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Coquillages et crustacés | PV Lenorian

Awon Nilaya
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Coquillages et crustacés | PV Lenorian Lun 23 Avr - 21:57

Coquillages et crustacésLenorian & Awon Tu as perdu ton calendrier. Il est quelque part dans les méandres de ton atelier, dans un endroit inatteignable et pourtant si près. Au départ, tu croyais l’avoir fait tomber sous ton matelas, si tant est qu’on puisse faire tomber des feuilles sous un matelas posé au sol. Il n’y est pas, tu l’as déjà vérifié trois fois. Pourtant, tu as dormi avec ces derniers jours parce que tu l’avais balancé sur ton lit après avoir planifié ton emploi du temps. Cette planification, tu l’as oubliée. Tu as la majorité de tes rendez-vous en tête, mais tu es aussi certain d’en oublier. Et ça craint, parce que y’en a forcément un d’important dans le lot. Bien embêté par cet oubli passager, tu ne cesses d’y réfléchir en faisant ta routine matinale.

Boire un thé, te laver, t’habiller, ça ne fait pas revenir le calendrier. Alors, tu laisses tomber et sort de chez toi en te disant que ce n’est pas grave. Chez toi, l’atelier, c’est un peu pareil. Il y avait une pièce annexe et une salle de bain pour les besoins du boulot, et il a suffit d’y mettre un lit pour que ça devienne aussi un lieu de vie. La cuisine a toujours été dans une partie de l’atelier, un sacré avantage pour soudoyer rapidement les clients à coup de bouffe et de boisson. En rentrant, les bras chargés de bouffe, tu entreprends la chose la plus horrible qui soit mais qui est indispensable : le ménage. Au moins un minimum, même si c’est compliqué avec les outils et morceaux de cuir qui jonchent le sol.

Tu as souvent prié Iseda pour que ton atelier ne se salisse jamais, mais tes prières n’ont jamais été entendues. Résultat, tu pestes en donnant des coups de balai, tu maudis la poussière pour son existence, et tu te bats avec la serpillière pour atteindre les recoins. Quand c’est à peu près potable, tu la laisses tomber dans un coin et ne touche plus au seau pour aller travailler, seul activité qui te détende un minimum. Plus tard, tu daignes enfin toucher le seau d’eau sale pour aller le vider. C’est alors que La Catastrophe survient. Jeter de l’eau dans la rue n’a rien de compliqué, mais c’est une tout autre affaire quand il y a quelqu’un devant la porte. Que tu n’as pas vu. Et que tu asperges d’eau parfaitement dégueulasse avec un entrain un peu trop prononcé.

Tu te sens idiot d’avoir inondé le bas des fringues de cette personne et tu t’apprêtes à balancer mille excuses quand tu vois de qui il s’agit. Super. Génial. C’est Lenorian. Iseda l’a sûrement envoyé pour te compliquer la vie à ce moment précis, parce qu’elle non plus n’aime pas le ménage, ni tes prières. Tu te reprends tant bien que mal, en jetant le seau loin dans l’atelier dans ta précipitation.

« Pardon, excusez-moi, j’ai pas fait attention ! Mais ça va, c’est pas si terrible… ça se voit presque pas... »

Prends-la pour une conne aussi, la tache est voyante en plus d’être étendue. Tu n’en dis rien, et t’efface pour la laisser entrer. Tu en profites pour aller chercher un chiffon qui pourrait essuyer les dégâts, si ce n’est pas les empirer parce qu’il est peut-être plein de graisse pour le cuir. Alalah, quelle belle journée en perspective !
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Re: Coquillages et crustacés | PV Lenorian Mar 24 Avr - 23:12

Feat Awon

Dette.


Lenorian se leva du bon pied, en cette matinée aussi ensoleillée que les précédentes. Il ne lui en fallait pas beaucoup, il faut dire, pour afficher un grand sourire, pour peu que le soleil soit au rendez-vous. Comme à son habitude, des domestiques vinrent la réveiller de bonne heure, afin qu’elle puisse s’atteler en pleine forme à ses occupations matinales. Se lever tôt ne la dérangeait pas, pour peu qu’elle puisse masquer les cernes qui assombrissaient ses yeux lorsqu’elle veillait  à cause d’un problème commercial épineux. Perfectionniste jusqu’au bout, elle avait besoin de tout ordonner, et de tout achever, quitte à sacrifier des heures – voir des nuits – de sommeil.

Actuellement, elle n’avait qu’un seul problème. Irritant, quoique mineur, et portant le nom d’Awon Nilaya. Elle soupira en repensant aux papiers qu’elle avait écumés la veille, à la recherche d’une trace de paiement. Le jeune artisan était doué, trop peut-être, pour berner ses créanciers. Or Lenorian en faisait partie, et elle n’appréciait que très peu de voir son autorité défiée. S’habillant, elle chercha un moyen de forcer le jeune homme – génie dans son art malgré son jeune âge – à lui rendre ses coquillages.

La marchande y réfléchit toute la matinée, en attendant patiemment l’heure de leur rendez-vous. Dès les premières heures du jour, elle avait un emploi du temps digne des plus aux fonctionnaires du conseil de la Reine : vérification des marchandises tout juste livrées, animation de son atelier de confection, réunion avec les deux autres grands marchands au sein de la guilde commerciale, puis avec des partenaires commerciaux.

Enfin vint le moment de sa visite à l’atelier d’Awon Nilaya. Lenorian y avait pensé encore et encore, arrivant à la conclusion que seule la force ou la justice pourraient triompher de la paresse et de l’insouciance du jeune homme. Heureusement, la marchande n’était pas de nature belliqueuse, et préférait entamer les pourparlers avant de rendre son jugement, entendant parfaitement que quelqu’un de l’âge de l’artisan du cuir puisse être perdu au beau milieu des affaires. Réputé pour son art, il ne l’était guère pour sa ponctualité au moment d’honorer ses contrats, tout ce qui était extérieur au travail du cuir semblant le désintéresser au plus haut point. Bien qu’une partie d’elle l’aurait volontiers aidé, la jeune femme ne pouvait pas se permettre de se border tous les petits artisans d’Isokan d’une main maternelle – elle lui faisait déjà une fleur en acceptant de lui prêter des coquillages, au vu de sa condition de jeune artisan. Lenorian avait ses propres affaires à régler, et n’avait pas besoin d’un poids supplémentaire sur ses fines épaules.

Arrivant au détour d’une rue, la jeune femme s’arrêta pour discuter avec une connaissance, profitant de l’occasion pour se faire attendre de son artisan favori – comme toute bonne diva qui se respecte – et laissa la conversation trainer en longueur.

Lorsqu’elle arriva dans la rue où se trouvait le commerce du jeune homme, elle ne put s’empêcher d’être intriguée par l’odeur ambiante. Une odeur de propre, qui ne collait pas vraiment à l’image de la rue dans laquelle elle se trouvait, avec les stands commerciaux éparpillés le long des boutiques. Mais ce n’était pas pour lui déplaire, même si elle se doutait que cela ne risquait pas de venir de celle du travailleur de cuir. Son atelier était dans un perpétuel bazar, les outils jonchant le sol, tout  comme les bouts de cuir, comme s’il n’absentait dans un autre monde, au moment de travailler la précieuse matière.

Et pourtant, elle avait tort.

C’est ce qu’elle se dit, en plus de quelques jurons que seule sa conscience eu le loisir d’écouter. Un rictus nerveux s’étira sur son visage, alors qu’elle baissait la tête vers les étoffes dont elle était vêtue.

Consternée, elle releva la tête vers la source de cette attaque, et découvrit le jeune artisan, en plein ménage de printemps. Il venait de lancer son seau d’eau à l’autre bout de son atelier – seau qui s’explosa contre un mur avec vacarme. Mais lorsque son regard croisa celui, furibond, de Lenorian, il se confondit en excuse, une mine absolument enjouée sur le visage.

La marchande ne quittait pas son sourire des lèvres, et seuls ses yeux laissaient transparaître son mécontentement.

— Pardon ? Je crois avoir mal entendu : ça n’est pas si terrible ? elle marqua une pose, mains sur les hanches, avant d’ajouter avec sadisme : quand j’aurai ajouté ça à l’argent que vous me devez déjà, je crois que la note ne vous paraîtra pas si terrible non plus.

Elle prit les tissus dans ses mains et les essora. Ils étaient fichus, et sa si belle journée gâchée. Pourtant, elle continuait de le vouvoyer, signe qu'elle le considérait comme un associé sur le long terme, et qu'elle respectait son travail. Lâchant un soupir lourd de sens, elle se redressa pour faire face à son interlocuteur, les traits crispés.

— Vous n’aviez bien sûr pas oublié notre rendez-vous n’est-ce pas ? demanda-t-elle en plissant des yeux. Je viens récupérer mes coquillages.

Remettant en place son vêtement, un kimono compliqué, aux tissus de soie imbriqués dans un ensemble complexe, Lenorian entra dans la boutique d’Awon Nilaya sans attendre son invitation, et attendit qu’il l'y rejoigne.

Il était temps de parler affaires.


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Re: Coquillages et crustacés | PV Lenorian Mer 25 Avr - 18:24

Coquillages et crustacésLenorian & Awon Elle n’est pas enchantée, forcément, par la vue de ses tissus gâchés par ton eau sale. Si ce n’était pas dangereux pour toi, tu lui donnerais une tape dans le dos et t’en rigolerais, mais tu te doutes bien que ce genre d’attitude ne passe ABSOLUMENT PAS. Ses yeux lancent des éclairs, à peine adoucis par l’esquisse de ses lèvres, et son ton n’a rien d’avenant. Sa menace te fait grimacer, tandis que tu comprends lentement la raison de sa présence. Les lumières s’allument, et tu te mets à compter mentalement les coquillages dans ta caisse. Mouais… elle n’est peut-être pas là pour ça ! Tu l’espères fortement, en repensant à l’argent dépensé pas plus tôt qu’il y a deux heures pour de la bouffe.

Tes craintes se confirment quand, après un soupir, elle te demande si tu n’as pas oublié votre rendez-vous. Et elle précise, avec une phrase semblable à une sentence de mort dans ta tête, qu’elle vient récupérer ses coquillages. Tu exagères, bien sûr, mais tu n’étais pas prêt à ça. Tu pensais que c’était la semaine prochaine - comme si une semaine de plus suffisait. Quelle plaie d’avoir perdu ton calendrier… Soyons honnête, même en l’ayant retrouvé tu n’aurais pas été préparé. Tu aurais occupé ta journée exactement de la même manière, à la seule différence que tu n’aurais pas jeté l’eau à ses pieds. Et encore… Pourtant, tu n’es pas vraiment inquiété par la situation.

Tu la suis à l’intérieur en espérant que ton expression faciale n’a pas tout révélé, alors que tu sais pertinemment qu’un point d’interrogation s’est affiché sur ton visage. Cependant, ce désarroi passager ne reste pas longtemps. Tu le vires pour te faire une belle contenance bien assurée. Si tant est qu’on puisse être confiant avec l’un de ses créanciers dans sa boutique. Quand on a les coquillages, c’est facile, mais toi t’es même pas sûr de les avoir. Et tu as beau trouvé Lenorian sympathique, tu ne sais pas si elle le restera longtemps. Tu lui adresses un sourire avant d’aller débarrasser les canapés encombrés d’outils, de produits, et de chiffons sales , et tu lui réponds :

« Moi ? Oublier notre rendez-vous ? Jamais ! Il était bien noté juste ici. Tu tapotes ton crâne d’un doigt. Je ne vous attendais pas si tôt, en revanche… Sinon je vous aurais pas aspergé comme ça, vous vous doutez bien. »

Tu l’invites à s’asseoir d’un geste de la main sur le fauteuil le plus propre. Le fauteuil béni de propreté. Celui sur lequel tu essaies de ne rien poser pour éviter l’embarras dans ce genre de situation.

« Vous voulez boire quelque chose ? A manger, peut-être ? J’ai les excellentes pâtisserie du gars en bas de la rue. »

Pour illustrer tes mots, tu poses le plateau sur la table en disant silencieusement adieu à ton goûter, ton petit-déjeuner, tes encas de la journée… C’est le prix à payer pour ralentir l’accès au sujet principal, ta dette. Tu veux la payer, ça t’agace de devoir de l’argent, mais tu as perdu le papier où le chiffre était inscrit et t’as un peu peur du montant. D’un côté, ça veut dire que tu peux essayer de rendre un montant qui te convient (c’est beau de rêver). Sans oublier…

« Au fait… Le prix du tissu est élevé ? Non parce que, j’ai aussi bien fait de les laver, si ça vous arrange ! »

Toi, ça t’arrange beaucoup. T’as bien envie de la noyer d’information, de lui dire “eh regardez ce que j’ai fait grâce à vos thunes” et de lui balancer tes plus beaux ouvrages, mais ça attendra qu’elle s’installe confortablement. C’est important qu’elle sache exactement dans quoi elle investit, puis mieux vaut mettre en lumière les points positifs.
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Re: Coquillages et crustacés | PV Lenorian Mar 1 Mai - 8:50

Feat Awon

Dette.

Comme le bon client qu'était pour Lenorian le jeune Awon, ce dernier la suivit sans rechigner. Elle n'était pas aveugle au point de ne pas avoir remarqué la surprise soudaine de l'artisan lorsqu'elle lui avait annoncé les raisons de sa venue, mais elle préférait de loin s'imaginer qu'elle se faisait des idées, et qu'il la couvrirait bien assez tôt des coquillages qu'il lui devait. Quelle autre option avait-il, de toute manière ? La grande marchande avait une patience a toute épreuve, une qualité aussi bien qu'un défaut, puisque, forte de la richesse qu'elle avait accumulé depuis des années, elle avait tendance à laisser trainer ses remboursements, et à les réclamer presque par surprise, parfois, au grand dam de ses partenaires commerciaux.

Le jeune homme affichait à présent une mine confiante. Lenorian arqua un sourcil en le suivant des yeux, tandis qu'il la rejoignait dans son atelier : qui d'autre qu'un menteur ou un génie pouvait ainsi s'afficher devant son créancier, en bombant le torse et en redressant l'échine ? Hélas pour elle, elle n'avait que très, voire trop rarement affaire à des paiements sans retard et sans histoire. Lorsqu'elle cherchait à récupérer son dû, certains poussaient le vice jusqu'à prétexter la troisième mort de leur grand-mère, un énième problème de charrette – ces charretiers, tous des voleurs ! – ou encore se cogner une jambe contre un mur jusqu'à ce qu'une blessure soit apparente. Mais l'artisan du cuir n’avait pas l’air de faire partie de cette catégorie de personne, à cause, en grande partie, de sa sincérité.

Toisant les canapés tout juste débarrassés de ce qui les encombraient, ou du moins, en majeure partie, Lenorian tenta d'ignorer la sensation du tissu collant contre ses tibias, et le bruit peu ragoutant provoqué par le frottement des toiles trempées. Elle avait vu pire, comme humiliation, mais n'en lamentait pas moins la perte de ses précieux ouvrages. La marchanda avança vers les modestes sièges, en écoutant le jeune homme. Celui-ci prétendait ne pas avoir oublié leur rencontre, mais sa défense était bien maigre. Lenorian avait choisi d’arriver en retard à leur rendez-vous, et lui prétendait qu’elle arrivait trop tôt. Elle lâcha un long soupir et s’assit suite à l’invitation de l’artisan. Entre les coussins se trouvaient encore des bouts de cuir, mais elle ne se plaignit pas. Du moment qu’elle pouvait s’assoir.

Le commerçant s’empressa de mettre à sa disposition boisson et nourriture, très certainement pour noyer le poisson – encore un signe qu’elle n’était pas prête de récupérer son argent. La grande marchande contempla les pâtisseries qu’il déposa sur la table avec un léger sourire. Au moins, il savait se rattraper, lui. Lorsqu’elle venait dans la boutique d’Awon, elle avait rapidement l’impression d’être une voleuse de goûter. Néanmoins, lui avait le mérite d’assumer jusqu’au bout ses torts et ses manquements à ses engagements. D’autres, encore une fois, s’enfermaient dans leur boutique où partaient en pèlerinage à Oluh au moment de payer leur dette.

A la question du jeune homme, Lenorian répondit d’abord par un léger rire, qui ne présageait rien de bon.

— Elevé ? C’est un euphémisme, railla-t-elle alors que son visage affichait une moue amusée, ils doivent valoir plus que votre boutique, ce qu’elle contient, et vous à l’intérieur !

La marchande exagérait peut-être un peu, mais espérait pouvoir faire comprendre à l’artisan la valeur de ce qu’il venait tout juste de gâcher. Néanmoins, elle apprécia son geste, puisqu’il lui proposait de les laver. Elle n’attendait pas grand-chose de lui, et encore moins qu’il puisse faire disparaître les tâches sur ses vêtements, mais elle ne pensait pas que cela pourrait être pire. Et quelqu’un qui travaille le cuir devait bien être sérieux et prévenant, à ce niveau-là, non ?

Lenorian, sans aucune gêne ou pudeur, enleva donc plusieurs couche de précieux tissus, dans la boutique même. Son vêtement étant composé d’un assemblage complexe de toiles, elle se retrouvait ainsi simplement plus légèrement couverte, mais ne perdait en rien ni honneur ni dignité, ou le peu qui lui en restait. Un sourire aux lèvres, elle tendit les étoffes à Awon.

— Mais faites-donc, je vous en prie.

Son ton laissait clairement entrevoir sa satisfaction. C’était toujours un plaisir pour elle de voir les gens se plier en quatre face à ses besoins et désirs, et une marque d’autorité, selon elle. Quelque peu gênée par la soudaine légèreté de son vêtement, elle appréciait de ne plus sentir l’humidité des soieries contre ses mollets.

Se saisissant d’un gâteau – le genre de pâtisserie que l’on ne trouve que dans ce quartier d’Isokan – elle en coupa un morceau avec les mains et savoura les premières bouchées.

— Où en étions-nous, dites-moi ? demanda la grande marchande de manière purement rhétorique, avant d’ajouter, coupant court à toute tentative de réponse de la part de son interlocuteur : ah oui, mes coquillages.

Avisant le chantier qu’était l’atelier derrière le jeune homme, elle demanda en plissant les yeux :

— J’espère qu’au moins, vous avez correctement investit cette somme.

Lenorian darda un regard sévère sur l’artisan, en attendant qu’il lui parle de ses dépenses, et surtout de l’état de ses comptes comme de ses coffres. Elle n’était certes pas convaincue de récupérer aujourd’hui ses coquillages, mais ne s’avouait pas vaincue pour autant, et ne partirait pas de l’atelier avant d’avoir obtenu une réponse qui puisse au moins satisfaire sa conscience, lorsqu’elle devrait à son tour s’atteler à sa propre comptabilité.


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