurs un nombre raisonnable de disparitions, au vu de la dureté de la situation des Voyageurs.

Cependant le Capitaine a beau être, peut-être, légèrement farfelu, il n’en est pas pour autant un ignoble monstre et n’hésite pas à faire preuve de bonté à l’égard de ses petits protégés. Comme le mois précédent, une caisse a été parachutée au beau milieu de la forêt ; elle contenait cette fois des cageots de pommes - « pour que la souris des dents ne ramasse pas trop de thunes » a-t-il écrit sur un bout de papier déchiré -, et des bobines de ficelle géants. Vous avez cru que c’était tout ? Noooon, votre bon Capitaine a ajouté un morceau de Jonny Halliday joué à la cornemuse et enregistré dans son studio perso, passé en boucle par un mp3 des années 2000 complètement miteux - le genre de truc qui ne s’arrête que lorsque tu saute dessus à pieds joints plusieurs fois.

Bref, rien de bien nouveau sous le soleil.

Aaah, mais si, partez pas mes bichon, le Capitaine a ajouté quelque chose : une carte de l’île. Un seul exemplaire, dessiné avec des crayons pastels baveux et dont la porte est indiquée avec une croix rouge, comme pour un trésor de pirate. Y est ajouté l’inscription, à moitié effacée, « El Dorado », comme pour les inciter à y aller. Comme si nos pigeons allaient tomber dans le piège…

Non. Si ? Alors, intrigués ou pas ?



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