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La perfection c'est moi ! ft. Soraya Shafiq

Aiden D. Sanders
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La perfection c'est moi ! ft. Soraya Shafiq Ven 27 Avr - 19:48





Ft. Soraya
Shafiq


La perfection c’est moi !

        Depuis notre arrivée sur l’île, j’ai mis en place une routine bien à moi. J’ouvre les yeux lentement, je me répète une dizaine de fois dans la tête « Tu peux le faire Aiden, c’est toi le plus beau et le plus fort » avant de me lever, et quand j’ai terminé, je me redresse en m’étirant et en baillant le plus bruyamment possible.

       Mais la routine ne s’achève pas là. Je saute hors de mon lit, fait une dizaine de pompes par terre, pas plus sinon je risque de rougir mon teint, et je finis par prendre une douche. Je n’utilise que des produits issus de l’agriculture biologique pour ne pas agresser ma peau et mon délicat petit minois, et aussi parce qu’ils sont plus chers et que j’aime me la péter. Je me prélasse ainsi pendant une trentaine de minutes, et lorsque je sors, j’applique un baume hydratant pour le corps, une crème de jour parfumée pour le visage, et un produit nourrissant pour les cheveux.

       Et ce n’est pas tout. Je dispose également d’un petit secret me rendant irrésistible : deux fois par jour, j’applique une fine couche de poudre minérale afin de conserver mon teint de tombeur. Puis je me claque les joues avec les deux mains, devant le miroir, avant de m’exprimer, à voix haute cette fois-ci : « Bonjour Aiden, tu es bien beau aujourd’hui. Je t’aime. ».

       C’est seulement après l’accomplissement de cette routine, précise et minutieuse, que je peux me dire : aujourd’hui sera un jour parfait. Car moi, Aiden Dean Sanders, possède la ferme intention de me trouver une jolie petite minette pour me la couler douce sur cette île paradisiaque. Je ne suis pas trop chiant sur les critères que la belle se doit d’avoir : Je ne veux juste pas d’un gros thon. Politiquement incorrect pensez-vous ? Qui ira se plaindre ? Nous sommes seuls sur cette île, et la seule forme de police ici, c’est ce bon vieux Capitaine Crook. Il n’empêche que j’avais une légère impression d’avoir oublié quelque chose d’important en cette toute fin de matinée…

       Température sur l’île : 34°C. Un temps idéal pour se la péter sur la plage, en exposant mon corps d’Apollon aux rayons du soleil. Aucune femelle ne saura me résister. Et puis de toute manière, comme je l’ai déjà entendu quelque part : « C’est la résistance qui enflamme les désirs, et qui aiguise les traits de l’amour ». Enfin, trêve de bavardage ! Je choisi mon plus beau short. Le choix était compliqué, puisque tout mes shorts sont très beaux. Je choisi une belle chemise à fleur, j’enfile des tongs, un beau collier avec une fausse dent de requin, des grosses lunettes de soleil, un grand chapeau de paille et un sac ; et j’étais prêt : délicieuses femelles sur la plage, me voilà !

       Cinq minutes plus tard, je pose les pieds sur la plage et sens mes orteils s’engouffrer dans le sable chaud. Je jette un coup d’œil autour de moi : un groupe de touriste était ivre mort avec des bouteilles de bière et de rhum vides, plus loin, d’autres jouaient au beach volley, et encore un peu plus loin, j’observe une divine créature. C’était la belle Soraya. Soudain, je me frappe le front. Mais qu’est ce que je suis bête. Nous nous étions rencontrés hier, et je lui avais proposé d’aller explorer les environs. J’avais carrément oublié. J’observe ma tenue : clairement pas adéquate. C’est pas grave, je décide d’aller à sa rencontre, peut être que mon apparence décontractée la mettrait en confiance ! J’attrape au passage une bouteille vide qui trainé sur la plage et la remplie d’eau de mer : avec cette chaleur, penser à s’hydrater est important !

       Je marche dans sa direction, je finis de ranger la bouteille dans mon sac, puis j’adopte mon plus sourire à la Jim Carrey, m’approche en plastronnant, et l’aborde sur un ton enthousiaste et d’humeur à m’amuser, avec une tonalité plus grave que ma voix ordinaire :

-Salut toi. Tu ne m’as pas trop attendu j’espère ? Je suis tout à toi !

       Je ne savais pas du tout si j’étais à l’heure ou pas, faut dire que j’ai oublié ma montre chez moi, mais je n’avais qu’une seule chose en tête depuis maintenant plus de deux minutes : impressionner à tout prix la petite brune.

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Soraya Shafiq
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Re: La perfection c'est moi ! ft. Soraya Shafiq Dim 29 Avr - 21:45




La perfection c’est moi !

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Voilà maintenant quelques jours que je suis arrivée sur cette île aussi paradisiaque que mystérieuse. Paradisiaque car elle est digne des plus belles îles de cinéma. Entre Soleil frappant de ses chauds rayons, sable fin et doré. Sans oublier bien sûr la mer d’un bleu envoutant. Mystérieuse car jusqu’à l’offre de vacances, je n’en avais jamais entendu parler. Egún ? Inconnu au bataillon mon adjudant ! Ceci dit, jusqu'à présent je ne connaissais que l'Île-de-France. Cela dit, il semblerait que ce soit également le cas pour ce bon vieux google. Les quelques recherches effectuées avant de réserver ma place ne furent pas riche en information. Aussi, il aura bien fallu se contenter de la brochure de vacances et rien que les images faisaient envie !

J’ai donc craquée. Je dois bien le confesser. Forte des mon argent durement gagné à la finesse de ma rouerie, les puissants muscles de mon frère et la stupidité sans bornes de quelques pigeons. Ce choix ne fut pas sans un léger pincement au cœur : pour une fois, je n’irai pas en Iran cet Été. Tant pis, j’irai à la rentrée. Bien que ce ne fut pas tout à fait au goût de mes parents de briser les bonnes habitudes. Après quelques jours à Boston où j’ai allégrement profité de tout ce que la ville a à offrir – culture, restaurant et shopping, j’ai embarqué sur mon paquebot de croisière. Wreck de son petit nom. Il n’est pas luxueux. Loin de là. Première déception. Mais il n’est pas non plus totalement pourri. Le capitaine semble chelou – et semble d’ailleurs être le seul membre de l’équipage ? – mais pas désagréable pour autant. Advienne que pourra comme disait l’autre !

Ainsi, depuis quelques jours, mon quotidien consiste à bronzer sur la plage, me baigner et boire quelques cocktails le soir. Bien sûr, je dessine beaucoup également. Armée que je suis de ma tablette graphique. La plage est si belle qu’elle invite à imaginer quelques baignades. Plus ou moins torrides. Je prévois déjà quelques nsfw à venir. Il faut bien entretenir sa fan base ! Leur portefeuille surtout. Même en vacances. C’est ce que j’appelle lier l’utile à l’agréable ! Toutefois, pas de farniente aujourd’hui. Au programme de la journée : expédition en forêt avec l’un des gars de la croisière. Il me l’a proposé hier et j’ai accepté sans rechigner. Non pas que la perspective de me retrouver seule avec lui m’exalte – il n’est pas mon genre : trop efféminé, mais j’admets être curieuse des environs. Si bien que si personne n’avait soumis l’idée d’une expédition, j’aurais fini par le faire seule.

Ce matin, je me suis donc préparée pour cette petite aventure. Débardeur blanc et short sable. Converses à fleurs aux pieds. Lunettes Prada noires sur le bout du nez et capeline crème sur la tête. Me voilà fin prête. Pas de bijoux ou de maquillage qui seraient soit inutiles soit contraignant. Je me suis seulement badigeonné de crème solaire. Dans un sac en cuir, j’y ai mis divers choses utiles. Premier grief, il est en retard ! M’obligeant à passer le temps sur Angry Bird, Sabaton dans les oreilles. Si cela continue, ce n’est pas que des cochons que je vais défoncer… En réalité, je ne le connais pas des masses. Bien sûr, on s’est déjà croisé, mais nos conversations n’ont jamais été bien loin. Certes, j’ai remarqué ses yeux louchant mon décolleté hier, mais ce n’est pas comme s’il était le seul… C’est avec une quinzaine de minutes de retard que je le vois débarquer comme une fleur. C’est le cas de le dire ! Tout. Il a absolument toute la panoplie du bon gros beauf en vacances. De la chemise à fleurs au collier dent de requin en plaqué plastique. Le tout en marchant comme un pimp. Ri-di-cule. Heureusement pour lui, mes lunettes de soleil sont teintées. Ainsi, il ne voit pas que je lève les yeux au ciel ! Retenant de justesse un soupire. Je range mon portable dans mon sac.

Je l’observe. Je t’observe. Te jugeant silencieusement tel un chat. « Yo ! Juste quinze minutes. Normalement ce sont les filles qui se font attendre, tu sais. » J’esquisse un sourire. Pour faire passer ce pique pour une taquinerie. Mes yeux ne peuvent toutefois pas s’empêcher de rester bloquer quelques secondes sur tes pieds. Des tongs. Non mais. Des tongs ! A quel moment tu t’es dis le plus sérieusement du monde que c’était une bonne idée ? Enfin bref. Trop la flemme d’attendre que tu rentres te changer. Donc tant pis pour toi. « Bon bah… en route ! » lancé-je d’un ton enthousiaste.

Pour le meilleur ou le pire. Et étrangement, je sens que ça va être surtout pour le pire !


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Re: La perfection c'est moi ! ft. Soraya Shafiq Jeu 10 Mai - 23:24





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La perfection c’est moi !

        Quinze minutes que la belle m’attendait, moi, son prince charmant -quoi qu’elle dût l’ignorer pour l’instant- sous le soleil qui promettait d’être de plomb dans moins de deux heures. Je guette le moindre geste de sa part. Ses yeux. Mais quels yeux ! Je la surprends entrain de me dévisager. Hélas, je sais que je suis irrésistible. Les yeux rivés sur le sable, elle devait sans doute se demander comment être à la hauteur à côté de ma personne. La pauvre, je sentais l’irrépressible envie de la serrer fort dans mes bras, lui chuchotant à l’oreille : « le secret de ma peau si douce, c’est ma crème de jour parfumée à la noix de coco ».

       Soudain, je suis extirpé de mes fantasmes. La belle s’éloigne, et je tente d’emboiter le pas. Son short de sable était magnifique, et pour faire ce genre de remarque, je suis obligée d’avouer que je reluquais évidemment la créature. Elle profiterait forcément de notre isolement pour me sauter au cou et m’avouer ses sentiments ! C’est certain.

        Puis dur retour à la réalité. Je me suis mangé une branche. Ah, nous avions déjà pénétrés dans la forêt. « Félicitation Aiden, à force de mater, t’as même pas regarder devant toi, imbécile. » Heureusement, Soraya était toujours dans mon champ de vision. C’était la première fois que je mettais un pied dans la jungle. Je vous jure, c’est comme dans les films.

        Tout est vert autour de vous, des feuilles et des arbres partout. On entend des criquets, ou des grillons, ou dieu sait quoi tout autours de nous. C’est comme si j’avais une foutue fanfare sauvage jouée en live dans mon oreille. Je soupire. Il fait chaud. De temps à autre, je sursaute lorsque j’aperçois un buisson bouger. Le Capitaine ne nous avait rien dit sur la faune locale. Si ça se trouve, y’avait un tigre du Bengal … Non, un tigre étranger dans les buissons ! Et comment lui dire que je ne suis pas bon à manger, je ne sais pas parler l’étranger !

         On marchait depuis je pense une bonne heure. J’avais pris une dizaine de branche dans la figure, avait failli faire deux fois dans mon froc, et avait avalé au moins 3 moustiques en baillant. En plus, il faisait vraiment chaud. Oh, je l’ai déjà dit ? C’est parce que c’est le cas ! Non mais sérieusement, il fait au moins 45°C ! C’est pas possible, ils avaient prévu que 34°C, mais je vous jure qu’entre la marche, le soleil qui tapait, et le feuillage épais de ces arbres vraiment beaucoup trop nombreux, on se croirait dans un four. D’ailleurs, plus on avançait, plus je me demandais ce que je foutais là. Y’avait trop d’arbres, trop de nature, trop de bébêtes. Et j’aime pas les insectes. Je m’imaginais déjà acheter l’île pour y faire construire une usine de papier pour imprimer les tracts de mon futur premier spectacle en tant qu’humoriste sur la scène internationale ! Comme ça, ciao bye bye les arbres !

         Je déboutonne ma chemise à fleur, et m’essuie le front avec l’extrémité de cette dernière. Ma respiration devenait de plus en plus lourde. Il fallait que je me repose. C’était peu être l’occasion pour entamer la discussion, vu que ça faisait plus d’une heure que les échanges vocaux avaient cesser de fonctionner. Alors, je trottine pour rattraper la belle, et lui tapote gentiment l’épaule, afin qu’elle s’arrête deux minutes. Alors courbé en avant, une main sur le genou et l’autre bras se balançant dans le vide, je lui lance :

- Hé, Soraya !  

        Je me permets d’attendre quelques secondes, histoire de reprendre mon souffle. Ma tête commençait à tourner, et les quelques rayons de soleil qui parvenaient à se frayer un chemin entre les feuilles des arbres n’arrangeaient pas mon état. Ma peau avait rougi sur mes bras. En mon for intérieur, je ne peux m’empêcher de me le faire remarquer : « T’aurais dû mettre de la crème solaire Aiden, tu vas morfler Aiden, tu vas peut-être crever Aiden». Pour une raison vraiment étrange, dans ma tête, ces trois remarques étaient dites avec des voix différentes. Bon, aucune importance. Je me redresse, toujours en haletant et continue :

-  On peut s’arrêter deux minutes, s’assoir et penser ? J’ai besoin de deux minutes s’il te plaît. On ne sait pas où on va. Et il fait une chaleur monstrueuse !


        Alors oui, je sais ce que vous vous dîtes. Aiden est passé du type hyper confiant avant de partir, et maintenant, on dirait un morse en fin de vie. Je sais, merci. Mais je n’avais pas prévu deux choses. La première, c’est qu’il allait faire plus chaud dans la forêt que sur la plage, et la deuxième, que l’eau de mer ne se buvait pas. Note à moi-même : ne plus jamais recommencer. Car oui, j’ai fait l’erreur. Après avoir demandé une petite pause à Soraya, j’ai pris la bouteille et j’en ai bu la moitié à coup de grandes gorgés. Sur le coup, j’ai vomi. Classe. Donc maintenant, j’ai chaud, j’ai soif, j’ai ma bouche qui se rétracte sur elle-même, avec un goût de vomi salé dans la bouche. Bref, je pense que je suis en train de mourir.

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Re: La perfection c'est moi ! ft. Soraya Shafiq Lun 14 Mai - 16:35




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J’emboite le pas. J’admets de pas trop attendre une quelconque réaction de ta part. Nous sommes là pour explorer et non pas pour se perdre en palabres inutiles. En tête de file, j’ouvre la marche. Je prends le rôle du chef d’expédition puisque mon instinct me dit que tu en serais bien incapable. Qu’importe ! Le Soleil haut dans le ciel. Les arbres immenses à vous en donner le vertige. La chaleur. Et quelle chaleur ! Heureusement que je suis habituée à mes vacances en Iran.

Ainsi immergée dans la jungle, je me sens comme une nouvelle Lara Croft. La tresse en moins et les boobs en plus. Je marche. Je m’engouffre pas à pas dans cette terrible jungle. La machette pour couper les branches laisse place à ma tablette avec l’application boussole ouverte. Aventurière des temps modernes. Je me demande ce que cette forêt peut bien cacher. Des trésors ? Ce serait intéressant ! Quelques créatures féroces ? Ce serait embêtant. A moins que ce ne soit un autochtone de deux mètres transpirant la virilité qui m’assaille. Mince alors !

Mais alors que je songe à un remix de moi Tarzan toi Jane, la réalité se rattrape à moi lorsque je t’entends m’appeler et me tapoter l’épaule. Réalité autrement moins séduisante quand je constate l’absence du concept même de virilité sur ce torse dont la chemise est ouverte. « Ça roule. » me contenté-je de répondre dans un sourire aimable. Je m’assoie à tes côtés sur un bout de rocher. Avant de sortir à mon tour ma bouteille d’eau pour en boire une gorgée. C’est à ce moment que tu choisis tout simplement de recracher ton eau ! « Mais tu fous quoi ?! » lancé-je incrédule.

J’aurais mieux fait de me taire. Je n’étais pas psychologiquement prête à tes explications. « De l’eau de mer ? T’es sérieux ? La mer est salée, ça se boit pas ! » Je te colle ma bouteille dans les mains. A ce moment, je ne suis pas trop si je dois hurler de rire face à tant de bêtises ou me facepalm. Justement face à tant de bêtises. Et au vu de ta tournure rouge écrevisse, j’imagine que tu as oublié de prendre tes précautions. Telle Mary Poppins, je farfouille de mon sac pour te sortir un tube de crème. « Applique toi ça avant de cramer pour de bon. »

L’idée de me faire kidnapper par un autochtone sauvage se fait de plus en plus alléchante quand je te vois tenter de survivre misérablement à trois rayons de Soleil. Levant les yeux au ciel, je finis par sortir un carnet et un crayon de papier pour faire quelques croquis de la forêt. Comme j’ai le sentiment qu’il va te falloir une plombe pour te remettre. Autant s’occuper de manière productive !


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Re: La perfection c'est moi ! ft. Soraya Shafiq Ven 25 Mai - 22:28





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       Soraya était mon rayon de soleil indéniablement. Cet élan de gentillesse à mon égard me faisait monter le sang à la tête. Elle me tendait son tube de crème solaire. Si de façade, cet acte pouvait paraitre normal, sans aucune arrière pensée, pour moi, ça voulait tout dire. Elle se préoccupait de moi… Peut-être m’aime-t-elle ? Je secoue énergiquement la tête de gauche à droite. Il ne fallait pas que je lui montre mon bonheur de savoir ce qu’elle ressentait pour moi. Après tout, elle n’était qu’une femelle, une proie parmi tant d’autres.

       Dans les films que je mate souvent avec Chris, mon meilleur pote qui est resté chez lui (ou en taule, je sais pas), l’homme, dans un élan romantique, passe de la crème solaire dans le dos de la femelle, afin de lui soutirer ce qu’il souhaite vraiment, c’est-à-dire la pécho. Mais moi ce que je voulais, c’était moins que ça. Ce que je voulais ? Une journée. Rien qu’elle et moi. Comme ça, le lendemain, elle se lèvera en pensant à moi, et comme tout homme qui se respecte, je serai passé à autre chose, la laissant languir dans des désirs et des espoirs qui n’arriveront plus. C’est un truc que j’ai vu dans un film ça aussi ! Le mec, il est beau, musclé, mystérieux… comme moi en fait ! Sauf qu’en plus, je suis incroyablement intelligent. Enfin bref, passons.

       J’ouvre le tube de crème solaire. Je m’en badigeonne les mains. En voulant effectuer une nouvelle pression sur le tube, il me glisse des mains. Oups. Il s’éclate par terre à mes pieds. Je me penche pour ramasser le tube en jetant un coup d’œil en direction de Soraya. Elle doit gribouiller quelque chose sur son carnet. Mon regard se porte de nouveau sur le tube … Ou plutôt sur le nouvel habitat d’une colonie de fourmis. La poisse. J’écrase violement les fourmis avec ma claquette… Les fourmis ET le tube de crème. Et merde. Ma claquette est fichue. Heureusement que malgré toute cette poisse, je restais beau.

       Je m’approche de Soraya par son dos, avec ma claquette couinant à cause de la crème imbibée, et me perche au-dessus de son épaule afin de voir ce qu’elle peut bien dessiner ou écrire. Etait-ce un poème à mon égard, louant ma beauté et ma virilité ? Ou bien tentait-elle de reproduire ma belle bouille d’Apollon ? Mais avant que je ne puisse constater par moi-même ses talents d’écrivains ou d’artiste, un bruit provenant des buissons me fait faire volte-face. Quelque chose approchait … Etait-ce un ours ? Un tigre ? Ou pire, deux tigres ? Je n’en savais rien. Alors je recule doucement (en couinant des claquettes toujours) en chuchotant de manière tellement audible que même parler normalement aurait été plus discret :

- Hé Sora. Tu as entendu ça ? Y’a un truc dans le buisson qui bouge.

       Je déglutie. C’est pas que j’étais trouillard, mais je déteste tout ce qui peut mettre ma vie en danger (en dehors de l’alcool, la conduite en état d’ivresse, et les solos de cornemuse du Capitaine Crook). Je regarde près de l’endroit où j’étais assis il y’a encore à peine quelques secondes : le tube de crème avait disparu. Ah. Donc les fourmis ont bouffé le tube de crème solaire ? Très bien, pas de problème.

       Je commence à avoir des sueurs froides… Le bruit se rapproche, et j’étais pas tranquille. Je ne pouvais pas courir bien loin en claquettes-couinantes… Puis une idée me vient à la tête… Et si je sacrifiais la femelle pour m’en sortir vivant ? Alors que je m’apprête à tomber à genoux, pour supplier l’ogre des bois de manger Soraya plutôt que moi, qui suis fait tout de muscle, la « chose » sort des buissons.

       C’était pas un tigre non, ni un ours, et encore moins un ogre. Oh non. Loin de là.  


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Re: La perfection c'est moi ! ft. Soraya Shafiq Dim 3 Juin - 11:44




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Assise sur mon bout de rocher, je croque la nature de mes traits. Je la croque de mes traits de crayon à papier. Noircissant la page blanche de verdures. Autant d’arbres et de fleurs. Un simple croquis pour me donner quelques idées de dessin pour plus tard. Pourquoi pas y ajouter une sauvageonne fougueuse et sexy ? Cela ferait un bon artwork pour mon patreon une fois terminée. Tout en faisant plaisir à ma fan base de puceaux qui pledgent pour avoir du nsfw. Parfait donc !

Pendant ce temps, je t’entends faire je ne sais quoi. En réalité, je n’ai pas réellement envie de savoir. J’ai trop peur qu’en tournant la tête, je constate une autre de tes conneries. Pour être honnête, je te comprends pas. Enfin, j’ai bien compris que la balade en forêt était avant tout une excuse pour passer du temps avec moi. Mais je ne sais pas, si ton but c’est de m’impressionner… propose une activité qui te mettra en valeur. Je dis ça, je dis rien hein ! A moins que passer pour un boulet soit fait exprès dans le but de m’attendrir. Alors là, si c’est le cas, tu seras déçu.

Tu finis par ouvrir la bouche, brisant alors ma tranquillité et le silence. Voilà que maintenant t’entends des bruits dans les buissons. Je lève les yeux au ciel avant de me retourner pour contempler la bête qui vient nous assaillir. Rien. « Peut-être un tigre qui vient te bouffer. » lancé-je. Même si techniquement, il y a plus à manger sur moi que sur toi. Mais bon, vu la discrétion dont tu fais preuve, tu te feras sans doute croquer avant moi. Du coup, c’est moi d’aller voir ? Tu parles d’un chevalier… en pls parce qu’il a entendu le vent faire bouger trois feuilles. Pitié quoi, va t’acheter des balls !

Comme je vois bien que ça t’inquiète, je range crayon et carnet dans mon sac avant de te rejoindre. Refrénant du mieux que je peux un soupir. Je me baisse vers les feuilles. Sauf que. Oui, sauf que finalement moi aussi je finis par entendre un truc ! Ah. Bon, est-ce qu’on commence à s’inquiéter maintenant ou on attend encore un peu ? Pas le temps de se poser la question que sort alors du buisson un imposant, un sauvage, un féroce… petit singe tout mignon ! Je me redresse alors. « Fais gaffe Aiden, dès fois que la petite bête vienne manger la grosse. » lancé-je ironique. « Hey ! Pourquoi il a mon tube de crème lui ? » poursuis-je avant de te lancer un regard accusateur. Toutefois, dans sa grande gentillesse, le petit singe me rend mon tube. En te le balançant à la figure ! J’éclate de rire. Même les petits singes à peine plus hauts que ton genou te respectent pas. Jpp comme disent les jeunes.

Je dégaine ensuite mon smartphone pour tenter de prendre cette féroce bête en photo, mais elle file avant que j’en n’ai le temps. « Arf, j’aurais aimé le prendre en photo… » dis-je quelque peu déçue. Rangeant donc mon portable dans ma poche, je ramasse ensuite le tube de crème pour qu’il ne reste pas à trainer par terre. Je constate alors qu’il est vide. Je suppose que le singe c’est amusé avec… Enfin, c’est qu’un tube. Cela n’a pas d’importance. Je le fourre à son tour dans mon sac. « Bon, on reprend ou tu as ta dose de sensation forte pour la journée ? »  



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Re: La perfection c'est moi ! ft. Soraya Shafiq Sam 9 Juin - 20:08





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   Un singe.

    Une créature sauvage et féroce avait surgi du buisson, et c’était un singe. Celui-là était surement rempli de maladies, de puces et de morpions. Beurk. Cette créature tout droit descendue des enfers, envoyée par Satan lui-même, me balance soudainement le tube de crème solaire qui avait bousillé ma chaussure, quelques minutes plus tôt. Le karma… Dommage que papa ne puisse pas me l’acheter, parce que franchement, depuis le début de la sortie, j’avais vraiment pas de chance. Au moins j’avais fait rire la belle femelle à mes côtés. Finalement, j’étais surement destiné à une grande carrière dans le comique. J’imaginais déjà mon nom à la tête des affiches dans les plus grandes salles de spectacle de l’Amérique !

   Retour à la réalité. Quoi ? La belle femelle voulait prendre en photo cette abomination de la nature, rempli de poils et de puce ? Alors qu’elle me demandait de sa douce voix bercée d’œstrogènes de femelle si on poursuivait notre périple en tête à tête, je gonfle fièrement mon torse en rentrant mon ventre pour ne pas que mes légers bourrelets issus de mon ventre à bière ne dépassent du maillot, et lui réponds :

-Pas de problème, ma poule. On ira aussi loin que tu pourras.

   Alors pour une fois, j’entrepris de passer le premier. Je me demande ce que nous allions découvrir dans cette majestueuse forêt toute pleine de … d’arbres et de bêbêtes sauvages et non-vaccinées. En enjambant un tronc d’arbre vieux comme le monde, j’entends un nouveau bruit : une sorte de « Splouik » … Ou plutôt un « Spouitch ». Enfin bref : ma claquette imbibée de crème solaire couinait… Et alors que mon regard se porte sur mon pied : le choc.

   Vous savez, ce moment dans les films où le héros subi un énorme choc : genre son tonton se fait tuer par un cambrioleur car il ne souhaitait pas lui donner sa voiture, où lorsque sa belle et tendre se fait tuée par une balle, et qu’il est là, à genoux, entrain de lui ternir la main tandis qu’elle lui susurre ses dernières volontés avant de faire le grand pas dans l’Au-Delà ? C’est le moment où le héro ressent un vide, ou un flottement, hors de l’espace-temps. Et généralement, après cela, le héros se met soit à faire une dépression, soit il devient super badass … Ben voilà, c’est à peu près la même chose pour moi là. Donc reprenons.

   Je baisse les yeux sur mes pieds qui sont d’une douceur, et qui sont tellement beaux qu’Apollon serait jaloux. Et là, c’est le choc. Des centaines… Non, des milliers de petites fourmis étaient en train de remonter le long de ma délicieuse jambe musclée et fraichement épilée. L’horreur. Je pousse un cri des plus « viriles » et jette ma claquette en direction d’un buisson en sautillant sur moi-même afin de me débarrasser de ces créatures mangeuses d’Hommes… En courant une petite dizaine de mètres, je tombe sur une toute petite étendue d’eau : bien trop petite pour être un lac, non, on aurait plutôt dit un petit bassin, ou une marre. Je saute pieds joints à l’intérieur pour me laver de l’impureté importée par ces fourmis de merde.

   Après quelques petites minutes à patauger comme un demeuré dans l’eau, mon rythme cardiaque diminue. Je me calme. Mon short était trempé, comme si je m’étais pissé dessus… Oui je sais, en l’espace de quelques longues minutes, j’avais déjà perdu plus d’une fois le sens du mot virilité, honneur et fierté. Mais j’en étais sûr : avant la fin de la journée, la femelle serait à moi !


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Soraya Shafiq
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Re: La perfection c'est moi ! ft. Soraya Shafiq Sam 23 Juin - 14:42




La perfection c’est moi !

Like in endless dream
I am dancing with the beast
Faster and faster
Spinning in this twisted feast
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Ma poule. Ma. Poule. Okey, tu vas mourir. Je sais pas encore comment, mais ça va arriver. J’en suis certaine. « Je suis pas ta poule que je sache. » répliqué-je sèchement. En réalité, je ne sais même pas pourquoi je me fatigue à répondre à ce genre de connerie pour te faire redescendre sur terre alors que tu te débrouilles très bien à te ridiculiser tout seul. Non mais mec, je vois ton gras qui dépasse de ton short façon cupcake. Soupire alors que tu passes devant. J’ai l’impression que tu te rends pas compte que tu es pas crédible. Surtout avec ta claquette qui couine.

Je suis alors le mâle alpha. Ou pas. Tout en me demandant quelle connerie tu vas bien pouvoir m’inventer maintenant. Je n’ai même plus envie d’explorer la forêt. Pas avec un boulet pareil enchainé à mon pied. Et là. Le drame. Encore ! « Atten… » tion. Mais il est déjà trop tard. Pas le temps de terminer mon mot que tu marches sans retenu dans une fourmilière. Par Ahura-Mazda, qu’est-ce que j’ai bien pu faire comme vacherie pour mériter ça ? Suis-je donc punie pour avoir été une peste au lycée ? Et ma punition serait de supporter ce teubé pendant toute la croisière ? Teubé qui pense le plus sérieusement du monde avoir une chance avec moi. Je. Veux. Mourir. Maintenant.

Cela dit, il faut bien que je te reconnaissance un don : celui de me faire rire. Avec toi, chaque minute qui passe est l’occasion de rigoler un peu plus. Oh certes, pas de ton plein grès, mais c’est toujours ça de pris ! Et voilà maintenant que tu sautes à pieds joints dans une mare. Après avoir poussé un cri incroyablement viril. Si je suis une poule, pas moyen que tu sois mon coq. Même si tu le la pètes autant que cet animal. En toute franchise, je suis partagée entre rigoler et soupirer de lassitude. Sur le rebord de la mare, je croise les bras. Le visage blasé alors que je te vois t’agiter comme une fillette.

Donnez-moi un mâle. Un vrai. Un géant avec de gros muscles et une… ahem. Je m’égare. « C’est bon, t’as fini de faire trempette ? » Soupire. « Bon, viens on rentre. On est en forêt, regarde où tu mets les pieds. Suis-moi et marche dans mes pas. Sauf si tu veux rencontrer une nouvelle fourmilière. » Là-dessus, je fais demi-tour pour rentrer. Je ne saurai entendre aucune protestation. Pas après tout le spectacle que tu m’offres depuis tout-à-l’heure. Alors maintenant, je te ramène au bateau et t’as pas intérêt de moufter.



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Aiden D. Sanders
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Re: La perfection c'est moi ! ft. Soraya Shafiq Jeu 5 Juil - 17:12





Ft. Soraya
Shafiq


La perfection c’est moi !

Sa remarque était juste : elle n’était pas ma poule. Pas ENCORE ! Ahah ! Mais je le savais, j’en avais l’intime conviction : si ce n’était pas aujourd’hui, peut-être demain : mais Soraya allait être folle de moi. Comment le savais-je ? Hé bien, c’était plutôt facile à savoir : j’étais beau, que dis-je, incroyablement beau, musclé et intelligent ! La frêle petite créature qu’était Soraya avait besoin d’un mâle à ses côtés : et le mâle ici, c’est moi ! En bref, j’étais la perfection.

Mais lorsque la belle soupire en m’annonçant que nous rentions, je me suis sentis comme sur la dernière ligne droite d’une course. En plus elle avait le sens de l’humour… Mais quelle femme ! Une femme déterminée qui plus est ! Alors qu’elle tourne les talons pour rentrer en direction du bateau, une chose est sûre : je dois absolument m’accaparer son attention avant notre arrivée.

Comment faire ? Il fallait que je parle de ses centres d’intérêt … Le dessin ! Gonflant mon torse, mes deux claquettes couinant après mon passage dans la marre, je la rattrape en tapotant son épaule. Un grand sourire affiché sur mon visage, qui me faisait mal à cause de ces foutus coups de soleil, je lui demande :

-Dis, Soraya ! Tu dessines quoi habituellement ? Plutôt des paysages ? Ou des portraits ? Je peux poser pour toi si tu veux ! En plus avec cette chaleur, poser nu ne me dérangerai absolument pas…

Puis avant de lui laisser le temps de répondre, je tente de l’impressionner en racontant des anecdotes légèrement, vraiment à peine, enjolivées.

-J’ai déjà servi de modèle pour un grand artiste européen ! Des amis à mon père, qui est riche et qui vit dans une immense maison ! C’était un couple de dessinateur et sculpteur. Ils m’ont demandé de poser car, selon leurs dires : il n’avait jamais vu un jeune homme aussi bien constitué ! Du coup, j’ai dû poser pendant 5 longues heures ! Sans bouger, un truc de dingue ! Tu sais ce que je faisais pour ne pas bouger ? Je chantais ! Au début : dans ma tête, et à la fin : à voix haute ! Et là, ils étaient genre méga impressionnés, parce qu’en plus d’être beau, je chantais méga bien ! Tu veux écouter comment je chante ?

Et sans lui laisser le temps d’en placer une encore une fois, je me mets à racler ma gorge, puis, prenant une grande inspiration : je prononce d’une voix, la plus suave possible :

- My love, my love, my love, my love
You love my lady lumps,
My hump, my hump, my hump,
My humps they got you,
She's got me spending.
(Oh) Spendin' all your money on me and spending time on me.


Codage par Libella sur Graphiorum



Chris, j'ai toujours cette photo de toi sur mon téléphone... Promis je l'envoie à ta mère quand je rentre.
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Soraya Shafiq
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Re: La perfection c'est moi ! ft. Soraya Shafiq Sam 7 Juil - 11:52




La perfection c’est moi !

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Aiden, en bon soumis, me suit sans moufter. Bien. Très bien. J’ai franchement la flemme de m’énerver par cette chaleur. Te supporter étant déjà une épreuve en soi. Je m’enfonce alors dans la forêt. En sens inverse pour retourner vers le bateau. J’admets marcher assez vite. Pressée que je suis de me débarrasser du boulet que j’ai attaché à ma cheville. Au final, je n’aurai pas pu explorer correctement la forêt. Triste nouvelle, mais que cela ne tienne. J’y retournerai seule ! Au moins serai-je tranquille.  

Et voilà que tu me tapotes l’épaule. Quoi ? Je marche trop vite ? Je soupire avant de porter mon attention sur toi. Oh. Ce que je dessine ? J’écarte un sourcil, perplexe face à cette question inattendue. « Des personnages surtout. Parfois je reprends des perso de jeux, films, séries et tout. D’autres fois je fais des OCs. » Et bien souvent, je fais des versions nsfw, mais je n’en touche pas un mot. Pas envie que tu te fasses je-ne-sais-quelle-idée. Encore que, peut-être serais-tu un bon pigeon ? Je devrai peut-être te passer mon patreon. Je n’ai de toute façon pas le temps de réfléchir davantage que tu poursuis. Et… Te faire poser nu ? Wouat ze phoque ? « J’ai peur de ne pas être psychologiquement prête pour ça ! » répliqué-je, sarcastique.

Cela dit, tu ne m’écoutes même pas. Bien trop occupé que tu es à me raconter ton délire ou je-ne-sais-quoi. En réalité, à ce moment je décide de ne plus t’écouter. Aussi je me contente de ponctuer tes phrases de quelques oh ! et ah ? de temps à autre pour faire semblant que je m’intéresse à ce que tu racontes. Seules quelques brides parviennent à mes oreilles. Parents riches. Ami artiste. Pose de cinq heures. Hum, je pense que j’en ai assez entendu ! C’est alors que tu finis par me poser une question. « Hum ? Pardon, j’écoutais pas. » avoué-je le plus sereinement du monde.

Et là, quand je me dis que la situation ne pourra pas être pire. Pas après le coup du singe, de la fourmilière, de la marre et de tes putain de claquettes qui couinent – sérieux putain, c’est exaspérant ! Tu me prouves que si, tu es capable de faire bien pire encore. Sous mes yeux médusés, voilà que tu me pousses la chansonnette. Non mais sérieusement, tu dragues toujours ainsi ? C’en est trop, je suis à bout. J’éclate de rire. Je ne sais pas si c’est par nervosité ou juste à cause de ton ridicule. Les deux peut-être ! Diantre alors, voilà que j’en pleure de rire. Du bout de mon index, j’essuie quelques larmes d’hilarité. Et ne parlons pas de ce chant. « Garde ce talent en réserve pour les soirées karaoké. » Lancé-je, ironique. Such amazing ! Much wow !

Alors que mon rire se calme et que je retire la dernière larme de mes yeux. « T’es drôle toi, tu sais. Tu devrais faire un one man show. Tu l’appelleras les Dix commandements de la drague ou l’art de ne jamais pécho une gonzesse par Aiden. » Lancé-je pour me foutre de ta gueule. Quoique comme tu n’as pas l’air bien malin, j’ai bien peur que tu ne comprennes pas que je me moque de toi. Triste vie ! Heureusement pour moi, nous nous finissons par regagner la plage. « Merci pour la balade, j’ai bien ri. La prochaine fois que tu as envie de faire un tour de forêt, te sens pas obligé de me le proposer surtout. » Et je file l’air de rien.

Étrangement, j’ai une soudaine envie de chanter Libérée, délivrée… Je me demande bien pourquoi !



HRP : A toi de voir si nous finissons là-dessus ou si tu postes l'ultime rp !

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La perfection c'est moi ! ft. Soraya Shafiq
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