A story about getting lost

The Holiday scam

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Urgence tous risques — Ode
Esteban A. Quílez
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You only live once, but if you do it right, once is enough.
Un air désespéré fermement ancré sur mon visage, j’essuie d’un geste agacé une goutte de sueur perlant sur mon front. Il fait bien trop chaud, même pour une satanée île perdue dans les Bermudes., et ça en devient insupportable.

Surtout lorsqu’on a la bonne idée de partir faire du tourisme sous ce cagnard-là.

Résistant pour ne pas me vider une bouteille d’eau sur le visage, j’ajuste le chapeau en feuilles de bananier sur mon front. Quoi qu’on puisse penser de lui, Aiden sait parfois se montrer plus utile que la plupart des autres voyageurs, avec ses mains, et ce chapeau en est la preuve.

Depuis notre aventure, je n’ai eu de cesse d’échafauder un plan, d’imaginer mon aventure de l’autre côté du trou béant qui traverse les montagnes, jusqu’à avant-hier. Ce que nous avons découvert n’a cessé de me travailler : qui sont ces gens aux vêtements archaïques et aux armes de pierre et de bois, que nous avions aperçu lors de notre exploration ?

Je veux en savoir plus, comprendre ce qu’il se passe sur cette île.
Après-tout, maintenant que nous avons été laissés à l’abandon par Crook, n’est-ce pas là l’un des seuls moyens de s’occuper ? Et si, finalement, tout avait été calculé à l’avance pour que nous rencontrions ce peuple ?

A moins que tout ceci ne soit qu’une vaste caméra cachée tournée à notre insu…

La carte marquée d’une croix rouge par le capitaine dans la main, j’essaie d’évoluer plus ou moins discrètement dans la jungle. J’ai passé il y a une heure le trou des montagnes, en contournant cette fois soigneusement l’espèce de campement militaire installé tout près de celui-ci - c’est fou comme on peut apprendre rapidement de ses erreurs, lorsque sa vie est menacée.

La végétation est dense - mais ce serait trop demander que cela atténue la chaleur ambiante -, mon champ de vision trop réduit à mon goût et le bruit de mes pas, de mes gestes, jusqu’à ma respiration irrégulière, bien trop fort. Armé d’un seul couteau de chasse - l’arc ne me servant que d’un éventuel moyen de dissuasion, ce n’est pas la peine de le compter comme une véritable arme - je prie pour ne croiser ni bête ni insulaire sauvage.

Avec Aiden, nous avons découvert un autre monde, un autre peuple, comme de véritables explorateurs. Comptant rentrer avec notre tête sur les épaules et l’intégralité de notre corps, nous avons cependant rebroussé chemin.

Mais la curiosité l’a emporté, et je suis revenu.

J’écarte une large feuille sur mon passage, frissonnant en sentant un insecte passer rapidement sur mon doigt - sans pour autant oser voir de quoi il s’agit, craignant de découvrir un mille-pattes radioactif anormalement gros.

Le déni - ou l’ignorance, à voir -, le meilleur moyen de survivre en territoire hostile : tant qu’on ne voit rien, on ne craint rien.

Je voudrais tomber sur des habitations, des gens, les observer pour peut-être réussir à me fondre dans la masse, quitte à passer pour un ermite muet - nous ne sommes pas certains d’avoir bien entendu ce peuple parler, ou du moins de ne pas avoir été sous l’emprise de champignons ou plantes hallucinogènes au moment où nous avons cru comprendre de l’anglais. Après tout, ce n’est pas mon teint de peau qui va me trahir - au contraire de ce fesses-pâles d’Aiden, et si le combat n’est pas ma tasse de thé, l’infiltration et la discrétion, ça, oui !

Le problème c’est que j’ai beau avoir un ravissant chapeau de feuilles vertes sur la tête, je n’ai rien d’autre pour me déguiser, et mon bermuda est plus que traître.

Cette île me poussera-t-elle à puiser dans mes ressources et mon passé jusqu’à faire de mois un parfait roublard ? L’aventure nous le dira…

J’évolue sans trop de mal, en essayant de me faire le plus discret possible. Il paraît que les forêts sont sûres tant que la nuit n’est pas tombée et je prie - encore - pour que ce ne soit pas qu’un cliché. Pour le moment, aucune bestiole à signaler, si ce n’est des insectes outrageusement grands et repoussants, des serpents en suspension dans les arbres et quelques animaux « normaux » - Dieu que la normalité semble fantastique, ici.

Entendant le clapotis de l’eau, je m’approche d’un ruisseau. Qui dit eau dit habitation, non ? Avec un peu de chance, je devrais pouvoir trouver une cabane dans le coin et qui sait, des vêtements « abandonnés » à l’intérieur.

Je remonte le ruisseau, m’approchant des zones rocheuses. L’herbe se fait plus sèche, les arbres moins feuillus et de grosses pierres jonchent le sol qui borde le pied d’une imposante montagne. Le paysage change presque du tout au tout mais la visibilité est meilleure. Seule l’ambiance change, devenant plus sinistre, à l’ombre des sommets.

Longeant toujours le ruisseau, je constate qu’il se divise en deux, une branche devant venir d’une source souterraine, et l’autre d’une petite cascade. A cette intersection, ô miracle : des vêtements.

Et du sang.

L’air peu serein, je m’approche de la scène de crime et me penche au-dessus. Un fin tissu - une toge ? Une tunique longue ? - est déchiré en plusieurs endroits et tâché de rouge. L’herbe également est teintée de cramoisi, ce qui me permet de repérer sans mal une piste.

Mais laquelle ?

Je n’ai pas envie de me retrouver nez à nez avec une bête en train de dévorer un insulaire. Pas non plus envie de me retrouver face à un insulaire armé et blessé sur ses gardes. Encore moins envie de tomber sur un cadavre. Pas ici, pas maintenant.

C’était censé être des vacances…

Mon serment et mes anciens réflexes prenant le dessus, je suis prudemment les traces de sang dans l’herbe, jusqu’à un buisson - et peut-être une cachette, une antre de bestiole géante, que sais-je ?! - pour simplement m’arrêter devant.

Les traces s’interrompent, pas besoin d’être pisteur pour connaître la suite.

Mais je n’ose pas faire le moindre pas en avant, de peur de me prendre une flèche ou de me faire dévorer sur place.

Alors je déglutis péniblement, me racle la gorge…et lance d'une voix hésitante :

— Ho-eeh… Est-ce que vous êtes en vie ?

Parfois, on se surprend à se trouver très con. C’est actuellement mon cas. Mais comme on dit : qui ne tente rien, n’a rien, peu importe l’entrée en matière. Au mieux, la personne est vivante et comprendra qu'un humain lui parle. Au pire... je meurs.

Un frisson peu rassuré remonte le long de mon échine alors que je croise mentalement mes doigts et prononce une énième prière pour survivre à cette journée.

C’est que j’en ai de bonnes, des idées, parfois.
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Urgence tous risques

Est fou celui qui recourt à la raison dans une situation extrême.

Ode est un bon chasseur.

En tout cas, c’est ce qu’il a toujours cru.

La journée avait pourtant bien commencé quant aux premières lueurs de l’aube, Ode s’était réveillé en pleine forêt. Le chant des oiseaux et le bruissement des feuilles lui avaient doucement ouvert les yeux et il avait chassé les dernières bribes de rêves en s’aspergeant le visage dans un ruisseau voisin. Il aurait probablement pu dormir à Aisiki, dans l’ancienne demeure familiale, ce n’est certainement pas sa mère et sa compagne qui s’en seraient plaintes, mais Ode avait vu là une opportunité de renouer avec la nature qu’il aimait tant et qui lui manquait un peu depuis sa montée en grade de garde. Il aurait emmené Allyn avec lui s’il avait pu, mais la jeune femme était introuvable lorsqu’il s’était mis en route et il avait préféré ne pas perdre plus de temps. Une prochaine fois ! En attendant, il avait préféré dormir à la belle étoile, loin de toute civilisation. Et il avait dormi comme bébé, bercé par les bruits de la nature. Enfin, un bébé qui dort avec un œil ouvert. Histoire de ne pas être attaqué par un ours alors qu’il ronflait.
Tout ça pour dire qu’il était plutôt loin de tout de bon matin. Et ça lui allait très bien : pas d’humains, pas de discussions barbantes ou gênantes, pas d’obligations. Autant dire que pour lui, c’était rare de pouvoir être aussi détendu. Après avoir mangé le casse-croûte préparé par la copine de sa mère la veille, il avait décidé de faire un détour avant de rentrer, pour avoir le temps de réfléchir avant de retrouver les siens. Toute cette histoire de voyageurs le dérangeait et il aurait menti s’il avait dit qu’il ne s’était pas éloigné de son chemin habituel pour les approcher. Il les a aperçus quelques temps auparavant pour la première fois. Ça lui a laissé un sale goût sur la langue. Tous ces gens étaient habillés de manière extravagante, ils étaient bruyants et pas du tout discrets, si bien qu’Ode n’avait eu aucun mal à les observer de loin, sans se faire voir lui-même. Il n’en a pas parlé à Alafia, parce qu’il n’a d’une pas d’amis à qui dévoiler sa découverte, mais surtout parce qu’il n’est pas bien sûr de quoi faire de cette information. Il pense prévenir le palais, mais seulement une fois qu’il aura décidé si ces étrangers sont dangereux. Il a dans l’idée que oui. Après tout ils sont venus de par delà l’océan, les dieux seuls savent comment. Pour réussir à dompter celui-ci, ils ne doivent pas être aussi patauds qu’ils en avaient l’air. Ode est bien placé pour savoir que les apparences peuvent être trompeuses.

C’est donc préoccupé par toutes ces pensées qu’il avait repris la route. Par ailleurs, il avait dans l’idée de chasser de quoi déjeuner. Probablement pas sa plus brillante idée alors que son esprit était distrait. Il avait bien suivi la piste d’un petit animal, mais cela l’avait éloigné de sa destination, le long du ruisseau. Pire encore, il s’était retrouvé nez à nez avec un puma qui avait trouvé sa proie avant lui ! Ode n’était pas assez stupide pour essayer de courir plus vite que lui. Il avait tiré son épée et s’était préparé au pire. C’est pourtant gros un puma, il aurait dû le repérer à des mètres, bien avant que ce soit l’inverse. Est-ce que les étrangers allaient lui coûter la vie ? Ode se serait giflé, s’il n’avait pas été plus occupé. Seuls les novices faisaient des erreurs de ce genre. Pas lui !
Il avait fini par faire fuir la bête, mais à quel prix ?

Ode se tient, la main sur le flanc, près de l’eau et de la montagne. Sous ses doigts, les plaies sont profondes, là où la patte de l’animal et ses énormes griffes ont rencontré la chair. Une erreur de débutant, il en est bien conscient et c’est presque plus douloureux que les blessures elles-même. Lentement, il déchire sa tunique, déjà bien abîmée, pour voir l’étendue des dégâts. Ce n’est pas joli à voir. En grimaçant, Ode s’agenouille près du ruisseau. D’une main tremblante, il tente de couper l’eau pour nettoyer la plaie. Son souffle court l’empêche d’entendre tout de suite l’évidence. Ce n’est que lorsque l’herbe craque et bruisse qu’Ode réalise qu’il n’est pas seul. Sans prendre le temps de réfléchir davantage, il remonte vers la cascade et avise la première cachette possible : un gros buisson. Ce n’est pas le lieu le plus sûr mais ça devra faire l’affaire. Il croise les doigts pour que ce soit un herbivore. Si un loup ou un autre félin venait à sentir le sang, il n’est pas sûr de pouvoir s’en sortir cette fois.

« Ho-eeh… Est-ce que vous êtes en vie ? »

La voix le surprend dans ses réflexions. Un homme. Ode pousse un soupir de soulagement. Prenant le temps de se remettre de ses émotions, Ode, la main toujours sur le flanc, se redresse et sort de son abri de fortune. Ce n’est pas dans ses habitudes, mais peut-être pourra-t-il recevoir un peu d’aide. C’est peut-être enfin la chance qui lui sourit.

« Est-ce que vous pouvez m’aid... »

Le chasseur s’arrête immédiatement sur sa lancée. L’homme en face de lui, malgré qu’il parle la même langue, n’est absolument pas l’un des siens. Sa tenue est bien trop étrange pour qu’il appartienne au même peuple. Une pointe de panique le traverse et d’un geste brusque, il porte la main à son épée. La douleur le foudroie aussitôt. Ode tombe sur un genou, le souffle lui manquant. Pourquoi n’a-t-il pas pris sa lance ? Il lance un regard dur à l’étranger.

« N’approchez pas. »

Il serait probablement plus crédible s’il n’avait pas l’air d’un animal blessé coincé contre un mur. Ce n’est pas du tout la chance qui lui sourit. Elle se joue même de lui. Le sang ruisselle contre les doigts d’Ode, aggravé par ses mouvements. Il n’a jamais autant compris les lièvres pris dans ses pièges. Même s’il voulait se défendre, il n’est pas bien sûr de comment dans ces circonstances.

« Qui êtes-vous ? »
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Esteban A. Quílez
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Après un instant qui me semble être une éternité, une réponse se fait entendre depuis l’intérieur de la roche. Une voix d’homme parvient jusqu’à mes oreilles et me fait l’effet d’une merveilleuse nouvelle, sans que je ne me formalise plus que ça de la langue employée. Pas d’animal sauvage pour bibi, cette fois. Instantanément, la tension s’efface de mon visage et mes épaules se détendent. La prochaine question est : en quel état ?

Des pas s’approchent de moi, derrière le couvert de végétation. Je me recule légèrement, pour laisser de la place au blessé - je crois - pour qu’il puisse s’extraire de sa cachette sans trop de peine. Mes yeux se posent sur la main ensanglantée qui se pose sur la pierre, puis sur le visage qui en émerge, et enfin sur l’énorme tâche de sang à peine cachée sous la deuxième main de l’homme qui vient d’apparaître.

C’est bien un humain, blessé au flanc, le visage tiré par la douleur sur lequel le soulagement laisse bien vite place à l’hostilité. Nos deux regards se croisent alors que nous prenons tous les deux conscience de l’origine de l’autre.

Hallucinant lorsqu’il semble porter la main à sa taille, comme pour se saisir d’une dague ou d’une épée, je déglutis douloureusement. Que ce serait-il passé s’il avait été armé ? Ce mec allait sérieusement essayer de m’empaler alors que je suis actuellement sa seule chance de survie ? Moi qui était presque d’accord pour mourir dévoré par une bête, pour l’aventure, mourir de la main d’un autre humain me semble une mort bien triste…

Sa voix, haletante, ne cache pas l’état lamentable dans lequel l’homme se trouve. A plusieurs reprises, mes yeux font l’aller-retour entre sa blessure sanglante et son visage durcit par la méfiance.

Dude… Je compte pas t’approcher sans ton accord, t’inquiète pas. Je tiens trop à ma vie pour ça.

— Euh, moi ? Esteban. Je viens de l’autre côté des montagnes…

Je marque une pause. On parle bien la même langue ? Depuis quand l’américain moderne est une langue des îles perdues dans le pacifique ? C’est à n’y rien comprendre.

Arrêt mental. J’écarquille les yeux sans comprendre, en haussant les sourcils dans une moue interloquée.

Wait. Pourquoi est-ce qu’on parle la même langue ? Je secoue la tête, le souffle saccadé de mon interlocuteur m’interrompant dans mes réflexions.

Fronçant les sourcils, mon sang de médecin ne fait qu’un tour. Je braque un regard sérieux  sur l’homme, qui a l’air d’essayer de masquer sa douleur du mieux qu’il peut, alors que son sang s’écoule entre ses doigts.

Je pose mon sac à dos au sol sans y chercher quoi que ce soit pour le moment.

— Arrêtez de bouger ! Vous ne faites qu’aggraver votre situation !

Je fais quelques pas vers lui, les mains levées dans un signe pacifique. Peu rassuré par son état, je tente de m’assurer qu’aucun bête sauvage ne se trouve à proximité, d’un rapide coup d’œil dans toutes les directions. Priant pour qu’il ait tué le truc qui l’a mis en cet état, je recentre difficilement mes pensées et reportant mon attention sur le blessé.

— Je suis médecin, je ne vous veux aucun mal et de toute manière, j’ai juré de venir en aide à tous ceux qui en ont besoin. Donc, pour répondre à votre question : oui, je peux vous aider, à la seule condition que vous m’y autorisiez.

Et s’il ne veut pas, j’attendrai patiemment qu’il s’évanouisse pour le soigner. A tous les coups, même affaibli, il ne me laissera pas l’assommer et se débattra comme un beau diable avant de recevoir le moindre soin.

— Me permettez-vous de m’approcher ?

Je déglutis, tendu, attendant une réponse de sa part, priant pour que la raison prenne le dessus sur sa méfiance envers moi et tout l’inconnu qui m’entoure. Nerveusement, je porte ma main à ma moustache pour la lisser.
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Urgence tous risques

Est fou celui qui recourt à la raison dans une situation extrême.

Mince, c’est vraiment pas de bol. Quelles étaient les chances pour qu’il tombe sur quelqu’un ? Et sur quelqu’un d’étranger par dessus le marché ? Il est trop tard pour fuir et même s’il en avait l’occasion, dans son état, Ode n’irait pas bien loin. Un soupçon de panique s’insinue en lui alors qu’il considère les différentes options qui s’offrent à lui. On ne peut pas dire qu’elles soient très nombreuses, ni même qu’elles l’enchantent vraiment. Est-ce que l’individu est dangereux ? Ode le dévisage sans gêne, plus inquiété par la pensée qu’il risque de se faire attaquer. Il n’a pas la moindre idée de ce dont sont capables ces étrangers et même s’il envisageait d’aller les voir de plus près pour tirer quelques informations, il n’imaginait pas que ce serait de si près, et encore moins dans ces conditions.

« Euh, moi ? Esteban. Je viens de l’autre côté des montagnes… »

Ode fronce légèrement les sourcils. À quoi est-ce qu’il s’attendait en posant la question ? Ce n’est pas comme si le type allait lui dire de lui-même qu’il est un dangereux psychopathe, voir un cannibale. Ce qui l’étonne plus est quand même le fait qu’ils se comprennent sans problème. De son propre village à Oluh, le vocabulaire est changeant, alors de par delà la mer ? Ode s’attendait à un dialecte au moins aussi étrange que leur accoutument. Esteban hein ? Ode tente de se concentrer là-dessus plutôt que sur la douleur qui lui lacère le flanc. Et maintenant ? Alafia est encore loin, même s’il osait tourner le dos à Esteban, est-ce qu’il arriverait au village sans se vider de son sang ou attirer un autre prédateur ? En arrière plan, avec un détachement qui l’étonne lui-même, Ode se demande s’il est condamné. Sans être devenu le garde personnel de la reine ? Ce serait impardonnable ! Non, non, il ne peut pas mourir maintenant, ce serait vraiment trop bête !

L’inconnu lui ordonne alors de ne plus bouger et instinctivement, Ode obéit, retenant même son souffle quelques secondes, trop surpris pour répliquer. C’est vrai qu’il n’a pas été des plus prudents, ni même que son sens des priorités ne s’est avéré très raisonnable… Mais est-ce qu’il a vraiment le choix ? Ce type… cet Esteban, est-ce qu’il ne va pas l’achever dès qu’il se relâchera  un tant soit peu ? Ode n’a sur lui aucun objet de valeur si ce n’est quelques bijoux et un peu d’argent. Rien qui serait très utile à Esteban de son côté des montagnes en tout cas. Alors quoi ? La réponse ne tarde pas à arriver et Ode hausse un sourcil. Un… médecin ? En plus milieu de nulle part ? Il n’a pas du tout la même allure que les médecins de chez lui. Un médecin… L’information met un moment avant d’arriver jusqu’au cerveau du chasseur. Imperceptiblement, Ode se détend un peu. S’ils restent dans cette position, il est mort de toute façon. Mais avec un médecin, il peut s’en sortir. Peut-être… S’il arrive à lui faire assez confiance pour ça.

« Me permettez-vous de m’approcher ? »

Ode laisse planer le silence pendant une longue minute alors qu’Esteban lisse sa moustache. Il prend son temps pour peser le pour et le contre et finit par soupirer :

« D’accord... »

Même Ode n’est pas assez buté pour se laisser mourir alors qu’on aurait pu l’aider. Il n’en est pas loin, c’est vrai, mais sa part de raisonnable sait encore se faire entendre. Parfois. En tous les cas, il préfère laisser une chance à Esteban - et s’en laisser une aussi, par la même occasion, parce qu’il est prêt à tout pour survivre et réaliser son rêve. On dit que l’espoir fait vivre, mais est-ce qu’il guérit les blessures infligées par un puma ? Ode ne souhaite pas vérifier ça aujourd’hui.

« Vous êtes vraiment médecin ? »

Finit-il par demander, un peu sceptique. Avant de se rendre compte qu’irriter la personne qui va trifouiller dans sa blessure, n’est peut-être pas son idée la plus brillante. Et parce qu’il est trop poli aussi, il ajoute :

« Désolé. C’est juste… vous ne ressemblez pas aux médecins que je connais. »

Vous ne ressemblez à personne que je connais d’ailleurs. Mais ça le chasseur se garde bien de l’avouer à voix haute. Il se dit qu’Esteban doit s’en douter. Il suffit de les voir, tous les deux, pour se rendre compte des différences entre leurs peuples respectifs. Ode retire la main de sa blessure pour qu’Esteban puisse voir les plaies -qui ne sont pas jolies à regarder il faut bien l’avouer, qui se trouvent en dessous. Qu’est-ce qu’il va bien pouvoir faire pour ça ?  
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