The Holiday ScamA story about getting lost
Cela fait maintenant quelques mois que nos Voyageurs, embarqués depuis Boston vers une destination paradisiaque vantée dans une annonce publicitaire douteuse, ont fait escale sur l’île d’Egún, dans le triangle des Bermudes. Mais nos braves étrangers se retrouvent à présent coincés sur l’île, à la suite d’un terrible ouragan...

En dehors des dégâts monstrueux provoqués par la tempête, une étrange ouverture est apparue dans les montagnes jusqu’alors infranchissables. Cette « porte » s’ouvre vers l’autre côté de l’île, où vivent les habitant originels d’Egún, les Natifs. Ni les voyageurs ni les Natifs de l'île n’avaient connaissance de l’existence des autres et pourtant seul un couloir antique les sépare à présent. Que leur réserve l’avenir ?
event
L'event loup garou est lancé ! Toutes les explications relatives à cet event se trouvent juste ici www.

Il se fait en deux temps avec un topic pour chaque groupe : pour les voyageurs et pour les natifs
Màj Juin 2020
La mise à jour de juin est arrivée ! Quelques précisions ont été apportées dans le lore du forum, et un nouveau système de badge fait son apparition! Pour en savoir plus, on vous laisse checker les news juste ici !

IMPORTANT : C'est aussi l'heure de notre grand recensement ! N'oubliez pas de recenser votre personnage dans ce sujet.
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Urgence tous risques — Ode
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Esteban A. Quílez
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Esteban A. Quílez
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Un air désespéré fermement ancré sur mon visage, j’essuie d’un geste agacé une goutte de sueur perlant sur mon front. Il fait bien trop chaud, même pour une satanée île perdue dans les Bermudes., et ça en devient insupportable.

Surtout lorsqu’on a la bonne idée de partir faire du tourisme sous ce cagnard-là.

Résistant pour ne pas me vider une bouteille d’eau sur le visage, j’ajuste le chapeau en feuilles de bananier sur mon front. Quoi qu’on puisse penser de lui, Aiden sait parfois se montrer plus utile que la plupart des autres voyageurs, avec ses mains, et ce chapeau en est la preuve.

Depuis notre aventure, je n’ai eu de cesse d’échafauder un plan, d’imaginer mon aventure de l’autre côté du trou béant qui traverse les montagnes, jusqu’à avant-hier. Ce que nous avons découvert n’a cessé de me travailler : qui sont ces gens aux vêtements archaïques et aux armes de pierre et de bois, que nous avions aperçu lors de notre exploration ?

Je veux en savoir plus, comprendre ce qu’il se passe sur cette île.
Après-tout, maintenant que nous avons été laissés à l’abandon par Crook, n’est-ce pas là l’un des seuls moyens de s’occuper ? Et si, finalement, tout avait été calculé à l’avance pour que nous rencontrions ce peuple ?

A moins que tout ceci ne soit qu’une vaste caméra cachée tournée à notre insu…

La carte marquée d’une croix rouge par le capitaine dans la main, j’essaie d’évoluer plus ou moins discrètement dans la jungle. J’ai passé il y a une heure le trou des montagnes, en contournant cette fois soigneusement l’espèce de campement militaire installé tout près de celui-ci - c’est fou comme on peut apprendre rapidement de ses erreurs, lorsque sa vie est menacée.

La végétation est dense - mais ce serait trop demander que cela atténue la chaleur ambiante -, mon champ de vision trop réduit à mon goût et le bruit de mes pas, de mes gestes, jusqu’à ma respiration irrégulière, bien trop fort. Armé d’un seul couteau de chasse - l’arc ne me servant que d’un éventuel moyen de dissuasion, ce n’est pas la peine de le compter comme une véritable arme - je prie pour ne croiser ni bête ni insulaire sauvage.

Avec Aiden, nous avons découvert un autre monde, un autre peuple, comme de véritables explorateurs. Comptant rentrer avec notre tête sur les épaules et l’intégralité de notre corps, nous avons cependant rebroussé chemin.

Mais la curiosité l’a emporté, et je suis revenu.

J’écarte une large feuille sur mon passage, frissonnant en sentant un insecte passer rapidement sur mon doigt - sans pour autant oser voir de quoi il s’agit, craignant de découvrir un mille-pattes radioactif anormalement gros.

Le déni - ou l’ignorance, à voir -, le meilleur moyen de survivre en territoire hostile : tant qu’on ne voit rien, on ne craint rien.

Je voudrais tomber sur des habitations, des gens, les observer pour peut-être réussir à me fondre dans la masse, quitte à passer pour un ermite muet - nous ne sommes pas certains d’avoir bien entendu ce peuple parler, ou du moins de ne pas avoir été sous l’emprise de champignons ou plantes hallucinogènes au moment où nous avons cru comprendre de l’anglais. Après tout, ce n’est pas mon teint de peau qui va me trahir - au contraire de ce fesses-pâles d’Aiden, et si le combat n’est pas ma tasse de thé, l’infiltration et la discrétion, ça, oui !

Le problème c’est que j’ai beau avoir un ravissant chapeau de feuilles vertes sur la tête, je n’ai rien d’autre pour me déguiser, et mon bermuda est plus que traître.

Cette île me poussera-t-elle à puiser dans mes ressources et mon passé jusqu’à faire de mois un parfait roublard ? L’aventure nous le dira…

J’évolue sans trop de mal, en essayant de me faire le plus discret possible. Il paraît que les forêts sont sûres tant que la nuit n’est pas tombée et je prie - encore - pour que ce ne soit pas qu’un cliché. Pour le moment, aucune bestiole à signaler, si ce n’est des insectes outrageusement grands et repoussants, des serpents en suspension dans les arbres et quelques animaux « normaux » - Dieu que la normalité semble fantastique, ici.

Entendant le clapotis de l’eau, je m’approche d’un ruisseau. Qui dit eau dit habitation, non ? Avec un peu de chance, je devrais pouvoir trouver une cabane dans le coin et qui sait, des vêtements « abandonnés » à l’intérieur.

Je remonte le ruisseau, m’approchant des zones rocheuses. L’herbe se fait plus sèche, les arbres moins feuillus et de grosses pierres jonchent le sol qui borde le pied d’une imposante montagne. Le paysage change presque du tout au tout mais la visibilité est meilleure. Seule l’ambiance change, devenant plus sinistre, à l’ombre des sommets.

Longeant toujours le ruisseau, je constate qu’il se divise en deux, une branche devant venir d’une source souterraine, et l’autre d’une petite cascade. A cette intersection, ô miracle : des vêtements.

Et du sang.

L’air peu serein, je m’approche de la scène de crime et me penche au-dessus. Un fin tissu - une toge ? Une tunique longue ? - est déchiré en plusieurs endroits et tâché de rouge. L’herbe également est teintée de cramoisi, ce qui me permet de repérer sans mal une piste.

Mais laquelle ?

Je n’ai pas envie de me retrouver nez à nez avec une bête en train de dévorer un insulaire. Pas non plus envie de me retrouver face à un insulaire armé et blessé sur ses gardes. Encore moins envie de tomber sur un cadavre. Pas ici, pas maintenant.

C’était censé être des vacances…

Mon serment et mes anciens réflexes prenant le dessus, je suis prudemment les traces de sang dans l’herbe, jusqu’à un buisson - et peut-être une cachette, une antre de bestiole géante, que sais-je ?! - pour simplement m’arrêter devant.

Les traces s’interrompent, pas besoin d’être pisteur pour connaître la suite.

Mais je n’ose pas faire le moindre pas en avant, de peur de me prendre une flèche ou de me faire dévorer sur place.

Alors je déglutis péniblement, me racle la gorge…et lance d'une voix hésitante :

— Ho-eeh… Est-ce que vous êtes en vie ?

Parfois, on se surprend à se trouver très con. C’est actuellement mon cas. Mais comme on dit : qui ne tente rien, n’a rien, peu importe l’entrée en matière. Au mieux, la personne est vivante et comprendra qu'un humain lui parle. Au pire... je meurs.

Un frisson peu rassuré remonte le long de mon échine alors que je croise mentalement mes doigts et prononce une énième prière pour survivre à cette journée.

C’est que j’en ai de bonnes, des idées, parfois.
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Urgence tous risques

Est fou celui qui recourt à la raison dans une situation extrême.

Ode est un bon chasseur.

En tout cas, c’est ce qu’il a toujours cru.

La journée avait pourtant bien commencé quant aux premières lueurs de l’aube, Ode s’était réveillé en pleine forêt. Le chant des oiseaux et le bruissement des feuilles lui avaient doucement ouvert les yeux et il avait chassé les dernières bribes de rêves en s’aspergeant le visage dans un ruisseau voisin. Il aurait probablement pu dormir à Aisiki, dans l’ancienne demeure familiale, ce n’est certainement pas sa mère et sa compagne qui s’en seraient plaintes, mais Ode avait vu là une opportunité de renouer avec la nature qu’il aimait tant et qui lui manquait un peu depuis sa montée en grade de garde. Il aurait emmené Allyn avec lui s’il avait pu, mais la jeune femme était introuvable lorsqu’il s’était mis en route et il avait préféré ne pas perdre plus de temps. Une prochaine fois ! En attendant, il avait préféré dormir à la belle étoile, loin de toute civilisation. Et il avait dormi comme bébé, bercé par les bruits de la nature. Enfin, un bébé qui dort avec un œil ouvert. Histoire de ne pas être attaqué par un ours alors qu’il ronflait.
Tout ça pour dire qu’il était plutôt loin de tout de bon matin. Et ça lui allait très bien : pas d’humains, pas de discussions barbantes ou gênantes, pas d’obligations. Autant dire que pour lui, c’était rare de pouvoir être aussi détendu. Après avoir mangé le casse-croûte préparé par la copine de sa mère la veille, il avait décidé de faire un détour avant de rentrer, pour avoir le temps de réfléchir avant de retrouver les siens. Toute cette histoire de voyageurs le dérangeait et il aurait menti s’il avait dit qu’il ne s’était pas éloigné de son chemin habituel pour les approcher. Il les a aperçus quelques temps auparavant pour la première fois. Ça lui a laissé un sale goût sur la langue. Tous ces gens étaient habillés de manière extravagante, ils étaient bruyants et pas du tout discrets, si bien qu’Ode n’avait eu aucun mal à les observer de loin, sans se faire voir lui-même. Il n’en a pas parlé à Alafia, parce qu’il n’a d’une pas d’amis à qui dévoiler sa découverte, mais surtout parce qu’il n’est pas bien sûr de quoi faire de cette information. Il pense prévenir le palais, mais seulement une fois qu’il aura décidé si ces étrangers sont dangereux. Il a dans l’idée que oui. Après tout ils sont venus de par delà l’océan, les dieux seuls savent comment. Pour réussir à dompter celui-ci, ils ne doivent pas être aussi patauds qu’ils en avaient l’air. Ode est bien placé pour savoir que les apparences peuvent être trompeuses.

C’est donc préoccupé par toutes ces pensées qu’il avait repris la route. Par ailleurs, il avait dans l’idée de chasser de quoi déjeuner. Probablement pas sa plus brillante idée alors que son esprit était distrait. Il avait bien suivi la piste d’un petit animal, mais cela l’avait éloigné de sa destination, le long du ruisseau. Pire encore, il s’était retrouvé nez à nez avec un puma qui avait trouvé sa proie avant lui ! Ode n’était pas assez stupide pour essayer de courir plus vite que lui. Il avait tiré son épée et s’était préparé au pire. C’est pourtant gros un puma, il aurait dû le repérer à des mètres, bien avant que ce soit l’inverse. Est-ce que les étrangers allaient lui coûter la vie ? Ode se serait giflé, s’il n’avait pas été plus occupé. Seuls les novices faisaient des erreurs de ce genre. Pas lui !
Il avait fini par faire fuir la bête, mais à quel prix ?

Ode se tient, la main sur le flanc, près de l’eau et de la montagne. Sous ses doigts, les plaies sont profondes, là où la patte de l’animal et ses énormes griffes ont rencontré la chair. Une erreur de débutant, il en est bien conscient et c’est presque plus douloureux que les blessures elles-même. Lentement, il déchire sa tunique, déjà bien abîmée, pour voir l’étendue des dégâts. Ce n’est pas joli à voir. En grimaçant, Ode s’agenouille près du ruisseau. D’une main tremblante, il tente de couper l’eau pour nettoyer la plaie. Son souffle court l’empêche d’entendre tout de suite l’évidence. Ce n’est que lorsque l’herbe craque et bruisse qu’Ode réalise qu’il n’est pas seul. Sans prendre le temps de réfléchir davantage, il remonte vers la cascade et avise la première cachette possible : un gros buisson. Ce n’est pas le lieu le plus sûr mais ça devra faire l’affaire. Il croise les doigts pour que ce soit un herbivore. Si un loup ou un autre félin venait à sentir le sang, il n’est pas sûr de pouvoir s’en sortir cette fois.

« Ho-eeh… Est-ce que vous êtes en vie ? »

La voix le surprend dans ses réflexions. Un homme. Ode pousse un soupir de soulagement. Prenant le temps de se remettre de ses émotions, Ode, la main toujours sur le flanc, se redresse et sort de son abri de fortune. Ce n’est pas dans ses habitudes, mais peut-être pourra-t-il recevoir un peu d’aide. C’est peut-être enfin la chance qui lui sourit.

« Est-ce que vous pouvez m’aid... »

Le chasseur s’arrête immédiatement sur sa lancée. L’homme en face de lui, malgré qu’il parle la même langue, n’est absolument pas l’un des siens. Sa tenue est bien trop étrange pour qu’il appartienne au même peuple. Une pointe de panique le traverse et d’un geste brusque, il porte la main à son épée. La douleur le foudroie aussitôt. Ode tombe sur un genou, le souffle lui manquant. Pourquoi n’a-t-il pas pris sa lance ? Il lance un regard dur à l’étranger.

« N’approchez pas. »

Il serait probablement plus crédible s’il n’avait pas l’air d’un animal blessé coincé contre un mur. Ce n’est pas du tout la chance qui lui sourit. Elle se joue même de lui. Le sang ruisselle contre les doigts d’Ode, aggravé par ses mouvements. Il n’a jamais autant compris les lièvres pris dans ses pièges. Même s’il voulait se défendre, il n’est pas bien sûr de comment dans ces circonstances.

« Qui êtes-vous ? »
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Esteban A. Quílez
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Après un instant qui me semble être une éternité, une réponse se fait entendre depuis l’intérieur de la roche. Une voix d’homme parvient jusqu’à mes oreilles et me fait l’effet d’une merveilleuse nouvelle, sans que je ne me formalise plus que ça de la langue employée. Pas d’animal sauvage pour bibi, cette fois. Instantanément, la tension s’efface de mon visage et mes épaules se détendent. La prochaine question est : en quel état ?

Des pas s’approchent de moi, derrière le couvert de végétation. Je me recule légèrement, pour laisser de la place au blessé - je crois - pour qu’il puisse s’extraire de sa cachette sans trop de peine. Mes yeux se posent sur la main ensanglantée qui se pose sur la pierre, puis sur le visage qui en émerge, et enfin sur l’énorme tâche de sang à peine cachée sous la deuxième main de l’homme qui vient d’apparaître.

C’est bien un humain, blessé au flanc, le visage tiré par la douleur sur lequel le soulagement laisse bien vite place à l’hostilité. Nos deux regards se croisent alors que nous prenons tous les deux conscience de l’origine de l’autre.

Hallucinant lorsqu’il semble porter la main à sa taille, comme pour se saisir d’une dague ou d’une épée, je déglutis douloureusement. Que ce serait-il passé s’il avait été armé ? Ce mec allait sérieusement essayer de m’empaler alors que je suis actuellement sa seule chance de survie ? Moi qui était presque d’accord pour mourir dévoré par une bête, pour l’aventure, mourir de la main d’un autre humain me semble une mort bien triste…

Sa voix, haletante, ne cache pas l’état lamentable dans lequel l’homme se trouve. A plusieurs reprises, mes yeux font l’aller-retour entre sa blessure sanglante et son visage durcit par la méfiance.

Dude… Je compte pas t’approcher sans ton accord, t’inquiète pas. Je tiens trop à ma vie pour ça.

— Euh, moi ? Esteban. Je viens de l’autre côté des montagnes…

Je marque une pause. On parle bien la même langue ? Depuis quand l’américain moderne est une langue des îles perdues dans le pacifique ? C’est à n’y rien comprendre.

Arrêt mental. J’écarquille les yeux sans comprendre, en haussant les sourcils dans une moue interloquée.

Wait. Pourquoi est-ce qu’on parle la même langue ? Je secoue la tête, le souffle saccadé de mon interlocuteur m’interrompant dans mes réflexions.

Fronçant les sourcils, mon sang de médecin ne fait qu’un tour. Je braque un regard sérieux  sur l’homme, qui a l’air d’essayer de masquer sa douleur du mieux qu’il peut, alors que son sang s’écoule entre ses doigts.

Je pose mon sac à dos au sol sans y chercher quoi que ce soit pour le moment.

— Arrêtez de bouger ! Vous ne faites qu’aggraver votre situation !

Je fais quelques pas vers lui, les mains levées dans un signe pacifique. Peu rassuré par son état, je tente de m’assurer qu’aucun bête sauvage ne se trouve à proximité, d’un rapide coup d’œil dans toutes les directions. Priant pour qu’il ait tué le truc qui l’a mis en cet état, je recentre difficilement mes pensées et reportant mon attention sur le blessé.

— Je suis médecin, je ne vous veux aucun mal et de toute manière, j’ai juré de venir en aide à tous ceux qui en ont besoin. Donc, pour répondre à votre question : oui, je peux vous aider, à la seule condition que vous m’y autorisiez.

Et s’il ne veut pas, j’attendrai patiemment qu’il s’évanouisse pour le soigner. A tous les coups, même affaibli, il ne me laissera pas l’assommer et se débattra comme un beau diable avant de recevoir le moindre soin.

— Me permettez-vous de m’approcher ?

Je déglutis, tendu, attendant une réponse de sa part, priant pour que la raison prenne le dessus sur sa méfiance envers moi et tout l’inconnu qui m’entoure. Nerveusement, je porte ma main à ma moustache pour la lisser.
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Urgence tous risques

Est fou celui qui recourt à la raison dans une situation extrême.

Mince, c’est vraiment pas de bol. Quelles étaient les chances pour qu’il tombe sur quelqu’un ? Et sur quelqu’un d’étranger par dessus le marché ? Il est trop tard pour fuir et même s’il en avait l’occasion, dans son état, Ode n’irait pas bien loin. Un soupçon de panique s’insinue en lui alors qu’il considère les différentes options qui s’offrent à lui. On ne peut pas dire qu’elles soient très nombreuses, ni même qu’elles l’enchantent vraiment. Est-ce que l’individu est dangereux ? Ode le dévisage sans gêne, plus inquiété par la pensée qu’il risque de se faire attaquer. Il n’a pas la moindre idée de ce dont sont capables ces étrangers et même s’il envisageait d’aller les voir de plus près pour tirer quelques informations, il n’imaginait pas que ce serait de si près, et encore moins dans ces conditions.

« Euh, moi ? Esteban. Je viens de l’autre côté des montagnes… »

Ode fronce légèrement les sourcils. À quoi est-ce qu’il s’attendait en posant la question ? Ce n’est pas comme si le type allait lui dire de lui-même qu’il est un dangereux psychopathe, voir un cannibale. Ce qui l’étonne plus est quand même le fait qu’ils se comprennent sans problème. De son propre village à Oluh, le vocabulaire est changeant, alors de par delà la mer ? Ode s’attendait à un dialecte au moins aussi étrange que leur accoutument. Esteban hein ? Ode tente de se concentrer là-dessus plutôt que sur la douleur qui lui lacère le flanc. Et maintenant ? Alafia est encore loin, même s’il osait tourner le dos à Esteban, est-ce qu’il arriverait au village sans se vider de son sang ou attirer un autre prédateur ? En arrière plan, avec un détachement qui l’étonne lui-même, Ode se demande s’il est condamné. Sans être devenu le garde personnel de la reine ? Ce serait impardonnable ! Non, non, il ne peut pas mourir maintenant, ce serait vraiment trop bête !

L’inconnu lui ordonne alors de ne plus bouger et instinctivement, Ode obéit, retenant même son souffle quelques secondes, trop surpris pour répliquer. C’est vrai qu’il n’a pas été des plus prudents, ni même que son sens des priorités ne s’est avéré très raisonnable… Mais est-ce qu’il a vraiment le choix ? Ce type… cet Esteban, est-ce qu’il ne va pas l’achever dès qu’il se relâchera  un tant soit peu ? Ode n’a sur lui aucun objet de valeur si ce n’est quelques bijoux et un peu d’argent. Rien qui serait très utile à Esteban de son côté des montagnes en tout cas. Alors quoi ? La réponse ne tarde pas à arriver et Ode hausse un sourcil. Un… médecin ? En plus milieu de nulle part ? Il n’a pas du tout la même allure que les médecins de chez lui. Un médecin… L’information met un moment avant d’arriver jusqu’au cerveau du chasseur. Imperceptiblement, Ode se détend un peu. S’ils restent dans cette position, il est mort de toute façon. Mais avec un médecin, il peut s’en sortir. Peut-être… S’il arrive à lui faire assez confiance pour ça.

« Me permettez-vous de m’approcher ? »

Ode laisse planer le silence pendant une longue minute alors qu’Esteban lisse sa moustache. Il prend son temps pour peser le pour et le contre et finit par soupirer :

« D’accord... »

Même Ode n’est pas assez buté pour se laisser mourir alors qu’on aurait pu l’aider. Il n’en est pas loin, c’est vrai, mais sa part de raisonnable sait encore se faire entendre. Parfois. En tous les cas, il préfère laisser une chance à Esteban - et s’en laisser une aussi, par la même occasion, parce qu’il est prêt à tout pour survivre et réaliser son rêve. On dit que l’espoir fait vivre, mais est-ce qu’il guérit les blessures infligées par un puma ? Ode ne souhaite pas vérifier ça aujourd’hui.

« Vous êtes vraiment médecin ? »

Finit-il par demander, un peu sceptique. Avant de se rendre compte qu’irriter la personne qui va trifouiller dans sa blessure, n’est peut-être pas son idée la plus brillante. Et parce qu’il est trop poli aussi, il ajoute :

« Désolé. C’est juste… vous ne ressemblez pas aux médecins que je connais. »

Vous ne ressemblez à personne que je connais d’ailleurs. Mais ça le chasseur se garde bien de l’avouer à voix haute. Il se dit qu’Esteban doit s’en douter. Il suffit de les voir, tous les deux, pour se rendre compte des différences entre leurs peuples respectifs. Ode retire la main de sa blessure pour qu’Esteban puisse voir les plaies -qui ne sont pas jolies à regarder il faut bien l’avouer, qui se trouvent en dessous. Qu’est-ce qu’il va bien pouvoir faire pour ça ?  
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Esteban A. Quílez
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You only live once, but if you do it right, once is enough.
Lissage de moustache professionnel. D’un geste nerveux, je lisse les pans de ma chemise de plage à fleur, soudain très peu convaincu de voir le lendemain se lever. Pour peu qu’il ne me croit pas sur parole, le jeune homme pourrait m’embrocher avant de se laisser mourir. Comme quoi, la peur de l’étranger est partout… quoiqu’on s’incruste un peu sur une île visiblement déjà habitée alors ça reste compréhensible.

Imaginant les peuples d’Amérique face aux conquistadores espagnols et portugais du quinzième siècle, je mise sur le fait que nous avons l’air de brebis inoffensives pour que les schémas sanglants de l’histoire ne se répètent pas.

La réponse du blessé finit par tomber. Toujours surpris par le fait que nous puissions nous comprendre aussi bien, j’opine du chef en m’approchant doucement, non sans avoir jeté un coup d’œil aux alentours, histoire de vérifier a minima qu’il n’y ait pas de bête sauvage aux alentours.

A sa question, je me retiens de pouffer. Il n’as pas tort de ne pas se sentir rassuré… je n’ai ni blouse ni quoi que ce soit pouvant éventuellement me donner l’allure d’un médecin. Entre la route que je me suis tapé, la tête de six pied de long que je tire à cause de la nuit bien trop courte que j’ai passé dans la tente et l’usure de mes vêtements, je dois plutôt avoir l’air d’un sans-abri complètement paumé.

— Ahem, je m’éclaircis la gorge en me recoiffant d’une main, oui, enfin techniquement je suis chirurgien spécialisé dans tout ce qui touche à la poitrine et au cœur, mais je dois bien pouvoir vous aider avec cette blessure… ah.

Relevant les yeux vers lui, je me demande s’il sait ce qu’est un chirurgien, voire s’il a les notions de bases d’anatomie. Certes, Aiden et moi avons pu nous aventurer près de ce peuple quelques temps auparavant, mais ce n’est pas comme si nous avions tapé la causette avec les insulaires que nous avons pu apercevoir…

— Enfin, je comprends votre méfiance et à votre place j’en ferai de même, je réponds avec un haussement d’épaules. Si ça vous va, je vais juste vous expliquer ce que je vais faire, et si jamais ça vous semble louche, libre à vois de m’arrêter.

Alors que le jeune homme me laisse regarder ses blessures qui lui lacèrent l’abdomen, je m’approche encore, jusqu’à m’assoir à genou à côté de lui, un air bien plus sérieux sur le visage. Plusieurs plaies saignent encore. Enlevant mes lunettes de vues de la poche de ma chemise, je les place sur mon nez.

Avec calme et mesure, je sors de mon sac la trousse de soin et désinfecte mes mains à l’aide d’un gel hydro-alcoolique. Une bonne chose que j’ai réquisitionné presque toutes celles des autres voyageurs après l’ouragan. J’en avais emporté un flacon pour la route, comme toujours, sans vraiment m’attendre à ce que cela me serve.

— Ça fait longtemps que vous êtes dans cet état ? l’interroge-je en me frottant les mains avec minutie.

En fonction de sa réponse, il est possible qu’il faille plus ou moins se hâter à le conduire chez un médecin équipé du matériel adéquat, s’il existe dans cet étrange monde.

Je n’avais pas vraiment prévu ça. Qui plus est, si j’amène l’un des leurs à moitié mort et vidé de son sang dans un village rempli d’autochtones, est-ce que je ne risque pas de finir sur un barbecue taille humaine ?

Je n’avais pas envisagé cette possibilité.
Pauvre de moi…

Reportant mon attention sur mon patient malgré lui, je lui indique d’un geste le flacon de gel hydro-alcoolique pour lui expliquer de quoi il s’agit.

— Ah et ne vous inquiétez pas, c’est un désinfectant.

Un coup d’œil rapide vers les blessures m’avait suffi à évaluer leur profondeur. Mieux valait actuellement voire si le saignement s’arrêterait ou non, une fois compressées correctement.

— Je vais d’abord nettoyer les contours des plaies, si vous êtes d’accord.

Tout en lui expliquant ce que je suis en train de faire, j’applique de l’eau sur une bande de ligne et frotte légèrement le tout avec du savon fait maison, difforme mais efficace et naturel- Aiden soit loué pour ses connaissances complètement incongrues. Attendant son aval, je me penche à nouveau sur les blessures du jeune homme pour passer doucement le tissu humide autour des blessures coupures ensanglantées.

— A combien de temps se trouve le coin habité le plus proche ? l’interroge-je encore sans me détourner de ma tâche. Si possible un endroit avec un médecin équipé. Je n’ai pas tout ce qu’il faut pour vous prodiguer les soins adéquats, j’en ai bien peur…

Au moins, le jeune homme serait obligé d’admettre ma sincérité, en constatant que je ne cherche pas à le charcuter inutilement.

— Je vais faire un pansement léger avec des compresses stérilisées et appuyer dessus, je commence en sortant ledit matériel, avant de continuer : si le saignement ne s’est pas arrêté d’ici dix minutes…

Froncement de sourcils.
Leur notion du temps est-elle seulement la même que la notre ?

— … si le saignement ne s’arrête pas rapidement, il faudra que vous m’expliquiez où trouver un médecin.

Pourvu que ce ne soit pas le cas…
Ft. Ode


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Este a dit pas mal de truc médicaux, si tu veux que je prolonge pour avoir de la matière, n'hésite pas à me le dire !  Urgence tous risques — Ode 81248268
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Urgence tous risques

Est fou celui qui recourt à la raison dans une situation extrême.

Chirur-quoi ? Ode plisse les yeux, méfiant. Est-ce que c’est une sorte de chaman ? Un chaman qui touche au cœur ? Ça lui paraît vraiment dangereux. Heureusement pour lui, son coeur n’est pas touché en ce moment-même. Il n’est pas sûr qu’il l’aurait confié à un étranger, chaman ou pas. Il aurait pu l’affliger d’une malédiction pour toute son existence ! Le rendre amoureux d’un arbre ou le priver de son sens de la justice ! Non, le cœur est un organe fragile à manipuler. Mais ça veut dire que ce médecin est d’autant plus doué, pas vrai ? En tout cas, Ode l’espère.

« Ça fait longtemps que vous êtes dans cet état ? »

Bonne question. Le chasseur y réfléchit quelques instants. Il a eu le temps de chasser la bête, puis de trouver le cours d’eau. Combien de temps a pu s’écouler entre les deux ? Pas assez pour qu’il s’écroule alors…

« Peu de temps. »

Ode ne saurait évaluer avec exactitude le temps qui lui a échappé. Il n’a jamais été très doué pour ça et en nature, le temps paraît toujours plus lent. Lorsqu’on est loin des foules et des hommes, les minutes ne s’empressent pas de la même manière. Ode l’a bien remarqué. Est-ce que le temps s’écoule plus rapidement lorsqu’on est blessé ? Si c’est le cas, il n’a jamais vraiment fait le rapprochement. Et ce n’est pas vraiment le moment de penser à ça, là, tout de suite maintenant. Et de toute façon, il est trop occupé à surveiller les gestes d’Esteban pour ça. Il n’a pas l’air d’un mauvais bougre (la preuve c’est qu’il l’a approché et qu’il cherche à l’aider, quelqu’un de méchant pourrait-il vraiment agir ainsi?), mais Ode ne peut s’empêcher d’être sur ses gardes. Les étrangers ont des mœurs différentes des leurs. Peut-être qu’achever les blessés plutôt que de les soigner fait partie de leurs traditions ? Comment savoir ?
Il ne se pose bizarrement pas la question de savoir si leur médecine est différente de la leur…

« Ah et ne vous inquiétez pas, c’est un désinfectant. »

Ode n’a guère le choix de toute façon, et il hoche la tête, le visage fermé. Amabilité ? Ce mot ne fait pas vraiment partie du vocabulaire du chasseur. Il est, pour sa défense, dans une situation qui lui fait honnêtement peur, alors qu’il est seul et blessé, loin de chez lui, et doit laisser sa vie entre les mains d’un homme portant une chemise à fleurs.
Lorsque le tissu touche ses blessures, Ode ne peut s’empêcher de frémir, s’éloignant des bandes.

« Désolé... »

Il se considère comme relativement impassible, mais tout de même pas de pierre, et la douleur se fait assourdissante dans son esprit l’espace de quelques secondes. Il inspire lentement, puis se tient tranquille, serrant les dents. Il a déjà été recousu à vif une fois, après un entraînement avec Allyn. Il a découvert à ce moment-là qu’il supportait plutôt bien ce genre de choses. Sois plus fort. Sois plus fort. une petite voix chuchote dans sa tête. Alors Ode ne se laisse pas intimider par ce qu’il ressent, ni par la situation. Il reste de marbre face à sa propre mortalité qui le nargue.
Surtout lorsqu’Esteban lui annonce ne pas avoir tout le matériel nécessaire pour le soigner.

C’est vraiment pas de bol, non ?

Ode pince l’arête de son nez, juste un instant, le temps de refouler ses émotions. Puis il répond :

« À une ou deux heures de marche. »

En tout cas le prochain village où on peut trouver un médecin. Mais est-ce qu’Esteban n’est pas lui-même médecin ?

« De quoi avez-vous besoin ? Il y a un village à une demi-heure d’ici, mais pas de médecin. »

Est-ce qu’il tiendra le coup jusque là ? Le chemin n’est pas sans danger, et il n’est pas plat non plus.

« Les environs sont envahis par les prédateurs et dans mon état, je ne pourrais pas nous protéger. »

Il pourrait essayer, certes, mais il se sait plus à même de faire plus de mal que de bien dans ces conditions. Bien sûr, apprendre à se défendre en situation de blessure a fait partie de ses entraînements, mais de là à défendre deux personnes, il y a tout un monde.

« Et le puma qui m’a fait ça ne doit pas être très loin. »

C’est aussi une possibilité. D’autant que la bête ne semblait pas très bien nourrie. Elle pourrait revenir à l’assaut s’ils s’éloignaient trop. Les pires finalités éclosent dans la tête du chasseur et il se voit mourir de mille et une façon. Une qualité qui lui permet d’être d’ordinaire bien préparé mais qui ne lui apporte en l’occurrence aucun réconfort sur ses propres chances de survie.
Ode jauge alors Esteban des pieds à la tête, sans méchanceté mais sans indulgence non plus.

« Vous avez déjà combattu un puma ? »  
Awful
Esteban A. Quílez
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A aucun moment l’autochtone se détend. S’il m’a laissé m’approcher de lui, ce n’est pas pour autant qu’il a laissé de côté sa méfiance. Néanmoins, ce simple progrès me permet de m’occuper de lui au moins en partie, pour les premiers soins.

— D’accord, tant mieux. Vous avez eu le bon réflexe, en pressant dessus et en limitant vos mouvements.

Même si l’hygiène de ses mains devait être de qualité discutable à ce moment, c’est toujours un plus d’éviter de se vider de son sang et de trouver un abri pour limiter les dégâts, plutôt que de courir à moitié écharpé dans les bois, comme on le voit dans certains films d’action ou horreur au réalisme discutable.

Me contentant du peu de parole ou du geste qu’il emploie pour répondre à mes questions ou à mes indications, je ne m’insurge pas contre son silence. N’importe qui, dans une situation pareille, où un parfait inconnu vous tripote votre chair à nue, après une attaque de prédateur, serait en proie à la plus légitime des paniques.

Pourtant, il ne repousse pas mes mains lorsque je m’emploie à nettoyer ses plaies, s’excusant même de s’être écarté au contact des bandes de tissus.

— C’est normal, je souffle avec un sourire se voulant rassurant, on ira à votre rythme.

Et effectivement, je ne cherche pas à le brusquer dans les soins. S’il était inconscient, à la rigueur, j’agirais effectivement de manière plus rapide, mais la dernière chose dont lui comme moi avons besoin, actuellement, c’est qu’il se mette à se tordre de douleur ou qu’il s’évanouisse.

J’applique donc le désinfectant sur le bord des plaies en redoublant de délicatesse, sans pour autant trop m’attarder - c’est un peu comme les bandes de cire, mieux vaut tout arracher d’un coup que de souffrir en faisant les choses petit à petit. De temps à autre, je jette un regard encourageant à mon patient malgré lui, pour m’assurer que la douleur reste supportable.

— Une ou deux-, je répète, dépité, interrompant momentanément ma tâche.

Il vaut donc mieux espérer que le saignement s’arrête au plus vite. Si c’est le cas, tout ira bien et il suffira d’attendre un petit moment que le chasseur se rétablisse.

Terminant le nettoyage des plaies, je réfléchis en sortant les compresses.

— Je ne peux pas vous faire de points de suture… enfin, je vais pouvoir vous faire quelque chose d’assez semblable, mais ça ne suffira pas si on doit marcher deux heures. A la rigueur, si les premiers soins se passent bien, on pourra attendre ici jusqu’à ce que vous soyez en état de marcher jusqu’au village. Je pourrai vous porter si nécessaire, tu ajoutes, peu convaincu par ta propre proposition.

Commençant à appuyer légèrement sur les plaies pour stopper le saignement, j’essaie de me mettre un chronomètre mental de dix minutes. Chronomètre complètement perturbé par la remarques de mon interlocuteur.

— Pardon ?

« Envahis », à ce point ? C’est à se demander comment nous avions fait pour survivre en aussi grand nombre une fois le capitaine parti. Ou alors peut-être que les prédateurs de l’île ne se trouvent que de ce côté des montagnes… qui sait.

Le fait est que ça me glace le sang.
Ça ne pouvait pas être envahi de poules, ç’aurait été trop simple.

Blêmissant de plus belle lorsque le blond continue d’énoncer des faits alarmants, je déglutis difficilement. Un puma proche et un guerrier plein de sang… ça fait pas bon ménage en général, non ?

Je le savais. J’avais la sensation que j’allais mourir aujourd’hui.
Avec un peu de chance j’arriverai à sauver le jeune homme… mais comment ?

A sa question, une intense envie de pleurer me prend, mais je résiste.
J’essaie de me figurer l’apparence de ce félin, ce qui empire ma crainte.

— Combattu un puma… mes lèvres sont agitées de tremblements nerveux. Non, mais. En fait, je n’ai jamais combattu tout court. Je sais me servir d’un arc… d’un couteau à la rigueur, mais c’est tout…

Et il y a une différence entre « se servir » d’un arc ou d’un couteau et ne pas savoir viser ou se contenter d’agiter une arme blanche dans tous les sens.

Un frisson de terreur parcourt mon échine alors que je reporte mon attention sur Ode.

— Vous… vous croyez que je vais devoir combattre cet animal ?! je me retiens de crier sur la fin de ma question.

Raclement de gorge de circonstance.

— Vous l’avez déjà un peu blessé, non ?

Je ne sais pas si c’est une très bonne nouvelle… il paraît qu’un animal blessé est bien plus dangereux.

Puis, peut-être mû par le même courage qui m’a mené jusqu’au jeune homme, je prends une grande inspiration et raffermis légèrement ma prise sur son flanc. Mes mains tremblent moins, alors que je reprends la parole.

— Je ferai tout pour vous sauver, puma ou pas.

Mais encore une fois, plus facile à dire qu’à faire.
Ft. Ode
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Urgence tous risques

Est fou celui qui recourt à la raison dans une situation extrême.

Esteban est consciencieux, ça, Ode doit bien le lui reconnaître. Il lui est d’ailleurs reconnaissant pour la douceur et la patience dont il fait preuve, et cela le convainc qu’Esteban dit la vérité lorsqu’il assure être médecin. Il a l’air de savoir ce qu’il fait en tout cas, et le chasseur se détend sensiblement lorsqu’il s’en rend compte.
Peut-être bien qu’il ne va pas mourir aujourd’hui, finalement ?
La pensée est plutôt réconfortante, et Ode se concentre dessus, les yeux vers le ciel, alors que son compagnon s’occupe de ses plaies. On lui a toujours dit que ça fait moins mal lorsqu’on ne voit pas ce qu’il se passe. Il ne peut s’empêcher d’être un peu soulagé lorsqu’Esteban lui annonce qu’il ne fera pas de suture. Bon, ce n’est probablement pas pour le mieux pour ses blessures, mais Ode se souvient qu’il avait vraiment souffert la dernière fois, sans quelque chose pour anesthésier la douleur et il n’a pas vraiment envie de retenter l’expérience. Même avec la douceur du médecin qui le soigne en ce moment.
Il hausse toutefois un sourcil aux dires de celui-ci. Lui ? Le porter jusqu’au village ? Il ne veut pas douter de ses capacités physiques mais… bon d’accord il en doute un peu quand même. Il est un homme de bonne stature et même si Esteban semble plutôt bien bâti, parcourir une telle distance avec un tel poids sur les épaules lui paraît improbable. Et l’image de ce pauvre médecin en train de le porter dans la forêt est… Disons qu’il sent le rouge lui monter aux joues et il secoue la tête :


« Ne vous en faîtes pas, si on doit se déplacer, je pourrais marcher. »

Et s’il en est physiquement incapable, il trouvera une autre solution. Il ne manquerait plus que le médecin se blesse lui aussi, et alors, ils n’iraient plus bien loin. Et l’idée de traîner dans les bois n’est pas forcément brillante. Ne serait-ce que pour le puma. Une inquiétude dont il fait part à Esteban qui pâlit presque aussitôt. Lorsqu’il lui annonce n’avoir jamais combattu, c’est tout juste si Ode n’en perd pas sa mâchoire sous l’ébahissement.

« Jamais ? »

Il n’a jamais eu besoin de se défendre contre un animal ou de chasser ? Comment est-ce possible ? De quel genre de monde est-ce qu’il vient ? C’est tout un tas de questions qui sons soulevées dans son esprit qui se débat sous la surprise. Ça ne fait aucun sens. Ode écarquille légèrement les yeux à ses questions. Non, Esteban n’a pas l’air de faire semblant. Il n’a vraiment jamais été confronté à ce genre de situations. Quelques secondes de silence s’écoulent alors que le chasseur reprend lentement pieds avec la réalité. Il passe une main dans ses cheveux un peu gêné :

« Hum… Oui, je l’ai blessé. Suffisamment pour le faire fuir une première fois. Mais s’il revient à la charge, je ne sais pas si... »

Si tu seras apte à le terminer. Ode se mord la lèvre inférieure, un instant, puis il se reprend. Ne pas se laisser aller. Ni à l’étonnement, ni au désespoir. Il y a toujours une solution. Esteban se dit prêt à tout pour le sauver, et Ode se doit d’être digne de sa détermination. Plus fermement, il reprend :

« L’important avec un puma est de se faire plus gros qu’on ne l’est vraiment. Il faut lui montrer que l’on n'est pas une proie et que l’on va se défendre. »

Ode soutient le regard de son médecin, et récupère dans sa tête les faits qu’il connaît au sujet des félins.

« Lui jeter des pierres quand il est suffisamment loin. Attaquer le museau, les yeux, la tête, s’il est près. Surtout ne pas se baisser ou faire le mort. C’est là qu’il attaque à la gorge. »

Il est presque sûr d’avoir aveuglé l’animal d’un œil et cela pourrait leur servir davantage s’ils venaient à être pris au piège. Et si vraiment il n’y avait aucun espoir de l’abattre… alors Ode dirait à Esteban de s’enfuir pendant qu’il s’en occupe. Ce n’est pas la peine qu’ils perdent la vie tous les deux et il est déjà blessé. Il ne tient pas à ce que la gentillesse et l’humanité du médecin soient remerciées par la mort.
Ode hausse toutefois un sourcil, penchant légèrement la tête :

« Vous n’avez pas de puma chez vous ? »

Peut-être que l’animal est propre à leur île, après tout. Ode ne s’est jamais posé la question. Mais il n’a jamais eu l’occasion de se questionner sur d’autres civilisations et leur faune. Jusqu’à il y a peu, il n’imaginait même pas un peuple autre que le sien.

« Vous êtes venus par l’océan, n’est-ce pas ? Comment avez-vous fait pour le traverser ? »

Ça lui paraît inconcevable qu’on puisse dompter l’océan mais pas les bêtes sauvages. Encore plus qu’on puisse ne jamais être amené à combattre. C’est un miracle qu’Esteban et les siens réussissent à survivre sur une île aussi hostile sans savoir se servir d’un couteau. Peut-être que la fonction de médecin protège Esteban de ce genre de tâches ?   
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Esteban A. Quílez
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Emu par la bravoure de mon patient malgré lui, je lui jette néanmoins un regard réprobateur lorsqu’il essaie de me faire croire qu’il marchera jusqu’au village le plus proche. Il croit sérieusement être en état ? Au vu de sa condition, il semble évident qu’il est du genre intrépide, mais ce n’est pas une raison pour diminuer ses chances de survie.

— Pas question, je tranche fermement. Et si ça se trouve, nous n’aurons pas besoin d’en arriver là. Un peu de repos et des soins et vous serez en état de marcher.

Tout dépendait du flot de sang qui s’écoulerait sous peu de ses plaies, sous mes mains. Celui-ci semblait s’amoindrir, ce qui était plutôt bon signe. Rajoutant des compresses de temps à autres, je m’appliquais à ne pas trop bouger et à ne faire aucun geste qui se révélerait douloureux pour le jeune homme.

— C’est plutôt encourageant, pour le moment, je glisse avec un sourire.

Sourire qui s’efface dès que la discussion s’oriente vers la chasse au puma.

— Jamais, je répète.

Rougissant légèrement, je me rends compte que ce doit être le B.A.B.A. de la vie sur cette île. Après tout, tous les autochtones que j’y ai croisé sont armés, parfois en équipés d’armures protectrices… comparés à eux, nous devions avoir l’air de pauvres loques incapables de se défendre toutes seules face aux dangers de la nature.

Peut-être venais-je de signer le glas de ma propre communauté ? Irait-il répéter aux siens que nous n’étions que des enfants que son peuple pourrait tuer ou manger sans se préoccuper des représailles ? Je déglutis difficilement, sentant soudain le poids de ma conscience sur mes épaules, et clignes plusieurs fois des yeux en écoutant attentivement le chasseur.

« Je ne sais pas si… »
Les yeux écarquillés, je suis suspendu à ses lèvres.
On est mort, c’est ça ? Je savais que ce jour arriverait trop tôt…

M’accrochant désespérément aux paroles de mon interlocuteur, j’essaie de me figurer la scène. Certes, je suis plutôt bien bâti, mais me faire plus gros ? Comment exactement ? Je fronce les sourcils en opinant du chef, assez peu convaincu, en réalité.

Jetant un coup d’œil autour de nous, je constate que les munitions ne manquent pas, niveau caillou. Le problème, en vérité, c’est qu’entre un félin affamé qui attend à l’entrée de la caverne et nous, piégés dans celle-ci, le vainqueur semble tout indiqué…

— D’accord, j’essaierai d’y penser, si on en arrive là…

Inutile de dire que je prie tous les dieux que je connais pour que ce ne soit pas le cas. S’il me disait à cet instant précis qu’un rituel peut éloigner les animaux et le danger comme un mauvais esprit, je l’exécuterais sur le champ.

A sa question, je me fends d’un sourire embarrassé face à son air interloqué.

— Si, mais ils ne sont plus un danger. Enfin, plus maintenant, ça fait longtemps que nous n’avons plus besoin de nous défendre contre les animaux comme les pumas… il me semble même qu’il en reste très peu et qu’ils font partie des espèces protégées, je ne sais plus, je réfléchis à voix haute en détournant le regard.

La question suivante m’impose un moment de silence, pendant lequel je demeure interdit. Ils n’ont jamais essayé de partir de leur île ? Quel est leur niveau de connaissances, exactement ? A quelle période de l’histoire de l’humanité peuvent-ils être assimilés ? De nombreuses questions m’assaillent alors que je m’emploie à formuler une explication claire alors que mes mirettes claires se reposent sur le blessé.

— En bateau, vous en avez ? Nous sommes originaires d’un continent appelé l’Amérique, très très grand, et nous avons voyagé pendant quelques semaines jusque ici, dans un bateau en métal, pour les vacances. C’est pour ça que nous ne sommes pas armés.

Je marque une pause, hésitant à lui révéler mes propres interrogations. Je prends grand soin de ne pas préciser que nous pouvons traverser l’Atlantique en quatre heures d’avion, si ce n’est moins, que le tour du monde s’effectue en à peine un jour, ou que cette île n’est qu’une pastille à l’échelle du globe terrestre et des autres continents.

— Vous n’avez jamais essayé de… partir de cette île ? j’ose enfin demander.

Comment se fait-il que vous viviez encore comme il y a des millénaires, sans que personne ne soit jamais venu sur cette île ?

Les yeux brillants de curiosité, je reporte néanmoins le regard sur les blessures du jeune homme, esquissant un sourire satisfait.

— Je vais attendre encore un peu, mais vous avez arrêté de perdre du sang, enfin, beaucoup moins. Je plante mes orbes azurés dans son regard rubis. Ça veut dire que je vais pouvoir vous faire l’équivalent de points de suture. Ce sera moins efficace et bien plus fragile, mais ça vous évitera de marcher avec des plaies ouvertes.

Une main toujours posée sur son flanc, je me permets de libérer l’autre de son devoir et me saisit de petites bandes blanches pour lui montrer.

— Ça maintiendra la chair collée.

J’essaie de ne pas penser à l’animal qui rode dehors, à l’affut de son prochain repas. J’essaie de ne pas penser à ce peuple aux mœurs inconnues et au danger qu’il est susceptible de représenter pour nous. J’essaie de ne rien laisser paraître de cette peur viscérale qui m’ébranle.

Si le protocole médical me semblait clair, la suite des événements, quant à elle, bien moins. Parler de soins m’occupait l’esprit, mais mes pensaient ne cessaient de dériver vers la fatalité qui nous attendait lui comme moi, à l’extérieur de la cavité… malgré mes beaux discours, je ne suis qu’un touriste perdu, avec un pauvre couteau, une expérience de chasse proche du néant - un lapin, ça compe ? - et un blessé à surveiller… Devais-je me mettre en quête de bois, cailloux et autres armes de fortune pour nous barricader jusqu’à ce qu’Ode soit en état de marcher ?

Une lueur alarmée au fond de mes prunelles, je prends une grande inspiration.

— Vous l’avez compris, je n’ai aucune expérience dans ce genre de situation… il existe bien des médecins de guerre, mais ce n’est pas mon cas. J’ai déjà opéré dans des conditions épouvantables, mais jamais face à une telle situation et, actuellement, vous êtes le seul à savoir ce qu’il faut faire.

Mon regard se fait plus intense, ma mine plus inquiète.

— Dites-moi quoi faire, une fois votre santé hors de danger, je m’exécuterai.

Peut-il sentir ma voix trembler, voir ma mâchoire tressaillir et mon regard s’agiter, derrière mes mots ? Est-il habitué à frôler la mort, l’accepte-t-il comme une vieille amie ? Les questions se bousculent dans le tourbillon tourmenté de mes pensées. Pour ma part, je ne suis pas un guerrier ; je n'ai de courage et de bravoure que la volonté d'explorer cet endroit - que je regrette à présent à moitié.

En vain, je tente de calmer les cris horrifiés de mon instinct, me concentrant sur le sang qui colle mes doigts, terrifié par l’idée de finir, bêtement, entre les crocs d’un félin que je n’aurais jamais cru craindre un jour. Mes doigts ne tremblent pas, habitués aux interventions délicates, mais, intérieurement, c'est c'est tout mon être qui souhaiterait se recroqueviller en attendant ma fin.

Peut-être ce même sang décorera-t-il de sa couleur carmin ma propre carcasse inerte, sous peu.
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Urgence tous risques

Est fou celui qui recourt à la raison dans une situation extrême.

Esteban est très sérieux quand il dit vouloir le sauver, Ode s’en rend bientôt compte. Pourtant ils ne se connaissent pas et il n’a pas fait preuve d’amabilité à sa première approche. Alors pourquoi ? Qu’est-ce qui le pousse à faire ça ? Cette nouvelle civilisation est décidément bien étrange, entre ça et leur absence de connaissances sur le combat. Ils ont l’air de venir d’un endroit où l’insouciance et l’empathie sont de mises, en tout cas si Esteban est à l’image des siens. Comme des enfants. Ils ne semblent pas connaître le danger constant dans lequel Ode et les siens vivent.
Le chasseur essaie de se figurer les villes dans lesquelles ces gens habitent, sans y parvenir. Ça lui paraît aussi incroyable qu’inconcevable. Il a trop peu de connaissances en la matière, trop peu de faits à poser sur cette réalité qui lui est inconnue. Il a besoin d’en savoir plus. Il veut en savoir plus, pour s’imaginer ce monde, au-delà des mers, où la vie semble plus douce, moins dangereuse, plus indulgente. Alors il pose des questions.

Et les réponses à ses questions le laissent sans voix. Il reste très peu de pumas ? Que leur est-il arrivé ? Ont-ils été chassés ? Exterminés ? La barbarie d’un tel geste le fait frissonner. Les ancêtres d’Esteban, ceux qui savaient tuer, ceux qui avaient besoin de se défendre, étaient probablement de grands guerriers, mais il est clair que leur cœur n’était pas à la bonne place. En pensant à tous ces animaux qui, certes dangereux et mangeurs d’hommes à leurs heures, ont vu leur nombre abattu jusqu’au point d’être rares, Ode a un haut le cœur. Au moins maintenant, les pumas sont protégés. Ils ne sont pas éteints. Peut-être le peuple d’Esteban a-t-il compris ses erreurs ? Il espère d’autant plus qu’ils n’auront pas à combattre le puma. Il ne veut pas le blesser davantage en défendant sa vie et causer la mort de l’animal, sur le long terme.

Heureusement, Esteban vient bientôt le délivrer de sa culpabilité naissante en lui parlant du bateau sur lequel lui et les siens sont venus. À cette annonce, le regard d’Ode se met à briller de curiosité. Sur un bateau durant des semaines alors l’Amé… l’Amé quoi… l’Amérique, voilà !, doit se trouver bien loin d’Ijoba ! Y a-t-il d’autres continents que l’Amérique ? Et à quoi ressemble-t-elle ? Ode n’a pour point de comparaison qu’Ijoba et cela lui paraît déjà grand, est-ce que l’Amérique est plus grande que ça ?

« Certains d’entre nous ont bien tenté de partir, par la mer, mais ils ont trouvé la mort et les flots les ont ramenés sur les rives. Je ne connais personne qui soit allé au-delà des récifs, que ce soit de nom ou de légende. »

Ode réfléchit et caresse l’idée de cette Amérique qui se trouve loin, si loin, de leur île. Les questions qu’il a à son sujet ne cessent de naître. Ont-ils une Reine ? A quoi passent-ils leur journée ? Comment vivent-ils ? De quoi vivent-ils ? A quoi ressemble l’Amérique ? Il y a tellement de choses qu’il voudrait demander à Esteban. Et, s’il osait se l’avouer, il aimerait bien la voir de ses yeux, cette Amérique.

Esteban le rappelle alors à la réalité de ses blessures. Ode avait presque oublié. La douleur est toujours là, oui, mais l’idée de nouveaux continents est bien plus intéressante que sa souffrance et Ode n’a jamais été homme à se plaindre. Au lieu de quoi, il regarde le médecin faire sans un mot. Il tente, tant bien que mal, de ne pas laisser ses pensées se dissiper à nouveau. Il sait qu’il n’aura probablement pas d’autre occasion d’en apprendre plus sur le monde extérieur, une fois Esteban et lui séparés. Pourtant il lui semble que son monde tourne peu à peu, qu’il s’ouvre. Il ne pourra plus continuer à croire qu’il n’existe qu’Ijoba. Désormais, il y a aussi l’Amérique. Il se sent extatique à cette idée.

« Vous êtes doué. »

Il doit bien le reconnaître. Esteban s’occupe de ses plaies avec brio. Voilà bien des techniques qu’il n’a pas vu chez les guérisseurs d’Aisiki. Aucun doute pour lui qu’Esteban aurait à leur apprendre des choses sur la question. Pourtant le médecin lui-même n’a pas l’air sûr de lui et Ode relève les yeux vers lui à ses paroles. Esteban est inquiet, plus que lui, peut-être parce qu’il n’a jamais vraiment été dans ce genre de situations ?

« Si vous avez de la nourriture sur vous, il vaut mieux la stocker plus loin en attendant que nous puissions reprendre nos routes. C’est à peu près tout ce que nous pouvons faire, ça et faire du bruit. Cela devrait tenir les animaux éloignés. »

Il n’y a guère plus qu’ils puissent faire en ces circonstances. Bien sûr, rester en mouvement serait l’idéal mais Esteban lui a bien dit de ne pas bouger. Cependant, le chasseur se doute bien que cela ne doit pas suffire à rassurer son compagnon. Alors il pose une main sur son épaule :

« Ne vous en faîtes pas. Vous me gardez en vie, je vous garde en vie. Vous n’allez pas mourir aujourd’hui. »

De ça, Ode est certain. Peu importe la situation, il ne laissera pas le médecin mourir. Il observe l’horizon une seconde, mais tout est calme. Il reprend :

« Je suis chasseur. Vous n’avez rien à craindre la nature avec moi. »

D’accord, il n’est plus totalement opérationnel, mais Esteban a commencé à le réparer, non ? Et de toute façon, Ode est trop buté pour se laisser crever sans lutter. Ne serait-ce que pour laisser une opportunité au médecin de s’enfuir. Alors il repose les yeux sur ce dernier et continue :

« Parlez-moi de l’Amérique. Quel genre de vie menez-vous là bas ? »

Voilà ce qui l’interpelle vraiment au fond. Pas ses blessures. Pas le puma. Non, Esteban ne mourra pas aujourd’hui, mais Ode n’est pas encore sûr que ce soit le cas pour lui, et il ne souhaite pas voir sa vie s’arrêter avec des interrogations. Quand il était jeune, Ode adorait écouter sa mère lui conter les histoires d’autrefois et d’ailleurs. Il en rêvait parfois. Il n’aura probablement jamais l’occasion de s’y rendre, mais il aimerait au moins pouvoir se la dessiner mentalement.   
Awful
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