The Holiday ScamA story about getting lost
Cela fait maintenant quelques mois que nos Voyageurs, embarqués depuis Boston vers une destination paradisiaque vantée dans une annonce publicitaire douteuse, ont fait escale sur l’île d’Egún, dans le triangle des Bermudes. Mais nos braves étrangers se retrouvent à présent coincés sur l’île, à la suite d’un terrible ouragan...

En dehors des dégâts monstrueux provoqués par la tempête, une étrange ouverture est apparue dans les montagnes jusqu’alors infranchissables. Cette « porte » s’ouvre vers l’autre côté de l’île, où vivent les habitant originels d’Egún, les Natifs. Ni les voyageurs ni les Natifs de l'île n’avaient connaissance de l’existence des autres et pourtant seul un couloir antique les sépare à présent. Que leur réserve l’avenir ?
event
L'event loup garou est lancé ! Toutes les explications relatives à cet event se trouvent juste ici www.

Il se fait en deux temps avec un topic pour chaque groupe : pour les voyageurs et pour les natifs
Màj Avril 2020
Pour les deux ans du forum, nous avons procédé à une colossale mise à jour, concernant à la fois la strcuture du forum, son système et son design ! Toutes les nouveautés sont récapitulées dans ce sujet !

Parmi les détails les plus important, il faut citer la mise en place d'une carte intéractive de l'île et la création de 4 nouveaux prédéfinis (Wura, Feran, Karim et Brooke) !
Aiden
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Ebo
Adewora
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Leno
Co-fondaCodeuse
Esteban
Iwuri
MP
The Holiday Scam est un forum fondé sur un concept original, imaginé par ses fondatrices, Aiden et Lenorian. De fait, l'ensemble du contenu fourni (contexte, annexes, intrigues, etc.) et les codes proposés appartiennent au staff. Le design du forum a été réalisé par Lenorian. Les productions écrites sur le forum appartiennent à ses membres.

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Clémentine, quand tu fermes les yeux ♪ [SOLO]
Chris Russell
Clémentine, quand tu fermes les yeux ♪ [SOLO] Ictb
Clémentine, quand tu fermes les yeux ♪ [SOLO] Kxtg
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Chris Russell
Clémentine, quand tu fermes les yeux ♪ [SOLO] Ictb
Clémentine, quand tu fermes les yeux ♪ [SOLO] Kxtg
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MON FABULEUX TITRE


Doucement, du bout des doigts, il caressa lentement ses courbes. Il n’avait jamais aimé que les hommes. Et encore, aimer était un bien grand mot. Mais elle, si belle, si sublime… Quand il l’a regardait, il songeait qu’il n’avait jamais aimé comme il l’aimait elle. C’était comme si tous les récents événements avaient tordu le destin pour ce seul et unique moment.

Clémentine…

Comment l’avait-il rencontrée ? C’était une bonne question. Pour comprendre l’intensité de leur relation, il fallait remonter au commencement de cette aventure, quand il pensait encore qu’il serait rentré sur le continent américains quelques semaines plus tard.

D’abord, il y avait eut l’ouragan. Avec les autres voyageurs, il s’était réfugié là ou il avait pu, et s’en était sorti à peu près bien. Chris l’avait sentie. L’adrénaline. C’était tout ce pour quoi il vivait. Pour ce soupçon de lucidité qui soufflait dans le creux de son oreille “T’es en vie là, mais ptetre pas pour longtemps, alors fonce.” Et il avait foncé… Sur les gens. S’était pris pour le grand psychologue qu’il ne serait jamais, leur disant avec un un mélange de sérieux et de théâtralité qu’il fallait s’accrocher, ne pas avoir peur du futur, qu’il fallait regarder droit devant car l’avenir ne pouvait être que meilleur. Il atténua quelque peu le désespoir de certains, en agaça sûrement beaucoup plus. Mais lui…

Lui, il vivait sa meilleure vie.
Bah oui, il fallait le comprendre ! Quand on avait été jeté de chez soi avec pour seul revenu son prêt étudiant qui s’amenuisait petit à petit, pouvoir refaire sa vie sur une île à la marge de la société, c’était le feu ! Avec son meilleur pote en plus ! Que demandait le peuple, sérieusement ?
Bon, ils avaient certes du pain sur la planche pour que la vie soit un minimum confortable. Mais, comme à son habitude, il s’était débrouillé avec brio pour faire le moins d’efforts possibles. Ali avait tout naturellement prit le rôle de chef de la bande, elle et les plus vieux. Et pour ce qui était de la main d’oeuvre, il s’était trouvé des gens adorables pour tout faire à sa place !

Est-ce qu’il avait été inutile à la société pour autant ! QUE NENNI ! Il avait contribué à sa manière ! Il encourageait les gens, leur changeait les idées en leur proposant des excursions un peu partout ! Tout le monde y était passé au moins une fois, même les plus associaux ! Parce que Chris avait mis un point d’honneur à n’exclure personne ! Alors ouiiiii, booooon, peut-être qu’il avait failli en tuer un ou deux dans la manoeuvre, mais aussi, comment aurait-il pu deviner que ces grenouilles jaunes et rouges pouvaient être mortellement dangereuses ? (Heureusement qu’ils avaient une experte en matière de blessures hardcore, dans le groupe !) Et puis, comment les soirées organisées par Ali auraient pu être aussi géniales sans sa magnifique personne ? S’il n’avait pas était là, toujours à inventer des jeux d’alcool, ou à demander aux autres de raconter leur anecdotes les plus drôles ? Hein ? Comment ?
Puis des fois, il racontait sa vie aussi, autour du feu de camp :


-Oh attends, ça me rappelle cette fois où j’me suis retrouvé chez quelqu’un que je connaissais pas ! C’était un type que j’avais rencontré en boite, un mec assez banale, brun à lunette, mais avec un regard teeeeeeeellement noir ! Et une voix grave et suave ! Ouuuuuuh rien que d’y penser, ça me r’donne des frissons. Bref ! Ce type avait un truc, et ça m’a plu de suite. On est allés chez lui, et j’peux pas trop vous dire c’qu’on a fait, parce qu’il y a des mineurs,   il fit un clin d’oeil à Nahuel, mais j’peux vous dire que c’était vaaaachement sympa ! Sauf qu’il y avait un problème, vous voyez. Avec ce genre de plan, y a TOUJOURS un problème. Je me réveille dans un lit que je connais pas, normal, sauf qu’il n’y avait personne à côté de moi ! PERSONNE ! J’me suis levé, mais je trouvais pas ma chemise, ni mon pantalon. J’ai quand même enfilé un caleçon quoi, et j’ai tendu l’oreille. Et là, j’ai compris...

Dans ce genre de moment, il effectuait toujours une pause dramatique pour tenir son public en haleine.

-J’étais chez ses PARENTS ! Et ils étaient en plein repas de famille ! Vous imaginez ?! J’pouvez tous les entendre ! Le tonton, la cousine, la mamie, le chien ! Et moi j’étais un coup d’un soir quoi, je voulais certainement pas rencontrer sa famille ! J’voulais même pas l’revoir, ce type ! Alors j’ai descendu les escaliers, sauf que je pouvais pas atteindre la porte d’entrée sans me faire voir ! Alors qu’est-ce que j’ai fait, à votre avis ?

Là, c’était le petit moment participatif où tout le monde pouvait y aller de son idée.

-PIRE ! J’ai pris une statuette en plomb dans leur salle de bain et j’ai…

Et le récit suivait ainsi sont courts durant de longues minutes. Et fort de ses qualités d’orateurs, Chris était écouté, voir même applaudi. Il faisait souvent rire, mais ça lui arrivait d’émouvoir un peu aussi. Mais le ton était toujours léger. Cette belle bande de dépressifs n’avait certainement pas besoin qu’on remue le couteau dans la plaie.

Ce genre de scène fut si récurrent que ça en devient une habitude. Chris commençait, souvent accompagné d’un “Et ça y eeeest, c’est parti pour l’anecdote du soir !”
Souvent, ça alimentait les conversations, mais pas trop, parce que toutes les histoires de Chris étaient farfelues, et l’on était toujours en droit de se demander quelle était la part de fiction dans ses histoires. Les gens ont fini par en redemander, même quand il avait rien à dire ! Alors il s’est mis à faire des petit remakes de pièce de théâtre aussi, vestige bien détériorés de son année en art dramatique. Parfois, avec Aiden, ils racontaient les scènes à deux. Ils rejouaient certaines pièces à leur sauce, combattant à coup de bâton sur des répliques revues et corrigées par leur mémoire foireuse.

Bref, il avait sa place.
Dans la microsociété qu’était le camp des voyageurs, Chris était leur bouffon.

Puis finalement, un mois a fini par s’écouler. Une petite routine s’était installée dans le campement. Des tentatives de signaux de détresse avaient étaient lancées (si c’était avec succès, ça, Chris en doutait fortement, mais ça n’était pas pour lui déplaire, il était bien, ici)
Quand certaines personnes semblaient craquer, il tentait de les distraires.
Quand, pour une raison inconnu, il ne se sentait pas de les distraires, il partait juste et se changeait les idées tous seuls. Les soirs, il racontait ses histoires, ou rejouait une scène de “Songe d’une nuit d’été”, la version remasterisée bien sûre, avec des fées gangsta et des répliques en argo, n’en déplaise à Shakespear.
Il ne pensa pas une seule fois à sa vie d’avant. Ou plutôt, quand il essayait d’y penser, c’était comme si son attention esquivait les zones dangereuses, avec un petit foulard rouge et en criant “Olé !”. Parfois, le taureau mentale le frôlait un peu, manquant de lui faire mal. Mais son attention-toreros possédait une vélocité extrême. Tel un moustique esquivant les gouttes, il ne pensait jamais aux sujets qui fâchent.
Il se baignait aussi, et attrapa au passage un bon paquet de coups de soleils (mais il avait pu se venger du sort, en utilisant la crème solaire sur les touristes endormis afin de leur tatouer momentanément des dessins peu flatteurs sur le dos)

C’est sur cette même plage qu’il la vit.
Enfin, non, pas exactement. D’abord, il vit un monsieur très bizarre, avec des lunettes noirs sur le nez et une casquette verte caquis. Croyant que c’était un voyageur égaré, Chris s’était jeté sur lui, et tout son stand bizarre, pour lui demander ce qu’il faisait ici.
Bien sûr, le type n’était absolument pas un voyageur. Plutôt un marchand itinérant.
Et c’est LA que Chris la vit.

Il la vit, il rougit, il pâlit à sa vue.
Un trouble s’éleva dans son âme éperdue.
Belle et magnifique, bien droite, elle l’attendait.
Il sut immédiatement qu’il a désirait, que plus que tout, il voulait la posséder, la chevaucher.

...
Une planche de surf.

Mais pas une planche banale hein, attention ! De magnifiques dessins maori la décoraient de toute part ! Ses bordures étaient superbes, dans des gradients de couleurs super jolies !
Une petite perle. Mais évidemment, elle n’était pas donnée.

Chris aurait cru pourtant, au départ, car le marchand avait dit que ça lui coûterait des coquillages, et les coquillages, ici, il y en avait tout plein. C’est en tentant d’en ramasser suffisamment que Chris s’était rendu compte qu’il y avait un problème. Un coquillage ou deux, c’était facile à ramasser. Mais des centaines ?!!

Alors il avait été mâlin. Il avait rassemblé un petit groupe de déprimés, leur avait dit qu’il organisait un atelier bijoux et que dans ce sens, il fallait ramasser pleins de jolies choses (Mais surtout des coquillages ! Hein ? Bah c’est dans le thème, patate ! C’est un atelier bijoux SUR les coquillages. Damn, faut tout leur expliquer à ceux-là ! )

Bien sûr, il n’y eu jamais d’atelier, et le lendemain de la récolte, tous les coquillages avaient disparu. (Désolé, ça doit être le vent hein ! Bah oui, ça souffle, rah, quelle plaie franchement !)

Par contre, lui, il avait une planche de surf, maintenant. Sa belle et tendre planche de surf. Il se voyait déjà sur les vagues, s’engageant dans les tubes avec audace, le vent dans les cheveux. Bon, il connaissait tout le monde au campement, mais il y en avait deux trois pas mal avec qui ça ne le dérangerait pas de passer le pas. Si avec ça, ils ne lui tombaient pas dans les bras ! Il avait déjà tout ce qu’il fallait ! Les cheveux blonds, la peau mate, les muscles… Fin, les cheveux blonds surtout. Et le sourire ravageur aussi !
Et maintenant, il avait la planche !

D’ailleurs, c’était décidé. Elle s’appellerait Clémentine.

Le soir même, il la regardait avec des yeux tendres, savourant l’idée que le lendemain, il passerait le pas avec elle.
Et le lendemain, il passa le pas. Sous un soleil ardent, les épaules rougis par ses coups, sa belle Clémentine à ses côtés, Chris se mit dans l’eau, attendit une vague et essaya de se mettre debout sur sa belle.

Dix minutes plus tard, il était sur la plage, Clémentine plantée à côté de lui. Ses genoux repliés contre son torse, il avait posé sa tête sur ses bras, l’air pensif.


-Clémentine… Je pense que ça ne va pas marcher.

Ses propres paroles lui fendaient le coeur, mais il fallait qu’il se rende à l’évidence.

-Je ne te comprends pas, et honnêtement, je pense que je ne te comprendrais jamais…

Un silence. Il étira ses jambes devant lui, appuyé sur ses bras, regardant le ciel.


-Je sais, je sais… Pour moi aussi c’était intense au début, mais voila, je pense que certaines choses ne sont pas faites pour durer.


Il se tourna vers Clémentine, avec un grand sourire.


-Mais peut-être… Qu’on peut rester amis ?


☼☼☼

Il sortit de sa tente, s’étirant et baillant sans aucun raffinement. A côté de sa “porte d’entrée”, Clémentine était posée, légèrement penchée sur le côté, faisant face à l’horizon, comme à son habitude. Miguel, la mouette qui semblait s’être entichée de lui il y a de cela quelques semaines, reposait sur sa tête, l’air somnolente. Depuis qu’il l’avait nourrie avec une boite de thon, l’oiseau venait le voir tous les jours. Parfois, Miguel s’envolait vers d’autres cieux, faisant d’abord croire à Chris que c’était la fin de leur amitié. Mais iel finissait toujours par revenir, se perchant sur la tête du blondinet. Quand Chris essayait de lui faire une caresse, il rencontrait un bec qui tentait fermement de le mordiller. Il l’avait déjà pris dans ses bras pour lui faire un câlin, ou pour l’agiter dans tous les sens, mais l’oiseau semblait insensible à ce genre de traitement. Il attendait patiemment que ça passe avec l’expressivité d’une huitre, et revenait sur son perchoir préféré.

Ce jour là, devait être midi, ou quelque chose comme ça. Avec un sourire, Chris s’avança, cherchant du regard quelqu’un avec qui manger une conserve froide. Aujourd’hui, ils avaient prévu de faire une petite excursion dans la forêt, avec Aiden et Ana. Il allait sûrement s'éclipser à un moment donné, afin de leur laisser un peu d’intimité ! Le cupidon qu’il était sentait qu’il était l’heure pour ces deux-là de passer aux choses sérieuses ! Sûrement qu’il reviendrait au campement, qu’il se poserait sur un tronc en discutant de tout et de rien avec le premier venu. Il esquiverait toute tâche qu’on lui demanderait de faire en trouvant encore une magnifique excuse. Le soir, il lancerait une soirée avec Ali, et raconterait sûrement comment Fernand, son oncle Viticulteur, l’avait enfermé dans une cuve à vin lors de sa première cousinade. Il se confectionnerait une ptite moustache avec des feuilles, pour l’occasion, et il immiterait l’accent campagnard de tonton Fernand comme il s’avait si bien le faire.

Puis le lendemain, il se réveillerait de nouveau et sortirait de sa tente, avec Clémentine à ses côtés et Miguel sur sa tête, comme tous les matins plusieurs semaines.

Déjà plus d'un mois depuis la tempête ? Que le temps passait vite.


CODE DE PHOENIX O'CONNELL POUR NEVER UTOPIA

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