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Tout ça pour des cailloux // Lenorian [Abandonné]

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Tout ça pour des cailloux // Lenorian [Abandonné] Sam 12 Mai - 1:26

« C’est tout ce que t’as ?! »

Maugréa de sa voix la plus désagréable l’Ogun qui venait de débarquer devant l’étalage de son jeune frère. Celui-ci était plutôt vide et déserté des gemmes et des métaux précieux qui le rendent allèchant aux yeux des passants et des voleurs. Roh, me dites pas qu’il s’est fait chaparder tout son barda, cet andouille… Effectivement, Karachi se serait attendu à voir le stock de pierres précieuses bien fourni, pour une fois. Surtout qu’il attendait ses améthystes depuis deux semaines, maintenant (c’est tragique, oui). Le vendeur, un grand type avec un grand nez et un regard de faux jet— d’artisan affuté, habillé de manière extravagante, laissa passer un silence, jaugeant son frère ainé d’un regard quelque peu blasé.

« Bonjour à toi aussi, grand frère… »
« Oui, oui, c’est ça, bonjour. »


Répondit l’autre de son ton le plus désagréable. Enfin, son ton normal, quoi. Pour couronner le tout, le razibus à forme sphérique renifla bruyamment et leva les yeux au ciel, se préparant à continuer de chigner. Ah, non, il n’aurait pas pu s’arrêter à « oh, bah, tu n’as pas mes gemmes, oh, bah, pas de problème, mon frère adoré, je t’aime, viens faire un bisou ». Oui, non, en fait, ce serait potentiellement malsain, comme réaction, tant ce ne serait pas naturel venant de Karachi. Enfin.

« C’est quoi ce bazar, tu vas encore me baratiner avec tes histoires de carrières et de négociatruc incompréhensibles ? »


Ah, non, hein, pas question d’entendre encore ces excuses avec des nombres et des histoires de paniers à remplir, ras-le-bol. Heureusement, son cadet l’épargna pour cette fois-ci, mais grommela tout de même.

« Grand frère, je trouve que tu es devenu un peu aigri depuis que tu as été choisi par les gens d’Alafia t’ont choisi. »

Le plus âgé posa ses poings que ses hanches et leva son visage orné d’un rictus supérieur à son petit frère, grand de plus de 3 têtes que lui.

« Ne blasphèmes pas, c’est les dieux qu’ont décidé, d’abord ! »


Chigna-t-il, presque effrayé des paroles effrontées de son petit frère. En fait, vu comme tournait la conversation qui risquait presque de le faire finir par se poser des questions sur le fait qu’il était un éxécutant bête et méchant et absolument pas un bénédiction. Ou alors, s’il est une bénédiction, alors les dieux sont quelque peu caustiques. Dans tous les cas, le fanatique de cailloux brillants revint à la charge une fois que son neurone se fut reconnecté avec lui-même.

« Bon, tu vas me dire où sont passées les amethystes dont je te parlais. »
« Oh, ça, c’est-à-dire… »
« …Quoi ? »


Qu’est-ce qu’il va encore me sortir, ce couillon ?

« Dame Lenorian est passée et en avait besoin, alors… »
« Commeeeent ?! »
Glapit le guerrier de sa plus belle voix de crécelle. « Mais pourquoi qu’elle a besoin de pierres, celle-là ?! Et où c’est qu’elle est partie ?! »

Pour une fois, la situation ne nécessitait pas trop de réfléchir, alors le cinquantenaire avait réagi au quart de tour. Son petit frère eut à peine le temps de lui montrer le chemin qu’il était déjà parti à grands pas, enfin, aussi grands que sa taille de roquet le lui permettait. En fait, avec sa taille et sa largeur, il aurait plus vite fait d’y aller en roulant, mais bon, on ne va pas lui demander de faire preuve de logique, ça deviendrait compliqué.

Le prénom de Dame Lenorian évoquait un certain nombre de choses à l’Ogun, mais on ne peut pas dire que les deux se connaissent vraiment, à part de vue, brièvement. Enfin, rapidement, pour Karachi, Lénorian = Grande marchande. Et comme toute les marchandes, c’est forcément une roublarde qui veut lui voler tous ses coquillages qu’il cache joyeusement en les enterrant dans son coin de plage parce que… Bah, parce que, de toute évidence, là, personne ne risque de tomber dessus par hasard et de prendre ça pour un trésor égaré. Et gros connard qu’il est, Karachi a tendance à penser qu’étant donné que la marchande est une femme, elle est encore d’avantage sournoise du fait de son genre. Parce que, hein, ce serait bête qu’il ne continue pas d’empirer son cas.

Après avoir marché quelques minutes, Karachi aperçu celle qu’il cherchait à travers la foule, devant l’étalage d’un marchand, un autre qu’elle allait encore arnaquer, de toute évidence ! Oh, mais alors, faudrait-il y voir une volonté de venger le fait que son petit frère se soit fait rouler dans la farine… ? Probablement pas, Karachi a juste vraiment envie de récupérer ses fichus cailloux violets. Heureusement par ailleurs qu’il avait un peu la mémoire des physiques, sinon, ce RP n’aurait pas trop lieu d’être, il aurait pu chercher encore longtemps.

« Hé, oh, euh, vous là-bas, la Lenorian, là, faut que j’vous parle ! »

Grogna-t-il, en tapotant depuis son mètre soixante l’épaule de la marchande, avec la délicatesse d’un babouin. Ha ! Elle ne va pas m’entourlouper, moi ! Elle va me rendre mes pierres, et fissa ! J’en ai besoin pour décorer Bibi, ma hache préférée, d’abbord.

« Vous avez vidé des… mes stocks d’améthystes, là-bas ! Alors, euh, bah, faut en laisser pour les autres ! »

Donner comme argument des sermons sur la valeur du partage quand on s’appelle Karachi, c’est tout de même très haut placé sur l’échelle de la grosse mauvaise foi qui tâche et qui fait pleurer les enfants.

« Donc, bah, z’allez m’les rendre car, bah, je les avais vus en premier. »


Ouais, donc on en est aux arguments et au niveau d’une chicane entre gamins de 4 ans. On va passer une bonne journée.
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Re: Tout ça pour des cailloux // Lenorian [Abandonné] Sam 12 Mai - 21:26

Tout ça pour des caillouxKara x LenoComment décrire une bonne journée ? Ou, du moins, un bon début de journée ? Pour Lenorian, la réponse est toute trouvée : le marché. Elle-même présente en tant que marchande parmi les stands colorés qui parsemaient Isokan, la jeune femme appréciait, comme chaque semaine, l’ambiance festive qui allait régner encore toute la journée sur sa ville. Elle devait alors faire des allers-retours entre sa propre boutique et les étals qu’elle avait fait installer dans l’une des artères principales du village marchand, et en profitait pour dépenser quelques coquillages en trouvailles et autres curiosités – tant pour son commerce que pour ses propres usages.

Entre deux allées et venues, un éclat avait attiré son regard, parmi la foule. Des améthystes comme elle en avait rarement vu, brillant sous le soleil qui irradiait Ijọba. En bonne marchande qu’elle était, Lenorian avait immédiatement imaginé les bénéfices qu’elle pourrait faire fructifier par l’acquisition de pierres précieuses de cette qualité. Le vendeur, un homme d’un âge moyen, au visage long et moyen, et à la dégaine tout ce qu’il y a de plus moyenne, prétendait les vendre à un prix que la jeune marchande était certaine de pouvoir faire baisser.

S’armant de son plus grand sourire, elle se fraya un chemin au travers de l’amas de personnes qui la séparait de son nouvel objectif, ricanant intérieurement, tout en élaborant des schémas et autres stratégies commerciales en son for intérieur. Elle prit grand soin de s’attarder longuement sur chacune des pierre, ou presque, et attendit d’avoir l’entière attention du commerçant de pierres précieuses. Une fois cela fait, elle lui adressa la parole d’un ton jovial. De sa bouche rosée ne sortirent que de belles paroles, des éloges qui, selon elle, n’étaient pas forcément méritées, mais qui suffirent à faire vaciller le cœur de son collègue, qui fut assez benêt pour n’y voir que du feu. Puis vinrent les négociations. Elle avait pour réputation d’être une véritable anguille lorsqu’il s’agissait de parler coquillage, et fut une nouvelle fois fidèle aux rumeurs. Mais elle pouvait marquer plus de point, au vu de la naïveté du pauvre marchand de pierre.

Et le laissa donc là, laissant entendre qu’il ferait mieux ne rien vendre, au cas où elle reviendrait. Entre menaces et joli minois, le pauvre homme ne savait plus où donner de la tête. Une véritable aubaine, pour Lenorian. Cette dernière retourna à sa boutique, et expliqua à ses concepteurs de vêtements ses plans et attentes, pour être sûre de ne pas se lancer dans un projet qui ne donnerait finalement rien.

Mais les pierres précieuses signifiaient bling bling et ostentation. Les riches allaient s’arracher les tenues serties de ces cailloux scintillants, et la grande marchande amasserait toujours plus de coquillages, au point de ne plus savoir quoi en faire ou où les stocker. Sur le chemin qui la conduisait de nouveau à son propre stand, elle ne pouvait s’empêcher d’afficher un sourire béat de satisfaction, en imaginant les profits qu’un tel projet lui rapporterait. Mais pour parvenir à ses fins de la meilleure manière possible, il lui faudrait compter sur la crédulité du pauvre bougre qui vendait ses pierres d’un air complètement ahuri. Lenorian ne se souvenait d’ailleurs pas avoir entendu qu’un marchand de pierres précieuses se trouvait en ville, il faudrait qu’elle consulte les registres, pour être sûre qu’il ait bien payé la taxe qu’il devait à la ville pour l’établissement de son commerce, même provisoire.

C’est donc quelques heures plus tard qu’elle retourna voir le marchand de joyaux, et rafla la presque totalité de son stand au rabais. Une bonne journée, donc, pour Lenorian, qui les ramena immédiatement à sa boutique, par peur que des voleurs ne lui prennent ses trouvailles. Puis, sur le chemin qui la séparait à nouveau de son étal, au milieu du marché, une main s’abattit sur son épaule avec la douceur d’un lama. Surprise, la jeune femme fit volte-face, alors que quelqu’un l’avait interpelée.

« La Lenorian, là » ? Ses sourcils se rejoignirent en un rictus agaché. Qui donc pouvait oser s’adresser à elle de la sorte ? Baissant le regard vers le petit bonhomme rouge qui lui faisait à présent face, elle plissa les yeux. Un nez long, des yeux révulsés, une voix irritante incapable de tenir un raisonnement logique, et une corpulence plus étirée dans la largeur que dans la longueur.

Karachi. La grande marchande leva les yeux au ciel et se massa les tempes d’un air détaché, alors qu’il lui faisait part de son énervement. Le petit Ogun avait l’art de se faire détester, et, bien qu’ils ne se soient qu’à peine parlé, la réputation du quinquagénaire le précédait. La jeune femme le fixa sans mot dire. Un sourire en coin naquit sur ses lèvres, lorsqu’elle lui répondit, quand il eut terminé ce qui s’approchait plus d’un caca nerveux que d’un argumentaire de haut rang :

— Alala, je suis confuse, mais qui êtes-vous ? souffla-t-elle d’un air innocent.

Elle jubila intérieurement, l’égo de l’Ogun en prendrait certainement un coup, et se permit de glousser élégamment pour souligner ses propos. Puis elle fit mine de réfléchir à ses propos confus, et repris d’un ton mielleux :

— Mon pauvre, vous m’en voyez navrée, mais c’est comme cela que fonctionne le commerce. Elle marqua une pause et afficha un rictus sadique. « Celui qui va à la chasse perd sa place », en somme, si je devais vous l’expliquer avec des mots à la hauteur des vôtres.

Lenorian le considéra d’un air suffisant, refusant de se laisser marcher dessus par un imbécile névrose. Il n’aurait certainement pas ses précieuses gemmes, qui étaient, de toute façon, bien en sécurité dans sa boutique à l’heure actuelle. Et puis, qu’est-ce qu’il pourrait bien en faire, de ces améthystes, si ce n’est les enterrer sous sa maison ou les enfouir sous son matelas – l’avarice de l’Ogun faisait jaser tout Ijọba.

— Par contre, vous pouvez toujours me les racheter, lui lança-t-elle avec son sourire de marchande.

La commerçante attendit la réponse de Karachi, sans pour autant compter sur les coquillages de ce dernier. Beaucoup trop avare pour son propre bien, il n’accepterait certainement jamais. D'autant plus que cela cela signifiait pour lui se faire rouler dans la farine en beauté, parce qu’elle n’hésiterai pas une seule seconde à se faire une marge monstrueuse sur le dos de l’irritant Ogun. A moins qu’il ne soit vraiment inconscient.
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Re: Tout ça pour des cailloux // Lenorian [Abandonné] Mer 16 Mai - 23:35

/!/ TW : grosse dose de sexisme bien dégueu dans ce post... je préféré signaler ce genre de choses histoire que personne ne banalise ou prenne au premier degré ce genre de remarques dégradantes. Je ne donne pas la moindre excuse au comportement de Karachi donc, Lenorian, n'hésites pas à lui mettre cher en retour et à m'avertir par MP si certains propos te choquent ou s'il y a des limites à ne pas dépasser inRP pour toi /!/

Si elle m’a pas reconnu, c’est probablement qu’elle est bête comme ses pieds, la grosse.

Ricana intérieurement Karachi, persuadé du bien fondé de ses pensées. Et on ne va même pas relever la dose d’hypocrisie qu’elles contiennent, car, là, si l’hypocrisie était du sucre, on serait tous en train de convulser par terre, en plein pic d’hyperglycémie. Pour le coup, il ne répondit pas, se contentant d’envoyer un regard supérieur depuis le bas à la brune aux discours aisément plus polis que les siens, mais pas spécialement plus agréables à écouter. Non, car, clairement, là, on a une bagarre de cour de récréation, juste que l’une manie bien mieux les discours que l’autre. Mais, c’est pour ça que (spoiler alert) ce sera surement elle qui sortira vainqueur de cette mascarade. Et aussi parce qu’il faut vraiment avoir deux de tension pour perdre à ce jeu contre l’Ogun.

Karachi, pour sa part, roula des yeux de manière immature quand l’autre commença à lui parler du fonctionnement du commerce. Bordel mais non, mon frère Azo vient de me faire un topo et j’ai rien pigé à part quand ça dit qu’il faut échanger des trucs pour obtenir des machins. Bref, il a pas compris. Franchement, il n’aime pas s’embarrasser de mots inutile quand on peut aller droit au but avec des phrases courtes et simples. Les marchands et les prêcheurs sont toujours en train de rallonger leurs discours juste pour se flatter, c’est soporifique, pour lui, voyez-vous. D’ailleurs, son neurone s’était éteint le temps que Lenorian finisse par parler dans des mots qu’il comprend. Ah ! « Qui va à la chasse perd sa place ! » ! Voila, ça, j’ai pigé ! … Mais. Euh. Attends… elle se fiche de moi le cocotier, là ?!

« Ah ! J’espère que ça t’fais pas trop mal d’utiliser des mots qui rappent ta langue de prude. »


Ah, oui car, bon, ce serait bête qu’il ne nous refourgue pas une nouvelle tranche de sexisme bien dégoutant. Ça vous avait manqué ? Moi non plus. Pour lui, toutes les femmes sont soit prudes, soit hystériques. Dans les deux cas, elles sont perdantes, donc, c’est bien pratique pour s’abstenir de réfléchir sur ces choses-là et d’avoir une conscience, hein ? Enfin, pour revenir aux propos de la marchande, il continuait de la prendre de haut. S’il était plus capable de sarcasme et de second degré, il aurait congratulé la brune d’un applaudissement sarcastique. Mais il se contenta de continuer de la fixer avec son air de morue mangeuse de bébés. Enfin. Voila que l’autre lui propose un achat pour ces fichues pierres. En voyant le sourire mielleux de la commerçante, le guerrier recula avec une moue dégoûtée. Beeerk, je déteste quand elles font ça. Brrr…

« Pffff… On les connaît tes prix… Tu m’auras pas comme les autres abrutis libidineux qui regardent que ta jolie gueule et tes nénés ! »


Il lâcha un « beuaaaark ! » d’enfant dégouté qui vient de voir deux adultes se faire un baiser prude sur la bouche. Ah et on va encore une fois revenir sur le fait que le comportement de l’Ogun est infame et digne du pire des gros connards misogynes, à force, on connaît le refrain et con commence à s’en lasser.

« Surtout que mon frangin m’aurait fait une ristourne, lui, l’est bieeeen plus commerçant que toi ! »

Bon il ne va pas défendre les plus pauvres que lui, quand même, faut pas rêver. C’est juste pour la provocation. Parce que, clairement, si les simples marchands n’avaient pas de tant de taxes à payer, ils seraient bien mieux nantis. Seulement, voilà, ce n’est pas ainsi que marche cette société. Et ce n’est pas Karachi qui s’en plaindra.

« M’enfin, comme y’a bien que l’argent qui t’fais ouvrir tes oreilles, j’vais te donner mon prix. »


Il renifla d’un air inspiré et bruyamment, en contemplant une de ses bagues les plus riches, ornée d’une améthyste, justement.

« Comme j’disais, ces trucs c’est pas exactement c’qu’y z’ont trouvé d’mieux, ces derniers temps, et j’sais d’quoi j’parle. »


Pour le coup on peut pas lui donner vraiment tord, avec sa fascination franchement malsaine pour les cailloux qui brillent.

« J’t’en donne 2 coquillages nacrés pour la douzaine de pierres brutes. Et une info qui pourrait t’intéresser… Si t’acceptes mon offre. »

Ahah ! Alors, qu’est-ce que tu penses de ça ?!

Et en plus, ça se croit malin.
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Re: Tout ça pour des cailloux // Lenorian [Abandonné] Mar 22 Mai - 22:10

Tout ça pour des caillouxKara x LenoLes réactions du tristement célèbre Ogun valaient de l’or, et Lenorian ne se lassait pas de le fixer, luttant contre l’envie de pouffer en le voyant s’agiter dans tous les sens. Il roulait des yeux, rougissait, finissait par ne plus l’écouter, le tout en la considérant avec un regard qui se voulait supérieur, malgré sa petite taille. Bref, la copine parfaite à inviter à prendre à thé à l’heure du goûter pour papoter. Ses yeux semblèrent s’éclairer lorsque la marchande prononça la phrase magique, comme si la lumière se faisait enfin dans les méandres de son esprit étriqué.

— Ne vous en faites pas pour moi, j’ai l’habitude de devoir changer de vocabulaire en fonction des clients, vous savez. Et ma langue se porte très bien, merci, répondit-elle sans le laisser marcher dessus par Karachi.

Mais la jeune femme n’étais pas au bout de ses surprises. Premièrement, le véritable abruti devant elle la tutoyait et il ne lui semblait pas qu’elle lui en avait donné la permission. Elle l’observa ensuite reculer, la fixer avec un regard capable de faire détaler n’importe quelle personne sur le champ. Le reste des paroles de l’Ogun sidérèrent la marchande. Comment pouvait-on autant manquer de respect à quelqu’un en si peu de mots ? Le bruit de débout qui suit achève toute la bonne volonté de Lenorian. Pour qui il se prenait, celui-là ?

Gardant le silence – mauvais signe selon ceux qui la connaissait – elle écouta en arquant son sourcil gauche le vieil homme, qui se croyait en mesure de lui faire des leçons de commerce. Le marchand de pierre était donc son frère ? Parfait, elle avait eu raison de le plumer. Son sourire s’étira à cette idée, malgré le discours fleuri que lui servait l’insupportable nabot.

Néanmoins, lorsqu’il lui annonça son prix, la jeune femme ne put s’empêcher d’éclater de rire. Comment faire autrement ? Son air décidé et suffisant contraster avec l’imparable non-sens de ses paroles. Lenorian ne tenait plus, et son rire cristallin ne pouvait qu’insulter avec encore plus d’ardeur l’Ogun.

— Enfin voyons, mon petit monsieur, vous n’allez tout de même pas croire que je vais accepter une telle transaction, si ? elle porta sa main à sa bouche, pour mieux ricaner derrière. Vous pensez peut-être que je ne suis qu’une pauvre marchande qui agite mes chairs devant les mâles en rut pour parvenir à mes fins, mais je vous propose de découvrir à cet instant que non.

Lenorian s’avança vers Karachi, le surplombant de toute sa hauteur.

— Désolée de vous l’apprendre, mais je connais mon métier, et ces pierres sont loin d’être de la pacotille, et ne valent pas aussi peu, même si j’ai pu effectivement bénéficier des « ristournes » de votre frère. À ce prix-là je peux vous vendre l’emballage des pierres, à la rigueur.

Elle marqua une pause, et son visage se déforma en un rictus moqueur.

— C’est d’ailleurs ce que je ne comprends pas : au vu de l’intelligence familiale, j’ignore comment votre frère a pu mettre la main sur un tel trésor.

Elle s’éloigna, et replaça une mèche de cheveux, considérant à présent le petit homme avec un amusement non dissimulé :

— Et votre information ne doit certainement pas valoir autant. Au vu de tout ce que vous venez de me dire, j’en doute même très fortement.

Elle n’attendit pas ses réactions, et repris presque aussitôt :

— Maintenant, je ne compte pas rester ici à écouter vos insultes, j’ai un commerce à faire tourner, et pas de temps à perdre avec vos réclamations. Si vous souhaitez racheter vos pierres, je vous invite à passer à ma boutique.

Nouveau sourire.

— Néanmoins, il est clair que le prix sera bien différent de celui que vous me proposez là.

Elle tourna donc les talons et reparti, laissant ce gros nigaud d’Ogun méditer ses paroles. Et toc, voilà qui lui apprendrait les bonnes manières.

Mais c’était certainement se faire des illusions que d’y croire.

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